La Fédération latino-américaine d’associations de familles de détenus-disparus (FEDEFAM) est une organisation non gouvernementale apolitique intégrant des associations de divers pays venant en aide aux familles de victimes de disparition forcée en Amérique Latine et aux Caraïbes. Elle a été fondée en .
Histoire La Fedefam est créée en , mais l'idée remonte à . alt=Un homme barbu, attablé dans un bar, lève la main droite.|vignette|Patrick Rice (1945-2010) ancien prêtre catholique et défenseur des droits de l'homme. Dans le contexte des disparitions forcées en Amérique latine durant la guerre froide, des femmes des divers pays ont commencé à réaliser qu'elles avaient des choses en commun à travers la recherche de leurs proches disparus. L'idée d'une association d'Amérique latine est née en 1979 quand deux ONGs de droits humains du Venezuela et du Costa Rica ont organisé une rencontre au Costa Rica. C'est durant cette rencontre qu'est née la FEDEFAM. La première présidente Lidia Galletti était membre des Mères de la Place de mai. Une autre personne clef fut qui ouvrit un bureau à Caracas. En , la fédération couvre d'Amérique latine : l'Argentine, le Brésil, la Bolivie, la Colombie, le Chili, l'Équateur, le Salvador, le Guatemala, le Honduras, le Mexique, le Nicaragua, le Paraguay, le Pérou et l'Uruguay.
Bien que de nombreux membres de cette organisation soit des femmes, ce n'est pas une organisation féministe. Sa devise est la suivante :
Actions menées La FEDEFAM a aidé à internationaliser la question de la disparition forcée en agissant comme une plateforme centrale pour les familles des disparus qu'elles encouragent à faire appel à l'ONU. En est ainsi crée le Groupe de travail sur les disparitions forcées dont l'objectif était de soutenir le travail d'investigation sur les disparitions forcées.
Elle demande à la fois de connaître toute la vérité sur le sort des disparus et l'absence d'impunité pour les responsables des disparitions forcées. En Argentine, elle s'est ainsi opposée au décret de grâce 1002/89 du gouvernement Menem du , qui amnistie la plupart des militaires et civils poursuivis pour atteinte aux droits de l'homme au nom de la réconciliation nationale. Elle a également joué un rôle de leader, aux côtés de l'ONG Human Rights Watch et de la Commission International de Juristes, pour l'adoption par l'’Organisation des États Américains de la Convention Internationale sur la disparition forcée de personnes du . Opposée à toute forme d'amnistie, la FEDEFAM a combattu des dispositions défendues, à l'ONU, par les représentants de l'Algérie, de l'Afrique du Sud et des États-Unis, qui étaient favorables à un compromis lors des travaux préparatoires de la Convention internationale de 2006 et proposaient de faire adopter la disposition suivante :
La FEDEFAM, de même que la plupart des représentants d'Amérique latine et les ONG défendant les droits de l'homme, ont rejeté cette formulation qu'elles jugeaient trop conciliante, à l'égard des auteurs de disparitions forcées .
Cette ONG fait la promotion de commémorations de la semaine internationale des disparus.
Reconnaissance et influence La FEDEFAM détient un statut consultatif en catégorie II devant le Conseil Économique et Social des Nations unies, lequel est octroyé aux ONG qui se concentrent sur .
L'ONG a servi de modèle en Asie, au moment de la création de la fondation de la , organisation faîtière fondée en à Manille.
Références
Voir aussi
Articles connexes Disparition forcée , Chili Mères de la place de Mai, Argentine Grand-mères de la place de Mai, Argentine Comadres, Salvador Daoiz Uriarte, Uruguay
Liens externes Entretien de Mario Ayala avec Judith Galarza Campos, secrétaire exécutive de Fedefam, pour la revue de la Maîtrise d'Histoire et Mémoire (UNLP, 2011).
Bibliographie
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