Disney Consumer Products ou DCP, aussi identifié sous le nom Walt Disney Entreprises, est une filiale et l'une des quatre divisions de la société Walt Disney Company, consacrée aux « produits de consommation ». Elle gère les droits sur les produits dérivés des différentes filiales de Disney.

En plus de la marque Disney, cette division gère les catalogues de licences de Baby Einstein, des Muppets, Jetix et depuis fin 2009 de Marvel EntertainmentFiscal Year 2011 - Second Quarter. Depuis 2011, la division doit être le point de contact unique pour les distributeurs pour tous les produits de la société, films et jeux vidéo compris, précédemment gérés par les divisions dédiées..

À partir de 2016, elle se nomme Disney Consumer Products and Interactive Media car elle intègre pour des raisons financières l'ancienne division Disney Interactive Media Group.

Historique vignette|Ancien logo. La société existe depuis presque les débuts des studios Disney. D'après Dave Smith, l'histoire de ce service mandaté puis filiale débute en 1929 lorsque Walt Disney, alors à court d'argent, est accosté dans un hall d'hôtel de New York par un entrepreneur qui lui propose pour mettre Mickey Mouse sur une tablette d'écriture pour enfant Dave Smith, Disney A to Z: The Updated Official Encyclopedia, . Jimmy Johnson évoque lui un contrat pour une barre chocolatée à l'effigie d'Oswald le lapin chanceux, contrat signé par Roy Oliver Disney Jimmy Johnson, Inside the Whimsy Works, .

1929-1932 : Walt Disney Enterprises, un service de licences Le Walt Disney décide de créer quatre sociétés pour réorganiser son "empire", l'une d'elles se nomme Walt Disney Enterprises et gère les licences. De nombreuses licences ont été attribuées durant les années et plusieurs produits sont devenus des objets de collections.Sébastien Roffat, Disney et la France, .

Le , le premier strip de Mickey Mouse est publié dans la presse grâce à un contrat avec King Features Syndicate Jimmy Johnson, Inside the Whimsy Works, . En 1930, Roy Disney délègue la gestion des licences à deux agents et nomme George Borgfeldt comme représentant pour les licences aux États-Unis et cinq mois plus tard William B. Levy comme représentant à Londres. La même année, Disney signe un contrat avec la société George Borgfeldt & Co pour la confection de poupées de personnages Disney, alors sous-traitée au Japon, le premier gros contrat de Disney dans ce domaine Dave Smith, Disney A to Z: The Updated Official Encyclopedia, . La société a par la suite réalisés d'innombrables jouets en bois, en peluche et en plastique. Les jeux sont confiés aux États-Unis à Milton Bradley en 1931, contrat depuis toujours actif Dave Smith, Disney A to Z: The Updated Official Encyclopedia, . La même année, la société Hall Brothers (depuis Hallmark Cards) obtient quant à elle une licence pour des cartes de vœux Dave Smith, Disney A to Z: The Updated Official Encyclopedia, .

En 1931, Disney accorde à la société Rogers, William and Son, future International Silver, une licence pour la production de vaisselle en argent Dave Smith, Disney A to Z: The Updated Official Encyclopedia, . La société produit jusqu'en 1939 des assiettes en argent dont une en forme de tête de Mickey, des couverts, des tasses et bols.

1933-1949 : Walt Disney Enterprises, mandat à Kay Kamen Fin 1932, Walt Disney est à nouveau accosté par un entrepreneur, nommé Kay Kamen. Ce dernier lui propose « de revenus garantis par an sans dépenser un seul cent ». Devant l'impossibilité de gérer en interne la multitude de contrat liés aux produits dérivés, le travail est confié en 1933 à un agent, Kay Kamen Leonard Mosley, Disney's World - A Biography by Leonard Mosley, . Kamen propose un contrat inhabituel : il ne demande aucun pourcentage sur les redevances, mais la moitié des redevances perçues supérieures à celle de l'année précédentes et utilise cette part pour payer ses frais Jimmy Johnson, Inside the Whimsy Works, . Le contrat est non exclusif en attendant la fin des contrats avec Borgfeldt et Levy mais devient exclusif après. Kamen insiste sur le contrôle de la qualité et définit des normes qui deviendront des standards dans la profession des produits dérivés.

L'un des premiers contrats signés par Kamen est celui pour les montres -Waterbury Dave Smith, Disney A to Z: The Updated Official Encyclopedia, . Un autre contrat de 1932 est celui accordé à Schumann China Corp, une société spécialisée dans les porcelaines qu'elle faisait réalisées en Bavière, mais le contrat cessa en 1934 Dave Smith, Disney A to Z: The Updated Official Encyclopedia, .

En , le premier numéro de Mickey Mouse Magazine est publié aux États-Unis. En 1933, Disney accorde une licence à Parker Bros., un éditeur de jeux et puzzles, devenue depuis l'une des plus longues licences accordées par Disney Dave Smith, Disney A to Z: The Updated Official Encyclopedia, . Aussi en 1933, le , Ingersoll commercialise sa première montre-bracelet Mickey Mouse vendue à , prix baissé ensuite à suivie par une montre gousset à Dave Smith, Disney A to Z: The Updated Official Encyclopedia, . Différents modèles ont été produits depuis sans discontinuer bien que certaine édition de 1960 n'avait qu'un texte Mickey Mouse au lieu du personnage Dave Smith, Disney A to Z: The Updated Official Encyclopedia, . Un modèle de montre spécial Dingo a été conçu totalement à l'envers, les chiffres et le système d'horlogerie avaient un fonctionnement dans le sens inverse, modèle repris par la société Hellbros en 1972 et dont le prix passa de à plus de au début des années 1990. En , la filiale Mickey Mouse Ltd est fondée à Londres pour le marché britannique et superviser l'ensemble des marchés européens Jimmy Johnson, Inside the Whimsy Works, .

En 1934, Disney accorde une licence à Lionel Corp, une société de confection de trains miniatures alors au bord de la faillite en pleine période de la Grande Dépression et contrainte de changer ses gammes Lionel L.L.C. - Company History. Son premier modèle est un Mickey Mouse sur une draisine, vendu à . D'autres modèles ont été produits comme une draisine avec le couple Mickey-Minne éditée à la période de Noël Dave Smith, Disney A to Z: The Updated Official Encyclopedia, , Donald Duck, un train de cirque avec Mickey en conducteur et d'autres personnages dans les wagons considéré comme le plus cher au collectionneurs… Le succès des ventes liées à la licence de Disney a permis à la société de retrouver une certaine rentabilité dès 1938, et il n'est pas rare de lire que « Disney a sauvé Lionel de la banqueroute ». Une autre licence accordée en 1934, est celle à la Seiberling Latex Products Co, pour la production de personnages en plastique souple, arrêtée en 1942 Dave Smith, Disney A to Z: The Updated Official Encyclopedia, . En , la filiale Mickey Mouse SA est fondée à Paris pour le marché français. Le , le premier exemplaire du Journal de Mickey est publié en France.

En 1935, le studio débute l'attribution de licences pour les produits dérivés de Donald Duck Steven Watts, The Magic Kingdom, . En 15 ans plusieurs centaines de produits sont commercialisés, des poupées, des livres, du savon, des jeux, des brosses à dents, un train miniature de Lionel, une montre Ingersoll et diverses nourritures comme des céréales, du popcorn et un jus d'orange.

En 1936, Disney accorde à la société Louis Marx and Co une licence pour des jouets mécaniques, principalement vendus sous la marque LindMar, licence exploitée jusqu'en 1961 puis reprise en 1968 Dave Smith, Disney A to Z: The Updated Official Encyclopedia, . L'une des séries nommée Disneykins exploitée elle de 1961 à 1973 The Disneykins Story consistait en plus de 100 petits personnages Disney. Le , le premier numéro du magazine Mickey Mouse Weekly est publié au Royaume-Uni et vendu à .

En 1938, Walt Disney Entreprises devient une filiale de Walt Disney Productions (future Walt Disney Company) Dave Smith, Disney A to Z: The Updated Official Encyclopedia, . En mai 1938, Disney crée une filiale en Italie, Walt Disney Italia afin de gérer des licences de publication. Depuis, de nombreuses branches ont ouvert partout dans le monde pour des milliers de produits. Le , Disney signe un contrat avec le courtier en art, Gurthie Couvoisier pour vendre des cellulos.

En 1940, Disney accorde une licence à Vernon Kilns, entreprise de céramique qui réalise jusqu'en 1942 des figurines d'après les sujets issues de trois films : Fantasia (1940) dont un coffret de 36 pièces, Dumbo (1941) et Baby Weems, personnage du Dragon récalcitrant (1941) Dave Smith, Disney A to Z: The Updated Official Encyclopedia, . C'est au début des années 1940 que les produits dérivés Disney atteignent la barre des 100 millions d'USD de revenus par an Valerie Lawson, Mary Poppins, She Wrote, avec 75 fabricants aux États-Unis, 45 au Royaume-Uni, 20 au Canada, 6 en France et 6 en Espagne et au Portugal Steven Watts, The Magic Kingdom, J. P. Telotte, Disney TV, Introduction .

En 1943, Disney accorde une licence à Shaw, Evan K Ceramics, aussi nommée American Pottery, qui a produit jusqu'en 1955 de nombreux objets de collection dont les prix augmentent beaucoup avec la présence d'une contremarque dorée Dave Smith, Disney A to Z: The Updated Official Encyclopedia, .

En 1944, Disney accorde une licence à Leeds China Co., entreprise de céramique basée à Chicago, pour réaliser des objets en porcelaine et argile Dave Smith, Disney A to Z: The Updated Official Encyclopedia, . La licence a été arrêtée en 1954 mais a vu la production de vases, pots et jarres dont des boites à cookie en forme de personnage se faisant face avec des attitudes opposées.

En 1946, à leur démobilisations, Oliver Bradshaw Johnston, comptable du studio depuis 1934 et Jimmy Johnson, devenu son assistant, prennent en charge la gestion financières des licences à l'international et Johnson devient l'interlocuteur privilégié de Kay Kamen Jimmy Johnson, Inside the Whimsy Works, . L'une des premières tâches de Jimmy Johnson a été de renégocier l'assurance du studio sur la perte de négatifs de films avec le risque de devoir tourner à nouveau des scènes, assurance gérée par Kamen mais finalement reprise en interne et signée par Automobile Mutual Insurance Jimmy Johnson, Inside the Whimsy Works, .

En 1947, la société Gund Manufactring se voir accorder une licence pour confectionner des poupées des personnages Disney, dont l'une des caractéristiques principale pour la plupart d'entre elles est un visage en plastique moulé Dave Smith, Disney A to Z: The Updated Official Encyclopedia, . La licence a duré jusqu'en 1971 mais deux séries de reproductions des premières poupées Mickey et Minnie ont été éditées en 1992 en 1993 pour des rassemblements de collectionneurs.

1949-1980 : Walt Disney Enterprises, service interne Mais c'est surtout en 1949, avec la mort de Kay Kamen dans un accident d'avion, l'ancien agent de Disney gérant les licences des produits dérivés, que Walt décide de créer une division en interne Dave Smith & Steven Clack, Walt Disney : 100 ans de magie, , sous la responsabilité de Oliver B. Johnston assisté de Jimmy Johnson Jimmy Johnson, Inside the Whimsy Works, . Depuis cette entité a énormément grossi et s'est subdivisée en plusieurs sociétés dont Disney Licensing (apparues dans les années 1980) et Disney Publishing, pour les productions liées à la presse. Le terme de Disney Enterprises existe toujours et désigne que le copyright est détenu par la société Disney.