Jean-Louis Sourbieu, né le à Gury et mort le à Port-Gentil, est un agriculteur, militaire et résistant français, Compagnon de la Libération.

Biographie

Jeunesse

Fils de manouvrier, Jean-Louis Sourbieu naît le à Gury, dans l'Oise. En 1917, son père est fusillé par les allemands en tant que victime civile. Élevé par sa mère, il devient ouvrier agricole. Il effectue son service militaire en 1923, d'abord au régiment de tirailleurs coloniaux puis au régiment de tirailleurs coloniaux au Levant. Rendu à la vie civile, il retourne quelque temps en France avant de partir pour l'Afrique en 1930. Installé au Moyen-Congo, il travaille sur les chantiers du chemin de fer Congo-Océan.

Seconde Guerre mondiale

Jean-Louis Sourbieu se trouve encore en Afrique lors de la mobilisation de 1939. Rappelé sous les drapeaux, il ne part pas combattre en métropole et, lorsque l'Afrique-Équatoriale française se rallie à la France libre en , il décide lui-aussi de suivre le général de Gaulle. Engagé dans les forces françaises libres, il est affecté au bataillon de marche (BM1) et participe à la campagne d'Érythrée, à l'issue de laquelle il est promu sergent, puis à la campagne de Syrie. Après cette dernière, il est muté au bataillon de marche et promu sergent-chef en . Engagé dans la guerre du désert, il participe à la bataille de Gazala puis retrouve le BM1 avec lequel il poursuit les combats en Libye avant de prendre part à la campagne de Tunisie.

À l'été 1943, Jean-Louis Sourbieux et le BM1 sont intégrés au régiment de marche du Tchad, lui-même subordonné à la division blindée ( DB). Promu adjudant en , il part ensuite pour l'Angleterre avec son unité en vue du débarquement en Europe. Débarqué à Utah Beach en avec la DB, il prend part à la bataille de Normandie et s'y distingue à Nouans en repérant plusieurs canons antichar de 88mm, puis à Ancinnes en capturant un grand nombre d'allemands. Il participe à la libération de Paris après avoir été promu adjudant-chef puis à la bataille d'Alsace au cours de laquelle il est blessé par un éclat d'obus le à Gros-Réderching. Il est démobilisé en après avoir été promu sous-lieutenant en juin précédent.

Après-Guerre

Réinstallé en Afrique, il travaille au Gabon pour une compagnie forestière puis comme exploitant agricole. Malade, Jean-Louis Sourbieu meurt le à Port-Gentil. Rapatrié en France, il est inhumé au cimetière du Montparnasse.

Décorations

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Chevalier de l'Ordrede la Légion d'HonneurPar décret du 30 décembre 1948Compagnon de la LibérationPar décret du 24 mars 1945Croix de guerre 1939-1945Médaille des blessés de guerreCroix du combattant volontaireAvec agrafe "Guerre 1939-1945"Médaille colonialeAvec agrafes "Fezzan-Tripolitaine", "Syrie","Libye" et "Tunisie"Médaille commémorative françaisede la guerre 1939-1945Médaille commémorative de Syrie-Cilicie

Références

Voir aussi

Bibliographie

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Articles connexes

Ordre de la Libération Libération de la France

Liens externes

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