De à les civils belges en Chine occupée par les Japonais furent internés. Présence belge en Chine fin À cette période des Belges, et leur famille, se trouvaient en Chine à titre d’employés de grandes sociétés (Chinese Engineering and Mining Company, Compagnie de Tramways et Éclairage de Tientsin, Banque Belge pour l’Étranger, Crédit Foncier d’Extrême-Orient) ou de religieux (Scheutistes, Révérends Pères franciscains, Chanoinesse de Saint Augustin, Sœurs franciscaines, …).

Le recoupement de divers sources (archives des sociétés commerciales et de différentes congrégations religieuses) permet d’estimer à laïcs et religieux le nombre de civils belges en zone chinoise occupée par les Japonais.

Relations Belgique-Japon Jusqu’en la relation entre les deux pays était celle de nations non belligérantes. En , l’ambassadeur de Belgique en Chine occupée télégraphiait : Archives du ministère des Affaires étrangères, , .

Néanmoins le le ministre Spaak déclarait : En application de l'article 68, alinéa 1 de la Constitution de 1831, la déclaration de guerre est une compétence du Roi. Cependant le Roi Léopold III était dans l'incapacité d'exercer ses fonctions puisque prisonnier des Allemands. Dans une telle situation, c'est le Parlement qui aurait dû se substituer au Roi empêché. Mais la plupart des membres de ce Parlement se trouvait en Belgique occupée. Et donc finalement c'est le Gouvernement belge en exil, réduit à , qui prit seul la décision..

Évolution de la situation pendant l'état de guerre Immédiatement les Belges concernés virent leur liberté se restreindre, leurs comptes bancaires partiellement (puis définitivement) bloqués, et certains de leurs biens saisis (radio, automobile, armes à feu). De plus ils durent porter un brassard rouge avec un insigne indiquant la nationalité, ce qui permettait à la police japonaise de les distinguer des civils de pays européens neutres.

Internement Une convocation nominative ou familiale ordonnait de quitter leur lieu de résidence pour se rendre à telle gare pour rejoindre un Segregation Center, et était accompagnée d’une liste d’objets à emporter (vêtements pour toutes saisons, médicaments, aliments en conserve, produits de toilette, matériel de cuisine, literie). Immédiatement après leur départ, les Japonais saisissaient les biens restants.

Comme deux tiers des internés belges étaient des religieux la majorité des camps où ils furent envoyés, appelés ultérieurement Civil Assembly Center (CAC), furent des maisons ecclésiastiques (Weishien, Szepingkai, ...). Le CAC de Weishien contenait dont religieux et religieuses.

Vie quotidienne

Au début de l’internement les rations de nourritures furent correctes. De plus les internés avaient encore de l’argent pour compenser les manques. Mais vers la fin de la guerre il pouvait n’y avoir plus qu’un seul repas par jour.

Les internés civils n’étaient pas soumis au travail obligatoire mais toute la vie du camp (cuisine, coupe de bois de chauffe, entretien des latrines) était à leur charge. Un enseignement sommaire fut aussi organisé par les internés pour éviter une trop grande déscolarisation des enfants.

La correspondance via le CICR était permise, mais limitée à écrits en anglais. La transmission fut très lente. Ainsi une lettre postée le de Yangzhou dans le Jiangsu n'est parvenue à Bruxelles que le .

Fin de la guerre Après la capitulation japonaise, et à la suite des tensions croissantes entre communistes et nationalistes chinois, les Belges durent attendre plusieurs mois avant de quitter leur lieu d’internement.

Il faut noter que le traitement des civils belges internés en Chine ne fut pas aussi sévère que celui des civils hollandais en Indonésie ou des civils anglais à Hong Kong. Ils ne subirent pas de brimades physiques violentes, et il ne semble pas y avoir eu de perte de vie dans les camps.

Articles connexes

Bibliographie

Notes et références

Catégorie:Camp d'internement Catégorie:1941 en Chine