Dans la nuit du 6 au , l'Inde mène une série de frappes de missiles contre plusieurs cibles situées au Pakistan et au Cachemire sous administration pakistanaise, dans le cadre de l’opération Sindoor (en hindi : ). Selon les autorités indiennes, ces frappes visent des infrastructures liées à des groupes armés accusés d’être responsables de l’attentat de Pahalgam survenu le .
En réponse, le Pakistan engage une série de représailles militaires, dont notamment le lancement, le , de l’opération Bunyan-ul-Marsoos (en ourdou : , en français : « opération Mur de plomb »), une campagne de frappes ciblant plusieurs villes et installations stratégiques indiennes.
Cette séquence d’événements provoque une escalade majeure des tensions entre les deux puissances nucléaires, dans le contexte plus large du conflit du Cachemire.
Contexte
Le conflit du Cachemire, qui dure depuis 1947, alimente de multiples guerres et escarmouches entre l’Inde et le Pakistan au sujet de la région contestée.. Le , une attaque terroriste perpétrée par des militants près de Pahalgam, dans le Cachemire administré par l’Inde, a tué 28 civils, pour la plupart des touristes hindous. L'attaque a été revendiquée par le Front de résistance, une émanation de l’organisation militante Lashkar-e-Toiba, qui est soutenue par le Pakistan bien que le groupe ait par la suite nié toute responsabilité et déclaré qu’il avait été piraté.
Forces en présences
Déroulement
Début de l'opération
Le , vers IST (heure de New Delhi), l'Inde a lancé une série de frappes aériennes et de missiles contre des sites situés au Pakistan et dans le Cachemire sous administration pakistanaise.. L’opération, baptisée opération Sindoor, a été présentée par les autorités indiennes comme une riposte à l'attentat survenu le à Pahalgam, dans le Jammu-et-Cachemire, qui avait causé la mort de . L’attaque avait été revendiquée par un groupe inconnu appelé Front de résistance du Cachemire, que l’Inde considère comme une façade des groupes islamistes Jaish-e-Mohammed et Lashkar-e-Taiba.
Cibles visées et groupes concernés Selon le ministère indien de la Défense, neuf sites ont été ciblés : Bahawalpur, Muridke, Muzaffarabad, Kotli, , Chak Amru, Bagh, Sialkot et . L'Inde affirme que ces lieux étaient utilisés par des groupes islamistes pour le recrutement, l'entraînement et la planification d’attentats contre le territoire indien..
Détails des frappes Les frappes ont été menées par des avions de chasse de type Dassault Rafale, MiG-29 et Su-30MKI, équipés de missiles de croisière SCALP-EG et de bombes guidées de type et .
Une mosquée à Bahawalpur a été gravement endommagée, causant la mort de treize civils dont deux enfants de trois ans, selon les autorités pakistanaises. Une autre mosquée à Muridke a également été touchée. Le Pakistan affirme qu’il s’agissait d'infrastructures civiles, tandis que l'Inde soutient que ces lieux étaient utilisés à des fins terroristes..
Le gouvernement de Narendra Modi s'est félicité pour cette opération et a minimisé les pertes civiles occasionnées, défendant des actions mesurées, non escalatoires, proportionnées et responsables. Plusieurs médias indiens ont été contraints de supprimer les informations relatives aux crashs des appareils de leurs sites Web sous la pression du gouvernement.
Riposte pakistanaise et tirs d'artillerie En réponse aux frappes indiennes, l'armée pakistanaise a lancé des tirs d'artillerie sur plusieurs positions militaires indiennes situées dans le Jammu-et-Cachemire sous contrôle indien, notamment dans la région de Poonch, et visant les bases militaires et les infrastructures logistiques indiennes.. Ces frappes ont fait plusieurs victimes parmi les civils et les militaires indiens..
Une officier de l’armée indienne affirme également lors d’un briefing que le Pakistan a ciblé 36 endroits avec 300 à 400 drones fourni par la Turquie.
Intensification des frappes Le , les tensions entre l'Inde et le Pakistan ont connu une nette intensification. L'armée pakistanaise a lancé plusieurs attaques à l’aide de drones armés et de tirs d’artillerie le long de la frontière occidentale de l’Inde, ciblant notamment des zones dans les régions du Jammu-et-Cachemire, du Pendjab et du Rajasthan. Selon l’agence Reuters, les frappes ont visé des infrastructures militaires et civiles, provoquant plusieurs explosions dans des zones habitées, notamment à Amritsar.
Dans la nuit du au , l'Inde a lancé des missiles balistiques contre plusieurs installations militaires au Pakistan, notamment la base aérienne de Nur Khan, située à proximité d'Islamabad. Ces frappes ont également visé les bases de Murid et Rafiqui, selon le porte-parole de l'armée pakistanaise, le lieutenant-général Ahmad Sharif. Le Pakistan a qualifié ces attaques de « provocation du plus haut niveau » et a affirmé que la majorité des missiles avaient été interceptés.
Immédiatement après les frappes indiennes, le Pakistan a lancé une opération militaire de riposte, baptisée opération Bunyan-ul-Marsoos (en ourdou : , en français : « opération Mur de plomb »). Le nom de l'opération est une référence au verset 4 de la sourate 61 (As-Saff) du Coran. L'armée pakistanaise affirme avoir mené plusieurs frappes contre des installations militaires indiennes. Parmi les cibles visées figurent une installation de stockage de missiles BrahMos, un système de défense antiaérienne S-400 situé à la base aérienne de Pathankot, ainsi que les bases aériennes de Jalandhar, Udhampur, Gujarat et Bathinda A.F.S. ; des installations militaires au Rajasthan..
Retour d'expérience
L'opération Sindoor a donné lieu, dans les mois suivant le cessez-le-feu du , à de nombreuses analyses militaires indépendantes, constituant un corpus de retour d'expérience (RETEX) parmi les plus riches sur un conflit entre États dotés de l'arme nucléaire depuis la guerre du Kippour de 1973.
Bilan général
L'opération se déroule en deux phases distinctes aux résultats opposés. La nuit du au , l'Indian Air Force (IAF) frappe neuf infrastructures terroristes liées au Jaish-e-Mohammed, au Lashkar-e-Taïba et au Hizbul Mujahideen, à l'aide de missiles de croisière tirés depuis l'espace aérien indien. Lors de la phase d'alerte aérienne qui s'ensuit, l'armée de l'air pakistanaise (PAF) remporte un succès tactique initial significatif en abattant plusieurs appareils indiens, dont les épaves sont retrouvées en territoire indien, jusqu'à en deçà de la frontière.
À partir du , l'Inde engage une campagne intensive de suppression et de destruction des défenses aériennes pakistanaises (SEAD/DEAD), détruisant plusieurs bases aériennes, des radars de veille et au moins une batterie HQ-9. Le DGMO pakistanais demande un cessez-le-feu le à (heure indienne), après que la PAF a perdu sa capacité à conduire des opérations offensives..
L'ensemble du conflit dure , faisant de lui le plus long engagement armé entre les deux États depuis la guerre de Kargil de 1999.
Pertes aériennes et débat OSINT
Pertes indiennes
L'analyse la plus complète des pertes de l'IAF est établie par recoupement de preuves OSINT (images satellites, débris photographiés, témoignages de témoins oculaires). Elle conclut à la destruction d'au moins deux appareils :
un Dassault Rafale F3R, dont la perte a été officiellement confirmée par le chef d'état-major de l'armée de l'air française, le général Jérôme Bellanger, et par le PDG de Dassault Aviation, Éric Trappier ; un Mikoyan MiG-29UPG ou un Soukhoï Su-30MKI, non identifié formellement — le siège éjectable K-36DM retrouvé sur le sol est commun aux deux appareils.
Le Pakistan avait initialement revendiqué cinq à six appareils abattus, dont trois Rafale. Cette affirmation est réfutée par les analyses indépendantes.
Une épave est présentée à Wuyan comme celle d'un Rafale, portait en fait des marquages « RPL » () avec une date de fabrication de décembre 1984, soit deux ans avant le premier vol du Rafale (4 juillet 1986) ; il s'agissait donc d'un réservoir externe de Mirage 2000 largué en vol..
Le fait que toutes les épaves aient été retrouvées en territoire indien démontre que les avions de l'IAF n'ont à aucun moment pénétré l'espace aérien pakistanais.
Le missile PL-15E : révélation tactique
Les appareils pakistanais engagés dans les duels BVR du appartenaient vraisemblablement au type J-10CE, équipé d'un radar AESA grande ouverture. Les missiles employés étaient des PL-15E (version export), dont des débris — y compris des composants du radar AESA de guidage terminal — ont été récupérés en territoire indien. Les reconstitutions de trajectoire indiquent que les tirs ont été effectués à des distances comprises entre et , dépassant de 30 à 55 km la portée maximale de la version export officiellement estimée à .
Il s'agit de la première utilisation au combat confirmée du PL-15E. Des missile presque intacts sont récupérés et considérés comme un renseignement technique majeur pour les services occidentaux, notamment la CIA et la DRM française. Leur analyse permettra de mettre à jour les bibliothèques des systèmes de guerre électronique (système SPECTRA du rafale par exemple).
Évaluation des systèmes d'armes
Systèmes indiens
BrahMos Le missile de croisière supersonique BrahMos a joué un rôle décisif dans les frappes des et contre les bases aériennes pakistanaises. Sa vitesse supersonique (Mach 2,8 à 3) a rendu son interception très difficile pour les systèmes HQ-9 pakistanais. Son principal inconvénient identifié est son coût unitaire d'environ 5 millions de dollars, jugé élevé pour une utilisation à grande échelle.
SCALP-EG Employé dans sa version export (portée réduite à ), le SCALP-EG est utilisé pour la première fois au combat par l'IAF lors des frappes profondes sur les bases aériennes pakistanaises.
AASM (Armement Air-Sol Modulaire) Les bombes guidées AASM à portée de 15 à ont été employées lors des frappes initiales sur les camps terroristes, avec des confirmations de neutralisation des cibles par imagerie satellite.
S-400 Triumf Le système S-400 a engagé des cibles à des distances proches de sa portée maximale (~), signalant aux forces pakistanaises que l'ensemble de leur espace aérien occidental était sous surveillance et couverture indiennes.
Système intégré de défense aérienne (IACCS/Akashteer) L'Integrated Air Command and Control System (IACCS) de l'IAF, interfacé avec le système Akashteer de l'armée de terre, a permis d'absorber en temps réel une vague de plus de 600 drones pakistanais simultanés sur le front occidental indien, dont la quasi-totalité a été détruite.
Canons antiaériens L-70 et ZU-23-2 Modernisés avec des systèmes optiques nocturnes et des munitions à fusée de proximité (airburst), ces canons ont détruit plus de la moitié des drones pakistanais à un coût unitaire très inférieur à celui des missiles sol-air.
Munitions rôdeuses Harop, Harpy et Les drones Harop et Harpy ont été les vecteurs principaux de la campagne SEAD indienne. L'emploi du drone polonais Warmate constitue la première utilisation au combat de munitions rôdeuses par l'IAF ; plusieurs unités ont été récupérées par le Pakistan.
Systèmes pakistanais
J-10CE Le chasseur J‑10CE, équipé d’un radar AESA et de moteurs WS‑10B, est l’appareil à l’origine des victoires BVR du 7 mai..
PL-15 (variante export PL-15E) Première utilisation au combat confirmée. La portée effective mise en évidence lors de l'engagement () dépasse substantiellement les estimations antérieures pour la version export. Les composants AESA récupérés représentent un gain de renseignement technique considérable pour les puissances occidentales.
JF-17 Son radar AESA de plus petite ouverture (portée de détection de 100 à ) est incapable d'exploiter la portée maximale du PL-15E, impliquant que les kills BVR du ont nécessité le relais de données de l'AWACS Saab 2000 Erieye ou l'emploi de J-10CE.
Saab 2000 Erieye