L'affaire Mathis est une affaire criminelle survenue en à Yaoundé, au Cameroun, impliquant le meurtre d’un enfant de six ans prénommé Mathis.

Contexte et faits

Les faits se sont déroulés dans la nuit du , dans le quartier Ngoa Ekélé à Yaoundé. Une altercation éclate dans un bar entre Dagobert Nwafo et Paulin, père du jeune Mathis. À l’issue de cette dispute, Dagobert Nwafo aurait quitté les lieux avant d’y revenir peu après. Selon les éléments de l’enquête, il aurait alors porté plusieurs coups de couteau à l’enfant, dont un à la gorge. Gravement blessé, Mathis a été transporté à l’hôpital militaire, où il est décédé des suites de ses blessures.

À la suite de l’agression, une foule présente sur place a violemment pris à partie Dagobert Nwafo avant l’arrivée des forces de l’ordre, le laissant dans un état critique. Il est hospitalisé dans le coma pendant plusieurs jours.

Procédure judiciaire Dagobert Nwafo est arrêté, présenté au procureur puis placé sous mandat de dépôt à la prison centrale de Kondengui, à Yaoundé. Lors de sa garde à vue, il invoque une amnésie partielle liée à son état d’ivresse au moment des faits. Cette déclaration suscite de nombreuses réactions dans l’opinion publique, certains craignant des pressions visant à alléger sa peine.

Le , le ministère public a requis la peine de mort contre Dagobert Nwafo pour le meurtre avec préméditation du petit Mathis, en s’appuyant sur l’article 374 du Code pénal.L’affaire, renvoyée au , relance un débat national sur l’application de la peine capitale au Cameroun.

Réactions et conséquences L’affaire provoque une vive émotion au Cameroun, avec une forte médiatisation et une mobilisation de la société civile réclamant justice pour Mathis. La famille de la victime est assistée par des avocats, dont Me Valéry, qui estvictime d’une agression à Douala, soulevant des inquiétudes sur la sécurité des parties impliquées.

Le drame a également ravivé le débat sur la protection des enfants et la recrudescence de la violence dans certains quartiers populaires de la capitale camerounaise. Les autorités ont annoncé un accompagnement psychosocial pour la famille endeuillée.

Notes et références

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