Lélection présidentielle de 2026 en république du Congo a lieu le afin d'élire le président de la République pour un mandat de cinq ans.
Sept candidatures sont validées par la Cour constitutionnelle le . Le président sortant Denis Sassou-Nguesso est réélu sans surprise, dés le premier tour, pour un cinquième mandat avec 94,90 % des voix.
Contexte vignette|gauche|redresse|Denis Sassou-Nguesso 2014 Denis Sassou-Nguesso est le président de la république du Congo depuis 1997, après une première période de pouvoir entre 1979 et 1992. Il a été réélu en 2002, 2009, 2016 et 2021.
En 2015, un référendum constitutionnel a supprimé la limite d'âge (70 ans) pour les candidats à la présidence, ce qui permet à Denis Sassou-Nguesso, âgé de 81 ans en 2025, de briguer un nouveau mandat.
La scène politique congolaise est marquée par une forte majorité du Parti congolais du travail (PCT) et un paysage d'opposition fragmenté mais qui tente de se regrouper pour présenter une alternative.
En 2023, plusieurs partis d'opposition, dont le Rassemblement pour la démocratie et le développement (RDD), le Mouvement républicain (MR) et le Parti du peuple (PAPE), ont formé l'Alliance pour l'alternance démocratique en 2026 (2AD2026) dans l'optique de participer à l'élection.
La date du scrutin est fixée au , avec un vote anticipé réservé aux militaires trois jours avant, soit le . En amont de la campagne, plusieurs formations politiques et observateurs internationaux soulignent que cette élection sera un test important pour la crédibilité démocratique du pays, déjà critiquée pour des atteintes aux droits politiques dans le passé. Selon plusieurs membres de la société civile, cette élection ne serait qu'un scrutin joué d'avance.
Système électoral Le président de la république du Congo est élu au scrutin uninominal majoritaire à deux tours pour un mandat de cinq ans renouvelable deux fois. Est élu le candidat qui réunit la majorité absolue des suffrages exprimés au premier tour. À défaut, les deux candidats arrivés en tête s'affrontent lors d'un second tour organisé vingt et un jours après la proclamation des résultats du premier par la Cour constitutionnelle, et celui réunissant le plus de suffrages est déclaré élu..
Candidats Candidats déclarés Le président sortant Denis Sassou-Nguesso, âgé de 82 ans, annonce officiellement sa candidature à sa propre succession pour un cinquième mandat consécutif le , date historique qui rappelle sa première prise des fonctions en tant que président de la République le . Selon la Constitution de 2015, il doit s'agir de son dernier mandat.
Du côté de l'opposition, des figures comme Destin Gavet, candidat du Mouvement républicain, se positionnent comme des alternatives à Sassou Nguesso, appelant au changement politique. Le rassemblement de plusieurs partis d'opposition au sein du Rassemblement des forces du changement vise à améliorer la compétitivité de l'élection face au président sortant.
L'ancien chef rebelle Frédéric Bintsamou, aussi dit Pasteur Ntumi, reçoit l'investiture de son parti, le Conseil national des républicains (CNR) le . En , il renonce finalement à être candidat à la présidentielle car il estime que .
Par ailleurs, l'opposant Lassy Mbouity, chef des Socialistes congolais, annonce sa candidature mais est victime d'un enlèvement en , soulignant les tensions politiques pré-électorales. Il renonce à sa candidature en , évoquant des problèmes de santé et un manque de transparence et de crédibilité de la future élection.
Uphrem Dave Mafoula, président du parti d'opposition Les souverainistes (LS) se déclare candidat en .
Joseph Kignoumbi Kia Mboungou, président du parti politique de l'opposition « La Chaîne », se déclare candidat le .
Anguios Nganguia-Engambé, président-fondateur du Parti pour l'action de la république (PAR), est choisi par son parti pour se présenter à l'élection. Il s'agit de la quatrième fois qu'il brigue la magistrature suprême, après avoir successivement échoué en 2009, 2016 et 2021.
Vivien Manangou, enseignant de droit à l’université publique, et Zinga Mabio Mavoungou, ancien député, figurent également parmi les candidats à l'élection.
Candidats officiels Le , la Cour constitutionnelle valide la candidature des sept personnalités ayant soumis leurs dossiers : Denis Sassou-Nguesso ; Destin Gavet ; Joseph Kignoumbi Kia Mboungou ; Uphrem Dave Mafoula ; Manangou Vivien Romain, Mavoungou-Zinga Mabio et Nganguia Engambe Anguios.
Résultats +Résultats nationaux. Candidats Partis Premier tour Voix % Denis Sassou-Nguesso PCT 94,90 Mavoungou-Zinga Mabio Alliance 1,40 Uphrem Dave Mafoula Indépendant 1,03 Destin Gavet 0,87 Joseph Kignoumbi Kia Mboungou 0,86 Manangou Vivien Romain Indépendant 0,61 Nganguia Engambe Anguios 0,33 Votes valides 98,60 Votes blancs et nuls 1,40 Total 100 Abstention 15,01 Inscrits / participation 84,99
Analyse et conséquences Le , le ministre de l'Intérieur Raymond Zéphirin Mboulou proclame les résultats provisoires et annonce la réélection du président sortant Denis Sassou-Nguesso, dés le premier tour avec 94,82 % des voix. Le taux de participation s'établit à 84,65 %, cependant des journalistes de l'AFP mettent en doute ce chiffre en constatant une faible affluence dans les bureaux de vote à Brazzaville lors du scrutin..
Le , la Cour constitutionnelle proclame les résultats définitifs et la victoire de Sassou-Nguesso avec 94,90 % des suffrages exprimés.. Le recours tenant à l'annulation du scrutin déposé par le candidat indépendant Uphrem Dave Mafoula est rejeté dans la même décision de la Cour..
Notes et références
République du Congo 2026 Catégorie:2026 en république du Congo Catégorie:Politique en mars 2026 Congo republique Catégorie:15 mars