Hélène Aigner puis Marre, née à Paris le et morte à Paris le , est une peintre, aquarelliste, graveuse, lithographe et illustratrice française. Elle développe une œuvre essentiellement de fleurs et de portraits, en constante évolution, dans une grande puissance de couleurs.
Biographie Famille et formation initiale Hélène Marie Madeleine Aigner naît en 1891 à Paris de Marie Josèphine Ménard et Charles Jean Aigner, carrossierÉtat civil de Paris, arrondissement, naissances 1891, acte (vue 2/12) en ligne (avec mentions marginales des mariages et du décès).. Elle est l'aînée de trois enfants. Son grand-père maternel, architecte, lui fait découvrir le pouvoir du dessin. À huit ans elle gagne un concours de coloriage du journal Le NoëlLe Noël du 8 mars 1900 sur Gallica.. gauche|vignette|Portrait d'Hélène Aigner (archives famille de l'artiste). D'abord élève de Madame de Mazière, de Marthe Bougleux, de Mathilde Delattre et d'Édouard Cuyer., Hélène Aigner envoie des pastels et des aquarelles au salon de l'Union des femmes peintres et sculpteurs de 1910 à 1914, où on retrouve déjà son attrait pour les portraits, les fleurs, et les couleurs.Pierre Sanchez, préface de Ch. Beauvalot, Dictionnaire de l'Union des femmes peintres et sculpteurs : répertoire des artistes et liste de leurs œuvres : 1882-1965, Échelle de Jacob, Dijon, 2010.. Elle obtient en 1912 le prix de dessin des cours subventionnés de la Ville de ParisParis-midi du 25 juin 1912 sur Gallica. et est admise la même année au Salon des artistes français avec son aquarelle Impressions de voyage. Elle réside alors 20 rue de Villejust à Paris.
Elle se fiance peu après la déclaration de guerre en avec Robert "Hugues" Le Roux, fils de l'écrivain Hugues Le Roux, licencié es sciences, sous-lieutenant, qui sera grièvement blessé le à Lironville et décédera le à l'hôpital militaire Gama de ToulLe Figaro du 8 août 1914 sur Gallica...
La rencontre des modernistes Après guerre, elle est élève de Paul Sérusier, Maurice Denis et André Lhote, et encouragée par des amis peintres modernistes, dont Robert Lotiron. et Robert Delaunay (qui réaliseront tous deux son portraitL'Express du Midi du 19 novembre 1935 sur Gallica.), elle expose à nouveau en 1922, au Salon d'Automne en particulier, puis dans de nombreuses galeries d'artLa Vie latine du décembre 1926 sur Gallica.. Remarquée dès 1926Excelsior du 8 novembre 1926 sur Gallica. au Salon d'Automne, elle en devient SociétaireCatalogue du salon d'automne 1946 sur Gallica.. Elle se forme à la gravure sur bois avec Démétrios Galanis, et sur cuivre avec Józef Hecht, puis aborde la lithographie. gauche|vignette|Robert Delaunay, Portrait d'Hélène Marre, 1923 (collection particulière). Elle épouse à Paris en 1920 le décorateur d'intérieur Robert Marre, qui meurt en 1933 à GenèveLe Matin du 9 juillet 1933 sur Gallica.. En 1930, elle fait partie du jury de peinture du Salon d'AutomneSalon d'automne, catalogue 1930 sur Gallica.. Elle est membre des Femmes Artistes Modernes en 1931Camille Philippon, Louis Vauxcelles et les femmes artistes, Étude des archives d’un critique d’art du début du , Mémoire de recherche en histoire de l'art appliquée aux collections, sous la direction de Pascale Cugy & François-René Martin, Paris, Juin 2022, École du Louvre.. Elle reçoit en 1937 une médaille d'or pour sa composition de Le vin, l'amour et le tabac, exécutée pour le Pavillon du Centre Rural à l'Exposition internationaleLa construction moderne du 21 novembre 1937, à lire en ligne (avec reproduction de l'œuvre).Œuvre en dépôt depuis 1938 à AgroParisTech, Centre de Grignon (Thiverval-Grignon).. Lors de son exposition de 1937 à Marseille, avec Lily Rossignol, la critique rapporte .. Son exposition particulière de 1938 à la Galerie Charpentier revêt une grande ampleur. De 1944 à 1953, elle expose à nouveau à l'Union des femmes peintres et sculpteurs, où elle avait débuté dans les années 1910.
Elle illustre de nombreux ouvrages… D'Amour, de Jacques Feschotte aux éditions Montaigne, frontispice (La muse française du 10 juillet 1925 sur Gallica).Catalogue de l'exposition Manuel Bruker au musée de Bordeaux, à lire en ligne.... Elle compte pour élève Pierre Laprade..
Elle réalise les portraits de Gérard Bauër, Marie Bell, Raymond Escholier, Léon-Paul Fargue, Claude Farrère, Jean LaunoisCatalogue du Salon d'automne 1945 sur Gallica., René Leriche, Robert Lotiron, Marie Noël, Mac Orlan, Yvonne Printemps, Jules Romains, Jean Rostand, Georges SpanellyCatalogue du Salon d'automne 1949 sur Gallica., etc.
Elle devient présidente, juste avant la Seconde Guerre mondiale, et au moins jusqu'en 1952L'Écho du Soir du 26 mars 1952 sur Gallica., du Comité de Paris de l'Union féminine artistique internationale.. Elle épouse en le journaliste et critique d'art Georges Raoul Brunon, dit Brunon-GuardiaGeorges Brunon, d'abord secrétaire d'Abel Hermant, puis secrétaire général de la revue Beaux-Arts, est mobilisé en 1940. N'admettant pas l'armistice, malade, il gagne Alger.. Le couple gagne Alger après l'armistice de 1940. Il sera un temps bloqué à Tunis en 1942, où il préparait la première exposition d'Hélène à la nouvelle galerie Sélection le , soit la veille du débarquement alliéLes œuvres d'Hélène Marre sont citées au Salon d'Automne de 1943, ce qui n'implique pas que l'artiste y était présente.. Brunon-Guardia décède du typhus en 1943Marcel Sauvage, Deux amis s'en vont, TAM du 22 mai 1943 sur Gallica. (Hélène Marre exposera son portrait en 1944Le Figaro du 6 octobre 1944 sur Gallica.). Elle sera associée à l'École d'Alger.Dictionnaire Bénézit, OxforArt online (qui donne une date de décès erronée)..
Elle est nommée chevalier de la Légion d'honneur le ..
Jean Cumenge fait son portrait en 1953Catalogue du Salon des Artistes Occitans, Toulouse 1953 sur Gallica.. Elle obtient une mention au Grand prix de la Ville de Paris pour les Beaux-Arts en 1954 pour son aquarelle Paysage parisienBulletin municipal officiel de la ville de Paris du janvier 1954 sur Gallica.. En 1961, elle réunit autour d'elle des artistes femmes, dont Denise Ferrier, au Salon International de Vichy..
Elle meurt en 1968 à Paris à l'âge de et est inhumée au cimetière de Passy.
Une vente aux enchères de de ses œuvres est organisée le à l'Hôtel Drouot..
Œuvre D'abord remarquée pour ses peintures de fleurs, Hélène Marre s'oriente ensuite vers les portraits d'actrices de théâtre et peint également des paysages. La critique relève la constante évolution et la diversification de son œuvre, parallèlement à l'enrichissement de sa gamme technique ; une fois l'aquarelle la peinture à l'huile pleinement possédées, elle aborde la gravure sur bois et sur cuivre, puis la lithographie monochrome et enfin en couleur.
Dans ses scènes d'intérieurs, Marianne du 26 octobre 1938 sur Gallica.. Elle possède un style puissant, une palette bien équilibrée et on lui doit des portraits très vigoureux, où elle restitue ici les volumes moins par les ombres et les modelés que par une attention à la forme brute, bien affirmée dans l'espace. . Paul Sentenac la qualifie de « coloriste racée »Cette semaine du 28 décembre 1949 sur Gallica.. En 1946, une critique d'art compare son tableau du Sacré-Cœur à un « faux Utrillo »La Française du février 1946 sur Gallica.. Sa peinture de fleurs reste toujours fort appréciée : Tunisie-France du décembre 1951 sur Gallica..
L'artiste est .
Expositions Salon de l'Union des femmes peintres et sculpteurs
Salon des artistes français 1912 : Impressions de voyage (aquarelle). vignette|Couverture du catalogue du Salon d'automne 1922.
Salon d'Automne
Salon des Indépendants
Galeries
Salon des Tuileries
Expositions de la Société des femmes artistes modernes
Expositions de La Jeune Gravure contemporaine 1934 à Strasbourg.. 1936 à ÉpinalL'Express de l'Est et des Vosges du 26 mai 1936 sur Gallica.. 1936, Studio Da Silva, MarseilleArtistica du 7 janvier 1936 sur Gallica.. 1938 à la Galerie de la Gazette des beaux-artsGazette des beaux-arts du juillet 1938 sur Gallica.. 1939 à Nancy : Portrait de quartier-maître.. 1946 à la Galerie Le Garrec.
Autres expositions
Expositions rétrospectives Musée des Beaux-Arts de Bordeaux, 2003, dans l'exposition L'École d'Alger. Galerie des Beaux-Arts de Bordeaux, 2005, exposition Nulla dies sine linea, Pas un jour sans une ligne, de Manuel Bruker (Portrait de Hélène Marre, livre illustré par plusieurs lithographies originales de l'artiste). Exposition "Museum ON/OFF", Musée national d'art moderne / Centre de création industrielle, Paris, 2016 : Fanfreluches.
Œuvres dans les collections publiques Château-musée de Boulogne-sur-Mer : nature morte, 1927.. Musée d'Art moderne de Céret : paysage urbain, Prats de Mollo, huile sur toile, 1925Base Joconde, Ministère de la culture, en ligne.. Musée d'art moderne de Collioure : Parisienne 4/30, estampe, eau forte, , don de Jean Peské.. Musée national d'art moderne, Paris : Fanfreluches, huile sur toile 73 x 92 cm, achat par l'État en 1950.. Musée de Poitiers : Profil de Launois, burin sur cuivreMusées de France du novembre 1950 sur Gallica.. Musée des Beaux-Arts Denys-Puech de Rodez : Bouquet de coucous jaunes, huile sur toile, 1952. Musée de l'Annonciade de Saint-Tropez. Musée d'Art de Toulon : Allégorie du vin, huile sur toile, 1939. Hôtel de préfecture d'Indre-et-Loire à Tours : Le bar de madame Ernest, huile sur toile, , ...
Notes et références Notes
Références
Annexes Bibliographie Louis Vauxcelles, « Avant-propos », in Exposition des œuvres de Hélène Marre, Paris, Galerie Charles-Auguste Girard ( – ), 1927.
. . . Jean-Eugène Bersier, La gravure : les procédés, l'histoire ( éd.), présentation d'André Chastel, Paris, Berger-Levrault, 1984. . . .
Liens externes
. .
Catégorie:Peintre française du XXe siècle Catégorie:Graveuse française du XXe siècle Catégorie:Lithographe français du XXe siècle Catégorie:Illustratrice française du XXe siècle Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur décoré en 1951 Catégorie:Naissance en juin 1891 Catégorie:Naissance dans le 16e arrondissement de Paris Catégorie:Décès en mars 1968 Catégorie:Décès dans le 9e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 76 ans