Jean-Pierre Sartin, né le à Besançon et mort dans la même ville le , est un militaire et résistant français, Compagnon de la Libération.
Biographie
Jeunesse et engagement
Fils de maçon et benjamin d'une fratrie de dix enfants, Jean-Pierre Sartin naît le à Besançon, dans le Doubs. Après sa scolarité, il décide de s'engager dans l'armée en 1936 et suit les cours de l'école d'application des chars de combat à Versailles de 1937 à 1938. Promu aspirant à sa sortie de l'école en puis sous-lieutenant en octobre suivant, il est entretemps mobilisé et affecté au commandement d'une section du bataillon de chars de combat.
Seconde Guerre mondiale
En , il quitte les chars pour passer un brevet d'observateur en avion à Dinard. Son unité devant se replier face à l'avancée des troupes allemandes, il se retrouve à Pau où en juin il entend l'annonce du maréchal Pétain d'une demande d'armistice. Refusant cette idée, il s'enfuit vers Saint-Jean-de-Luz où il embarque en direction de l'Angleterre. Débarqué à Plymouth le , il s'engage immédiatement dans les forces françaises libres et, après une période de formation et d'entraînement, est promu lieutenant le .
Affecté à la compagnie autonome de chars de combat, il prend part à l'expédition de Dakar en , puis à la campagne du Gabon en octobre et novembre suivants. En , il est muté à la demi-brigade de Légion étrangère ( DBLE) et participe avec elle à la campagne de Syrie au cours de laquelle il est blessé, le , à Djailet Artouz près de Damas. Après sa convalesence, il retrouve la BDLE en en Libye pendant la guerre du désert. Chef d'un peloton de canons, il participe à la bataille de Bir Hakeim en mai et et s'y distingue par l'intensité et la précision de ses tirs qui permettent la destruction de trois chars, quatre camions, deux canons et de nombreux soldats ennemis. Le de la même année, au cours de la seconde bataille d'El Alamein, il est blessé une seconde fois par l'explosion d'une mine. Après avoir pris part à la campagne de Tunisie, il est promu capitaine puis participe à la campagne d'Italie à l'été 1944 et subi une troisième blessure, trois ans jour pour jour après la première. Après le débarquement de Provence en et les combats de libération de la France jusqu'en octobre, il est affecté comme chef d'état-major du régiment d'infanterie ( RI) du colonel Bablon, unité subordonnée à la division d'infanterie du général Billotte. Après avoir participé à la bataille d'Alsace dans les secteurs de Moosch et la vallée de Munster, Jean-Pierre Sertin et son régiment sont déplacées à Thouars où ils gèrent l'intégration des FFI dans l'armée régulière. Ils y restent jusqu'à la fin de la guerre.
Après-Guerre
Toujours au sein du RI, Jean-Pierre Sartin participe à l'occupation de l'Allemagne de 1945 à 1950, avec un bref séjour en Grèce en tant qu'observateur de l'ONU pour les élections de 1946. Retrouvant l'Afrique à l'issue de son séjour en Allemagne, il est officier des affaires sahariennes de 1950 à 1957 avant de prendre le commandement du bataillon du régiment de tirailleurs marocains en 1958 puis du bataillon du régiment d'infanterie pendant la guerre d'Algérie. De retour en France, il devient officier d'état-major de la région militaire ) Lyon de 1960 jusqu'à son départ de l'armée en 1961. Dans le civil, il fait carrière dans le secteur du bâtiment et prend sa retraite en 1972.
Jean-Pierre Sartin meurt le dans sa ville natale de Besançon. Incinéré, ses cendres sont dispersées dans le jardin du souvenir du Cimetière de Saint-Claude.
Décorations
Officier de la Légion d'HonneurCompagnon de la LibérationPar décret du 9 septembre 1942Croix de guerre 1939-1945Croix de la Valeur militaireMédaille des blessés de guerreChevalier de l'Ordre du Mérite agricoleMédaille colonialeAvec agrafes "Libye", "Bir Hakeim 1942"et "Tunisie 42-43"Médaille commémorativefrançaise de la guerre 1939-1945Avec agrafes "Afrique","Italie", "France", "Libération" et "Allemagne"Médaille commémorativedes services volontaires dans la France libreMédaille commémorative de lacampagne d'ItalieMédaille commémorative des opérationsde sécurité et de maintien de l'ordreAvec agrafe "Algérie"Commandeur du Nichan el AnouarBulletin officiel des décorations, médailles et récompenses n°1 du 12 janvier 1958 page 7
Références
Voir aussi
Bibliographie
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Articles connexes
Ordre de la Libération Libération de la France
Liens externes
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