Canala (Xârâcùù dans la langue éponyme) est une commune de Nouvelle-Calédonie située sur la côte Est de la Grande Terre en Province Nord, entre Thio ( au sud-est) et Kouaoua ( au nord-ouest), et à de Nouméa.

La commune fait partie de l'aire coutumière Xaracuu. La langue régionale kanake y est le nââ Xârâcùù. Le nââ Xârâgurè est parlée dans la région de Nakéty.

Géographie Localisation

Les communes limitrophes sont : côte est : Kouaoua, Thio ; côte ouest : La Foa, Sarraméa.

Géologie et relief vignette|Cascade de Ciu.|gauche

Hydrographie

Climat

gauche|vignette|Paysage de Canala.

Paysages

Milieux naturels et biodiversité

Urbanisme

Typologie

Occupation des sols

Morphologie urbaine

Lieux-dits, hameaux et écart

Logement

Planification de l'aménagement

Projets d'aménagement

Voies de communication et transports vignette|Pont Gelima.

Routes

Si l’on vient de Thio, il faut emprunter la route à horaires (qui fonctionne en sens unique alterné de à ), sinueuse et escarpée, par le col de Petchécara.

Le chemin traverse les vallées de la Dothio et de la Pehanno. Par temps clair, on aperçoit les Iles Loyauté.

Si l’on se rend à Canala par La Foa, la route du col d’Amieu circule quant à elle dans les deux sens.

Transports en commun La commune est desservie par le réseau interurbain de Nouvelle-Calédonie (Raï).

Transport fluviaux

Sud : repères, RP10 Thio - Canala RPN3

commune de Thio (Cöö) village de Thio, vallée, rive droite, Saint-Paul (Chau), Saint-Michel (Bwé Kényi), Saint-Pierre (Pwimuru), Saint-Maurice, pic Ningua, réserve botanique de la forêt de Saille, RP4, transversale, col de Nessirah, vers le col de Bouloupari, la côte ouest, Nouméa, pont sur la Thio, vallée, rive gauche, RM4, CR 11, CR 6 : vallée de la Fanama, Ouindo (Wiô), trou d'eau chaude, Vieille fonderie de Côô (Thio), Le Plateau, mine (visite écoresponsable), musée, circuit historique, RM3, Ouroué (Urué), ancienne fonderie, plage, CR 14, Route à horaire, unique en Grande -Terre, vallée de la Dothio panorama, Pic de l'Enclume, Col de Pétchécara (Petchekara),

commune de Canala Koumendi, Tenda, Ného, Ouassé (Téê) (pétroglyphes, tumulus), baie de Nakéty, vallée de la Nakéty, église, baie, plage, wharf, cascade de Ciu, tombe d'Éloi Machoro, îlot Nani, baie de Pain, presqu'île Bogota, plateau de Bogota, Ouassé (plage de sable noir), lac bleu ou lac noir, pétroglyphes, Gélima, chemin balisé de Haut-Gélima, Parahoui, vers Kuiné, Mia, plateau de Mia, tarodières irriguées, Canala, baie, aérodrome... commune de Kouaoua (Kaa Wi Paa)

Nord : repères, RPN 3 entre Canala et Kouaoua

commune de Thio (Cöö) (Province Sud) commune de Canala Nakéty, baie de Nakéty, Ouassé Canala, baie, cap Dumoulin, cap Bégat (nord), Nigou, Méhoué, Nonhoué, Boakaine, vallée de la Négropo, Mérénémé, vallée de la Crouen, ancienne station thermale, sources d'eau chaude sulfureuse, vers Nanon, Kénérou, Haouli (Xêwîrî), Emma (Amââ), Bouérou, pont sur la Négropo, vers Koh, route secondaire, vallée, bifurcation vers Canala et La Foa, par le col d'Amieu, cascade de Koh, commune de Kouaoua (Kaa Wi Paa) vallée de Kouaoua, Méa-Mébara, mine, tapis roulant / serpentine, Wabe, Konoé-Chaboué, Kouaoua (Kaa wi Paa), baie de Kouaoua, port minéralier, Wénéé, Kua (Wa), baie de Kua, commune de Houaïlou (Waa Wi Luu)

Énergie

Risques naturels et technologiques

Risques naturels

Risque particulier vignette|Vue depuis la cascade de Ciu.

Qualité de l'environnement

Toponymie

Histoire

Époque précoloniale

Premiers contacts et colonisation au Le , Tardy de Montravel reçoit la soumission (ou l'acceptation forcée) du chef de Kanala, Aliki Kai.

Dès , lors de son inspection, le gouverneur Eugène du Bouzet apprécie le site, le port, le mouillage, l'abri côtier, la situation des cultures, l'eau douce en quantité, la population. Il envisage d'y créer un établissement militaire français. Le chef de Kanala, Kay, ou Aliki Kai, ou Apupia, reconnaît la domination française, mais reste sous l'influence des santaliers. Sa tribu dispose d'un millier de fusils (dont 300 fournis par l'auxiliaire Oliver), qui lui ont permis de soumettre Nakety, Kouaoua, et diverses tribus de l'intérieur.

Canala a d'abord été nommée NapoléonvilleVoyage à la Nouvelle-Calédonie, par Jules Garnier. Montravel, séduit par cette localité au potentiel de développement économique important, voulait en faire la capitale de la Nouvelle-Calédonie.

Les mines d'antimoine de Nakety sont découvertes dans la région en 1876 et exploitées dès 1879 mais à plus grande échelle seulement en 1882.

Lors de la grande révolte kanak de 1878, le lieutenant-de-vaisseau Senan parvient à rallier le chef Gélima, le chef politique Kaké (fils de Aliki-Kai) et son chef de guerre Nondo. La participation des Canaliens a été essentielle pour la résolution militaire du conflit. Dès le premier combat, Nondo est blessé, et un petit-fils de Gélima, Iriwa, est tué. Mais tous les membres des tribus ne sont pas de l'avis de leurs chefs, cette traîtrise, et pensent aux dépouilles des blancs.

Au début des années 1980, Canala, alors redoutable fief indépendantiste, a pris une part importante pendant les événements menés par Éloi Machoro.

Au , Canala est une commune liée à l’activité du nickel aux sites de Nakéty, Boakaine.

Politique et administration

Administration

Politique

Élections municipales

Autres élections

Élections provinciales

Accord de Nouméa

Référendums sur l'indépendance

Finances communales

Jumelages

Équipements et services publics

Eau et déchets

Espaces publics vignette|Salle polyvalente de Canala.

Enseignement

Culture

Santé

Postes et télécommunications

Justice, sécurité, secours et défense

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1956. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee, mais la loi relative à la démocratie de proximité du a, dans ses articles consacrés au recensement de la population, instauré des recensements de la population tous les cinq ans en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française, à Mayotte et dans les îles Wallis-et-Futuna, ce qui n’était pas le cas auparavantTitre de la loi -276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité. Ce recensement se fait en liaison avec l'Institut de la statistique et des études économiques (), institut de la statistique de la Nouvelle-Calédonie. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004, publié au JORF du ., les précédents recensements ont eu lieu en 1996, 1989, 1983, 1976, 1969, 1963 et 1956Canala et Kouaoua étaient réunies jusqu'en avril 1995, date où Kouaoua est érigée en commune autonome. Le recensement de 1989 a été recalculé pour prendre en compte cette séparation..

En 2019, la commune comptait Population municipale légale en vigueur au , millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au , date de référence statistique : ., en augmentation de 0,38 % par rapport à 2014 (Nouvelle-Calédonie : +0,98 %).

Tribus

Aire coutumière Xaracuu nord District Canala : Emma, Gélima, Haouli, Kuiné, Méhoué, Mérénémé, Mia-Ciu, Nakéty-Mission, Nanon-Kénérou, Nonhoué-Boakaine, Ouassé, Tenda Koumendi vignette|Banderole de la fête de la mandarine et des fruits. vignette|Spectacle de danse à l'occasion de la fête de la mandarine et des fruits.

Manifestations culturelles et festivités

marché du matin, le vendredi, fête du taro d'eau, en juin, fête de la mandarine et des fruits, en juillet, avec plusieurs milliers de visiteurs, fête de la musique, en juillet, marché de la mer en août, fête de la citrouille et de la chouchoute, en septembre, fête du Patrimoine, en octobre, autres fêtes de villages.

Sports et loisirs

Vie associative

Cultes

Médias

Économie

Revenus de la population et fiscalité

Emploi

Entreprises et commerces Après avoir prospéré grâce aux sources thermales de La Crouen, Canala a cherché à réhabiliter le site thermal, sans succès faute d'entente entre les tribus concernées.

La commune comporte actuellement 3 mines en activité. Elle développe aussi des activités artisanales telles que le tressage, la vannerie, ou la sculpture.

Agriculture Une Opération Groupée d'Aménagement Foncier a pour but d'y développer l'agriculture dans la commune: ananas, litchi, igname, mandarine, chouchoute, ou encore citrouille.

Tourisme Canala développe des activités d'éco-tourisme, telles que gîtes, accueil chez l'habitant et en tribu., randonnées, aquarando, kayak, canyoning, ou encore randonnée palmée.

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments vignette|Totem à Canala.

Les sources thermales de La Crouen dont les eaux avoisinent les 40°C et dont les vertus étaient autrefois recommandées pour lutter contre les maladies des voies respiratoires, l’hypertension, l’asthme, les rhumatismes et les troubles respiratoires. Elles sont considérée par les gens de la vallée de la Négropo comme une émanation du dieu Apubwakwè ( maître de la montagne en nââ Xârâcùù ), donc un lieu sacré.

Autres lieux :

baie de Canala, point de vue depuis le Pic des Morts, plages, les Trois Frères, baie de Nakéty, plage, cascade de Ciu Négropo, aire de repos et de baignade plage de Saint-Pol îlots : Nani, Gou église de mission : Canala, Nakéty Église Sainte-Thérèse de Mission Sainte-Marie Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Nakety Chapelle de Nakety maison des artistes tombe de Marcel Nonnaro (à Mia) tombe d'Eloi Machoro, à Nakéty pétroglyphes : Méhoué, Ouassé, Ghio séminaire, créé en 1931, transféré à Païta en 1946, devenu préparation au séminaire, accueillant des enfants de , dont Jean-Marie Tjibaou, Eloi Machoro, François Burck, Gérard Leymang, Vincent Boulekone, etc.

Patrimoine culturel vignette|Bâtiment à Canala servant de support de street art.

La commune dans les arts

Personnalités liées à la commune

Coutumières

Kaï Bwaxéa (1790c-1858), Grand Chef, pro-français Aliki-kaï, ou Apupai, grand chef Kakè Bwaxéa (Hwêsü) (1825c-1904), Grand Chef de Canala, fils d'Aliki-kaï Gélima (Nômè Jarimwâ), grand Chef Nôdo (Nondo), chef de guerre de Gélima Pita, fils de Gélima, chef de la « délégation » kanak du Village kanak de l'Exposition universelle de Paris de 1889.

Gustave Kataoui, Grand-chef Yvon Kona, homme de culture originaire de la tribu de Nanon-Kénérou, collecteur du patrimoine oral kanak, président du sénat coutumier de 2021 à 2022, diffuseur de la tradition du tapa kanak

Politiques

Léopold Jorédié (1947-2013). Eloi Machoro, ministre de la sécurité du gouvernement provisoire de Kanaky (1945-1985) Gilbert Tyuienon, vice président du Gouvernement et maire depuis 2001 (UC-FLNKS) Émile Néchéro, homme politique UNI-Palika, candidat aux élections sénatoriales de 2017 Caroline Machoro, femme politique indépendantiste kanak ( UC - FLNKS), membre de la province nord, ancienne conseillère municipale de Canala de 2001 à 2014, première vice-présidente du bureau du Congrès de la Nouvelle-Calédonie Boniface Brukoa, homme politique kanak UC, deuxième maire de Le Mont-Dore (Nouvelle-Calédonie) de 1967 à 1977 Émile Néchéro, homme politique kanak, premier maire de Canala de 1961 à 1978 Marcel Nonnaro, militant indépendantiste, lieutenant d'Eloi Machoro

Religieuses

R.P. Ameline (1832-1916) R.P. Jacques Garnier (1834-1909) R.P. Aubazac Sœurs Saint-François, Appolonie, Hélène, Callixte, Bérénice, Marguerite, Célestin, Madeleine, Geneviève, Marie-Étienne, Rébecca, Marie-Chanel, Lina… François Luneau. (1890-1950), religieux catholique enseignant, chercheur, collectionneur, enseignant (et metteur en scène) au petit séminaire R.P. Jacques Loriot de Rouvray

Culturelles