Villejuif est une commune française située dans le département du Val-de-Marne en région Île-de-France. Elle fait partie de la métropole du Grand Paris. Ses habitants sont appelés les Villejuifois.

Géographie Localisation vignette|left|200px|Localisation de Villejuif dans le Val-de-Marne. Villejuif est une ville de la proche banlieue sud de Paris située au nord-ouest du département du Val-de-Marne.

Elle se trouve à du centre de Paris (Notre-Dame) et son point le plus au nord se trouve à de la porte d'Italie. Communes limitrophes

Géologie et relief La ville s'étend sur , avec environ d'est en ouest et du nord au sud.

Villejuif est située à l'extrême nord du plateau du Hurepoix, partie désignée sous le nom de plateau de Longboyau, entre les vallées de la Seine et de la Bièvre. La majeure partie de la commune (le Haut-Villejuif) se situe sur le plateau, tandis qu'une autre partie se trouve sur les coteaux, à l'est et à l'ouest (Bas-Villejuif).

Son point culminant est le parc départemental des Hautes-Bruyères, à une altitude de , où est installée une redoute. Il s'agit également du point le plus haut du Val-de-Marne. Le point le plus bas de la commune se situe en revanche au nord-est, à la limite du Kremlin-Bicêtre et d'Ivry (rue Vérollot)chap. II (« Le pays »), ..

Villejuif surplombe ainsi ses communes limitrophes à l'est (Ivry et Vitry) et à l'ouest (Arcueil et Cachan).

Le sol du plateau de Villejuif est composé d'une couche marno-calcaire (meulière de Brie), sur lequel repose un manteau limoneux, qui contient du sable en forte proportion. Il est peu épais sauf aux Hautes-Bruyères (), où des sablières ont été exploitées jusqu'au chap. II (« Le pays »), ..

Le creusement des coteaux de Villejuif par les vallées de la Seine et de la Bièvre, au cours du quaternaireInventaire général de la Région Île-de-France, En Val de Bièvre. Val-de-Marne, Association pour le patrimoine de l'Île-de-France, Paris, 2002, . a rendu accessible la couche dite marno-calcaire, d'où l'exploitation du gypse dès le et l'installation de briqueteries aux .

Lieux-dits et hameaux

Le territoire de Villejuif comptait au Moyen Âge deux seigneuries distinctes. La principale, Villejuif proprement dite, est attestée dès 1119. La seconde, Monsivry (Mons Ceuri en latin), située au nord-ouest du territoire, est documentée dès le milieu du dans le Cartulaire de Notre-Dame de Paris : des actes échelonnés de vers 1130 à 1255 y mentionnent des transactions foncières portant sur des vignes et des terres labourables en ce lieuCartulaire de l'église Notre-Dame de Paris, publié par Benjamin Guérard, Paris, Imprimerie de Crapelet, 1850, t.IV (analyses de prix fonciers), en ligne sur Archive.org.. En , un acte de l'évêque de Paris Guillaume d'Auvergne mentionne deux arpents de vigne apud Montem CeuriPaul Deslandres, L'Ordre des Trinitaires pour le rachat des captifs, t.II (Pièces justificatives), Toulouse/Paris, Privat/Plon, 1903, p.10, note 4, en ligne sur Archive.org.. En 1522, une vente de vin « à prendre à Mons-Ivry » passée devant notaire parisien atteste la continuité de l'exploitation viticole du domaineErnest Coyecque, Recueil d'actes notariés relatifs à l'histoire de Paris et de ses environs au , Paris, Imprimerie nationale, 1905, n°326, en ligne sur Archive.org.. En 1577, Samson Soret y est qualifié de « seigneur de Mons-Ivry, près Villejuif »Coyecque, op.cit., n°1577.. À partir du , l'extraction du gypse pour la fabrication du plâtre de Paris fait de ce secteur nord-ouest un pôle économique central pour la commune jusqu'au Jean Lebeuf, Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris, t.IV, Paris, Féchoz et Letouzey, 1883, p.42, en ligne sur Archive.org.. Le toponyme a survécu dans le nom du quartier administratif actuel de Monsivry, qui abrite notamment les hôpitaux Paul-Guiraud et Paul-Brousse, ainsi que dans la voirie locale, l'ancienne rue de Montsivry étant devenue l'actuelle rue Ambroise-Croizat.

Dans le bas-Villejuif (coteau est), le lieu-dit des Sorrières avait donné son nom à une rue locale, devenue depuis l'actuelle rue René-Thibert. Le toponyme subsiste néanmoins dans l'allée des Hautes-Sorrières et dans l'association de quartier « Village des Sorrières »..

Le hameau de Gournay, mentionné dès 1672 sur le plan de Jouvin de Rochefort sous la forme Gornay, est situé à la limite nord-est de la commune, entre le bourg de Villejuif et Ivry-sur-Seine, à mi-chemin des deux localités. L'abbé Lebeuf le décrit au comme une ferme appartenant aux Célestins de Paris, dotée d'une chapelle, et précise qu'il « termine la Paroisse de Villejuy de ce côté-là »Jean Lebeuf, Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris, t.IV, Paris, Féchoz et Letouzey, 1883, p.42, en ligne sur Archive.org.. Le lieu-dit figure sur la carte de Cassini et sur la carte de l'état-major (1820-1866) ; son nom est conservé dans l'actuelle avenue de Gournay.

Hydrographie vignette|redresse=1.4|Carte hydrographique de la commune.

Aucun cours d'eau ne draine la commune.

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ()..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée par la station météorologique la plus proche, située à Choisy-le-Roi, à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en ..

Urbanisme Typologie Au , Villejuif est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022..

Elle appartient à l'unité urbaine de ParisUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Paris comprend une ville-centre et ...

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...

Occupation des sols

Le territoire de la commune se compose en 2017 de 0,62 % d'espaces agricoles, forestiers et naturels, 13,9 % d'espaces ouverts artificialisés et 85,48 % d'espaces construits artificialisésFiche communale d'occupation des sols en 2017 (comparaison avec 2012) sur le site cartoviz.iau-idf.fr.

centre|vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Habitat et logement En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de , alors qu'il était de en 2016 et de en 2011..

Parmi ces logements, 89,5 % étaient des résidences principales, 3,8 % des résidences secondaires et 6,7 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 15,6 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 81,2 % des appartements.

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Villejuif en 2022 en comparaison avec celle du Val-de-Marne et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (3,8 %) supérieure à celle du département (2,1 %) mais inférieure à celle de la France entière (9,7 %).

+ Le logement à Villejuif en 2022. Typologie Villejuif. Val-de-Marne. France entière. Résidences principales (en %)89,59282,3 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)3,82,19,7 Logements vacants (en %)6,75,98

La commune respecte les obligations de disposer d'un pourcentage minimal de 25 % de logement social en France imposées par l'article 55 de la Loi SRU. En effet, au sens du recensement, elle dispose en 2008 de (33,2 % du parc des résidences principales), nombre qui a crû à en 2018 (32,3 %) proportionnellement à la croissance du nombre de logements de la ville..

Voies de communication et transports vignette|La RN 7 vue depuis la station Louis-Aragon. Villejuif possède dans son sous-sol des traces de l'époque romaine. La voie vers Rome ne passait pas par Villejuif mais par Ivry, Vitry via Melun et Lyon, capitale des Gaules. Villejuif est traversée par la route nationale 7, à l'époque route royale aménagée et nivelée pour faciliter l'accès vers la demeure royale de Fontainebleau. En amont et en aval de Villejuif, la RN7 s’appelle toujours avenue de Fontainebleau. Elle empruntait alors le trajet de l'actuelle avenue de Paris, de la rue Jean-Jaurès, puis de l'avenue de Stalingrad (la déviation de la RN 7 par le boulevard Maxime-Gorki ne fut construite qu'en 1935). C'est autour de cet axe, appelé « Grande rue » dès le , que se développa la ville, notamment avec l'installation d'artisans puis de commerçants, attirés par le passage et la proximité de Paris.

La situation de Villejuif à l'extrémité d'un plateau et la forte pente de la « montagne de Villejuif » (fin de l'avenue de Paris et début de la rue Jean-Jaurès) ont facilité l’installation de moulins à vent, de mires, puis des premiers télégraphes (ligne Paris-Venise). En revanche, l'absence de voies navigables (Villejuif se situe entre la Seine et la Bièvre) a pu freiner l'arrivée d'autres moyens de transports jusqu'au , notamment le chemin de fer, ce qui a amené les industries nouvelles à s'installer plutôt dans les villes limitrophes.

Voies de communication Villejuif est traversée par quatre axes principaux : du nord au sud : la RD 7, à l'est, qui contourne le centre-ville depuis 1935 en empruntant le boulevard Maxime-Gorki. Elle dessert les trois stations de métro de Villejuif, Léo-Lagrange, Paul-Vaillant-Couturier et Louis-Aragon, à l'ouest, l'axe constitué par le boulevard Chastenet-de-Géry, puis les rues Marcel-Grosménil, de Verdun et de Chevilly, axe qui semble exister depuis avant le ; d'est en ouest : la route départementale 161, au nord, qui aboutit au niveau de la station Paul-Vaillant-Couturier, sur la RD 7, la route départementale 148, au sud, qui traverse de L'Haÿ-les-Roses à Vitry et dessert la station Louis-Aragon.

Enfin, Villejuif est longée à l'ouest par l'autoroute A6, qui forme sa délimitation avec Cachan.

L'ex RN 7 a été transformée en boulevard urbain (place plus importante pour les piétons, cyclistes, transports en commun… et réduction de la circulation), de la porte d'Italie à Chevilly-LarueProjet de requalification de la RN7 (Nord), sur le site de la communauté d'agglomération du Val de Bièvre..