Le corps franc Pommiès (CFP) est un corps franc pyrénéen fondé le , par André Pommiès, alias "Murat" ou "Le Bordelais". Il opère dans toute la région Sud-Ouest sous le parrainage de l'ORA proposé le , une offre de subordination territoriale acceptée par André Pommiès. D'un point de vue opérationnel, le corps franc Pommiès relève directement du BCRA de Londres à partir de , avec lequel André Pommiès est en liaison directe par radioLettre du 2 novembre 1969 du général Pommiès, Bordeaux, Archives du Centre national Jean Moulin, .Dominique Lormier, Le Livre d'or de la Résistance dans le Sud-Ouest, Éditions Sud-Ouest, 2011 .. En 1944, les effectifs du CFP s'élèvent à près de répartis sur tout le territoire du Sud-Ouest de la France.

Présentation André Pommiès avait le grade de capitaine à l'État-Major de la 17e Région à Toulouse lorsqu'il fonde le CFP. Ce corps franc est majoritairement constitué de volontaires originaires du Sud-Ouest de la France, dont quelques militaires d’active ou de réserve, mais aussi de quelques jeunes volontaires italiens et espagnols.

Organisation initiale thumb|Panneaux signalant l'entrée dans les Hautes-Pyrénées, le passage de l'Adour et l'action du corps franc Pommiès . En ., le CFP est commandé depuis Toulouse par André Pommiès , ayant avec lui au sein de l'État-Major le capitaine du Temple de Rougemont, d'Aligny, Philippe Ginestet. Au sein du Poste de Commandement (P.C.), le lieutenant Scheider est chargé du service de renseignement et Edmond Ernst, dit "Jacques", ancien du 23e R.I., du centre de liaison.

Il comprend trois sous-groupements, à l'état embryonnaire : Sud-Ouest (Landes, Hautes et Basses-Pyrénées) sous les ordres du capitaine Balade. Sud-Est (Haute-Garonne, Ariège) sous les ordres du capitaine Du Barry ; Gers, sous les ordres du capitaine de Neuchèze ; Un sous-groupement Nord (Lot, Tarn-et-Garonne, Lot-et-Garonne) est créé en mars 1943, sous les ordres du Colonel Jean De Milleret dit « Marnac ».

Organisation au mois de décembre 1943 Fin 1943, le Corps franc Pommiès s'articule en six groupements.:

Sud-Ouest (Hautes-Pyrénées, Basses-Pyrénées, Landes) : Capitaine Bénony dit "Niort" ; Sud-Est (Ariège, sud Haute-Garonne, Sud-est Hautes-Pyrénées) : Capitaine De Rougemont, puis Lieutenant Miler. Nord-Ouest (Lot-et-Garonne, sud Gironde) : Capitaine Ernst Désiré Nord-Est (Lot et nord Tarn-et-Garonne) : Colonel De Milleret remplacé en janvier 1944 par le capitaine Cramaussel François dit « Emile-Henri », dit « Courtaud ». Est : Chef d'escadron De Clerk Jean (Nord Haute-Garonne, sud Tarn-et-Garonne, Aude). Gers : Lieutenant Magne

Organisation au printemps 1944 Le 18 avril 1944, le groupement du Gers est rattaché au groupement Est. Deux nouveaux groupements sont créés pour alléger le groupement Sud-Ouest :

Centre (est Hautes-Pyrénées, sud Gers) : Marcel Céroni. Ouest (est Landes, ouest Gers) : De Milleret.

Organisation à la veille du 6 juin 1944 Sous les ordres du "Chef" André Pommiès.

l'État-major :

Chef d'État-Major : Ginestet. Inspecteurs : de Rougemont, Le Magny et Ginestet, Section de destruction : Bernard Amiot Section de sécurité : B... Section de renseignements militaires : Scheider ; Groupe technique : Hubert de La Lance dit "Hugues" ; Section Radio et parachutage : Wateville (Radio) et Carreras (Parachutage) ; Etat-Major territorial : Bermont de Vaulx.

Les groupements et leurs bataillons :

Sud-Ouest (ouest Hautes-Pyrénées, Basses-Pyrénées,) : Bénony Bataillon Maupeou Bataillon Carrère Sud-Est (Ariège, sud Haute-Garonne, sud-est Hautes-Pyrénées) : Miler. Bataillon Maratier 4 compagnies indépendantes Bataillon de l'Ariège

Nord-Ouest (Lot-et-Garonne, nord-est Gers, est-Gironde) : Ernst Désiré Bataillon Célerier Gave Bataillon Ribourt Nord-Est (Lot et nord Tarn-et-Garonne) : Cramaussel François. 1er Bataillon Vignaudon (Robert), dit "Claude" (secteur sud-Lot, Tarn-et-Garonne) 2e Bataillon Wursteisen (Charles), dit "Charles" dit "Dupont" (secteur nord-Lot) Est (nord Haute-Garonne, est Gers, sud Tarn-et-Garonne) : De Clerk. Bataillon Voisin, dit "Vérité". Bataillon Reboul Bataillon Unbekandt, dit "Georges". Centre (nord-est Hautes-Pyrénées, sud Gers) : Céroni Bataillon Céroni Ouest (est Landes, ouest Gers) : De Milleret Bataillon De Milleret, dit "Marnac".

Le total de ces unités, y compris l'État Major, s'élève environ à 6000 cadres et chasseurs et 3000 hommes de réserve.

Chronologie thumb|Le 17 juin 2000, à Molay, hommage rendu à Jean Valnet, membre des corps francs Pommiès Du au , c'est la clandestinité et le maquis. Le harcèlement va jusqu'à la chasse à la Gestapo et à ses séides. La région toulousaine est transformée, de bonne heure, en no-man's land pour les unités de répression nazies. Des actions marquantes sont menées jusqu'à la lutte à visage découvert.

Le : sabotage de l'usine Hispano-Suiza de Soues dans les Hautes-Pyrénées avec des membres de la des FTP MOI, communistes qui ont commencé le combat dès 1941, et de l'AS., sous le commandement du lieutenant Francis Pottier devenu général de brigade par la suite. Le , le commandement français de Londres donne l'ordre de passer à l'insurrection générale ; les quelque du CFP déclenchent une guérilla contre l’armée allemande ; l’insurrection générale est lancée sous l’autorité du colonel Ravanel, commandant de Libération-Sud pour le sud-ouest, qui sera dès la victoire écarté par le gouvernement provisoire par crainte de l'installation d'un gouvernement communiste. Jusqu'à , se déroulent les combats pour la Libération. De à : Libération d'Autun, bataille des Vosges et d'Alsace. Le , après le regroupement dans la région de Saulxures, Cornimont, le corps franc Pommiès cesse de vivre comme unité FFI pour devenir le d’infanterie, ancien régiment de Bayonne et à ce titre continuer son épopée jusqu'en Allemagne.. Le , franchissement du Rhin, à Spire, puis marche sur Stuttgart. Le , le s'empare de la ville stratégique d'Eppingen. Du 14 au , Bataille de Stuttgart.. Le , les Américains relèvent le régiment qui quitte Stuttgart. Le est le premier régiment français à occuper Berlin et le il défile avec les Alliés pour le premier anniversaire de la paix retrouvée.

Les corps franc Pommiès Le bataillon d'Agen thumb|Château de Laclotte, PC provisoire de la compagnie Streiff au lendemain du débarquement. Le corps franc Pommiès disposait d'un bataillon à Agen confié à Michel Ribourt« Organisation du CFP sur Agen », 7juin44.fr, consulté le ., alias Riche, par Désiré Ernst alias « Marion Blanc », chef du groupement Nord-Ouest.

Ce bataillon comprenait trois compagnies, dont celle d'Alfred Streiff« La compagnie STREIFF », 7juin44.fr, consulté le . alias Fred, réfugié lorrain né à Morhange, pour la partie sud-est d'Agen.

La compagnie Streiff La compagnie Streiff sera confrontée à des événements dramatiques le lendemain du débarquement au château de Laclotte, sur la commune de Castelculier, puis à Saint-Pierre-de-Clairac. Elle comprenait trois sections, chacune ayant pour nom celui de leur chef local.

Les sections Guichard et Mazeau Plusieurs noms de résistants sont cités dans les dossiers des archives départementales de Lot-et-Garonne, parmi lesquels les lorrains Félix Barbier, Paul Denis, André Fougerousse, Paul Esch, Charles Fenot et son frère Hubert, le corse Blasi, l'agenais Mazeau, l'alsacien Charles Goerig.

La section Mainguet Maurice Mainguet est le chef local de ce groupe. Originaire de Paris, il vivait à Saint-Pierre-de-Clairac. Son adjoint, Marcel Juteau, est un réfugié de la Mayenne.

Bibliographie Alain Beyneix, Les combats d'Astaffort du 13 juin 1944, Éditions Atlantica, Biarritz, 2011, 64 p. Marcel Céroni, Le Corps franc Pommiès. Tome I : La Clandestinité, Éditions du Grand Rond, 1980. Tome II : La Lutte ouverte, Éditions du Grand Rond, 1980. Dominique Lormier, Le Livre d'or de la Résistance dans le Sud-Ouest, Éditions Sud-Ouest, 2011 . Jacques Brissaud, Crimes de guerre en Agenais, Agen, édition Imprimerie Moderne, 1949 ; Librairie Quesseveur, 1997 . .

Notes et références Notes

Références

Voir aussi

Articles connexes Bureau central de renseignements et d'action (BCRA). Roger Vandenberghe

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