André Pommiès, né le à Bordeaux et mort le à Arbus (Pyrénées-Atlantiques), est un militaire et résistant français. Après l'invasion de la zone sud en , il forme clandestinement un Corps franc pyrénéen (CFP), appelé par la suite le Corps Franc Pommiès.
Biographie
Jean Baptiste André Pommiès naît le à Bordeaux de Joseph Jacques Albert Pommiès, typographe, et de Marie Louise Castillon, giletière.
Il passe deux années à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, il est nommé sous-lieutenant au d'infanterie de ligne, en 1926. Diplômé d'état-major de l'École supérieure de guerre dix ans plus tard, il devient capitaine et se rend à Prague, où il est élève à l'École supérieure de Guerre Tchécoslovaque.
André Pommiès se marie le à Bordeaux avec Marie Simonne Iriberry (1906-1996).
En 1938, il dirige à Lyon le « Bureau de centralisation des Renseignements » de la région militaire, au sein duquel il crée un centre important de contre-espionnage sous les ordres du lieutenant-colonel Schlesser. Le , il rejoint ce dernier à Paris, ce qui lui permet par la suite de mettre à l'abri d'importantes archives.
Le , après l'armistice, ses services sont dans le Sud-Ouest, d'abord au Bureau subdivisionnaire de Tarbes puis à celui de Pau.
Le , André Pommiès est capitaine de la Compagnie du régiment d'infanterzie à Pau, au sein de l'Armée d'armistice.
Le , le colonel d'Anselme lui confie la « mobilisation secrète » de l'armée dans les Landes, les Basses-Pyrénées, l'arrondissement de Mirande et les Hautes-Pyrénées et le , il remplace le chef d'escadron Chanson comme officier de la « mobilisation secrète » de la militaire. Son nom de résistant est « Le Bordelais ».
Le , à la suite de l'invasion de la zone libre par les armées allemande et italienne, l'armée d'armistice est dissoute. Promu commandant peu avant, André Pommiès garde, dans une vie désormais apparemment civile, tous ses contacts militaires.
Dans le cadre de l'Organisation de résistance de l'Armée (ORA), il peut ainsi constituer clandestinement le Corps Franc « P ». L'organisation est dissoute le à Berlin, où André Pommiès défile victorieusement à la tête de ses hommes du CFP 49 RI.
De 1946 à 1956, il commande l'École des troupes aéroportées de Pau, puis le Régiment de Cuirassiers. Il suit les cours de l'Institut des hautes études de la défense nationale en tant qu'auditeur. Puis il assume divers commandements dont celui de la subdivision de Pau.
De 1956 à 1958, il reçoit la responsabilité du secteur de Tiaret, en Algérie française. Il est adjoint au général commandant la division blindée en Allemagne, puis est promu général de brigade.
À sa demande, il quitte l'armée quelque temps après et s'installe à Pau avec sa famille. Il meurt à Arbus le .
Distinctions
(décret du 24 avril 1946)
Bibliographie
Liens externes
Notes et références
Catégorie:Naissance en juin 1904 Catégorie:Naissance à Bordeaux Catégorie:Décès dans les Pyrénées-Atlantiques dans les années 1970 Catégorie:Décès en septembre 1972 Catégorie:Décès à 68 ans Catégorie:Militaire français de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Résistant français Catégorie:Élève de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr Catégorie:Organisation de résistance de l'Armée Catégorie:Titulaire de la médaille de la Résistance française avec rosette Catégorie:Général français du XXe siècle