Pierre Braun, né le dans le et mort pour la France à Metz dans le département de la Moselle le , est un historien de la Lorraine du . Son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts au combat pendant la Première Guerre mondiale.
Biographie Pierre Léon Braun, né le au no 171 de la rue de Grenelle à Paris est le fils de Charles Braun (1849-1913), employé au Ministère des Postes et Télégraphes et de Mélanie Valentine Spire (née en 1853).
Issu d'une famille lorraine, il est d'abord scolarisé au lycée Michelet à Vanves puis au lycée de Nancy à partir de 1890 lorsque sa famille revient s'y installer définitivement. Brillant élève, il reçoit le accessit d'histoire au concours général en 1898. Il passe une licence ès lettres à Nancy et prépare en même temps le concours d'entrée à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr. Sa licence obtenue en 1899, il abandonne ses ambitions militaires, et ayant obtenu une bourse nationale de mérite, il entre au lycée Louis-le-Grand à Paris pour préparer le concours d'entrée à l'École normale supérieure où il est reçu en 1902.
Avant de commencer sa formation, il doit effectuer une année de service militaire au régiment d'infanterie, à Nancy, d'où il sort avec le grade de caporal. Il reprend ses études à l'École normale supérieure en 1903 et en sort diplômé et agrégé d'histoire en 1906. Sa thèse de fin d'études sur La Lorraine pendant le gouvernement de La Ferté-Senectère (1643-1661) est couronnée par le prix Dupeux de l'Académie de Stanislas en 1907 et publiée par la Société d'archéologie lorraine. vignette|Pierre Braun, Le Cri de Nancy, 1909 La même année, il est nommé lieutenant de réserve et professeur d'histoire et de géographie au lycée Henri Poincaré de Nancy où il prépare à son tour les candidats à Saint-Cyr. En parallèle, il travaille à sa thèse de doctorat sur la Révolution de 1848 en Lorraine dont des fragments sont publiés dans les Annales de l'Est et le bulletin de la Société archéologique de Lorraine. Il collabore à de nombreux périodiques traitant de l'Alsace et de la Lorraine comme Les Marches de l'Est, dont il est rédacteur en chef, Le Messager d'Alsace Lorraine, les Cahiers alsaciens, les Questions diplomatiques et coloniales, Le Pays lorrain et écrit la rubrique « Lettre d'Alsace-Lorraine » pour L'Énergie française.
Il épouse Joséphine Jeanne Geneviève Charier (1890-) le à Toul. Il est rappelé lors de la mobilisation comme lieutenant de réserve au régiment d'infanterie, quelques semaines avant la naissance de leur premier enfant. Blessé par balle à la cuisse au cours d'une reconnaissance dans la forêt de Grémecey le , il est évacué vers l'hôpital de Nancy. Rentré du dépôt, il est affecté au commandement de la compagnie le , participe aux combats dans la région d'Ypres en Belgique et obtient une citation à l'ordre de l'armée : « le , au combat de Saint-Éloi, quoique se trouvant dans des conditions difficiles, n'a pas hésité à s'élancer avec sa compagnie au secours d'une unité voisine, la sauvant ainsi d'une destruction certaine. S'est fait remarquer sans cesse par son esprit d'endurance, de devoir et de décision ».
Nommé capitaine en , il est à Neuville-Saint-Vaast lorsque la première nappe de gaz asphyxiants arrive sur les lignes françaises non-équipées de masques en . Particulièrement touché, il est affecté à l'état-major du régiment à Réchésy dans les services de renseignements de Pierre Bucher et y rédige chaque jour des notes sur l'état de l'opinion allemande jusqu'à la fin de la guerre, ce qui lui vaut d'être décoré Chevalier de la Légion d'honneur en .
Après l'armistice, il est affecté au Haut-commissariat d'Alsace et de Lorraine au sein duquel il dirige et rédige en grande partie jusqu'en le Bulletin de presse. Démobilisé en , il est nommé professeur d'histoire au lycée de Metz. Il est admis comme membre titulaire de la Société d'histoire de la Lorraine et du Musée lorrain en , membre correspondant de l'Académie de Stanislas en 1917 et devient membre de l'Académie nationale de Metz en 1919.
Il consacre alors toutes ses forces à faire revivre l'idée française et la patrie lorraine auprès de ses élèves et du public messin au travers de conférences sur l'histoire diplomatique de l'Europe après 1870.
Le mal qui le ronge depuis son exposition aux gaz toxiques le rend aphone et incapable de parler en public : il doit cesser d'enseigner à partir d'. Ne pouvant plus parler, il continue à écrire et à collaborer à diverses revues régionales, notamment Le Pays lorrain qui publie sa Chronique du pays messin, jusqu'à sa mort le .
Œuvres principales La Lorraine pendant le gouvernement de La Ferté-Senectère (1643-1661), thèse de fin d'études, 1906 L'Évolution de l'Alsace-Lorraine (1871-1910), 1910
Distinctions , arrêté du . La citation qui accompagne sa distinction dans l'ordre la Légion d'honneur précise que : « Après avoir brillamment commandé une compagnie aux armées, rend dans les délicates fonctions qui lui sont confiées des services exceptionnels ». , arrêté du
, 13 Septembre 1920
Hommages Le nom de Pierre Braun est inscrit au Panthéon dans la liste des 560 écrivains morts pour la France. Son nom figure sur une plaque commémorative posée en 1924 sur une arcature du lycée Fabert à Metz.
Bibliographie
Références
Liens externes
Catégorie:Écrivain mort pour la France Catégorie:Personne citée au Panthéon de Paris Catégorie:Écrivain français du XXe siècle Catégorie:Élève de l'École normale supérieure Catégorie:Agrégé d'histoire Catégorie:Élève du lycée Henri-Poincaré Catégorie:Élève du lycée Louis-le-Grand Catégorie:Élève du lycée Michelet (Vanves) Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur décoré en 1917 Catégorie:Membre de l'Académie de Stanislas Catégorie:Militaire mort au combat lors de la Première Guerre mondiale Catégorie:Naissance en avril 1881 Catégorie:Naissance dans le 7e arrondissement de Paris Catégorie:Décès en mars 1922 Catégorie:Décès à Metz Catégorie:Décès à 40 ans