Le d'autos-mitrailleuses et autos-canons (ou GAMAC), constitué début , est l'un des 17 groupes d'autos-mitrailleuses et autos-canons, petites unités d'artillerie légère mobile mises à disposition de l'armée française pendant la campagne contre l'Allemagne.

Création, dénominations et affectations Créé début par le général Gallieni, gouverneur militaire de Paris, le groupe d'autos-canons de la Marine est initialement affecté à l'état-major du corps de cavalerie, ou corps de Mitry qui le transfère rapidement à la (DC). La section est détachée fin octobre à la aux ordres de laquelle elle reste jusqu'en . Le groupe d'autos-canons est dissous à Boulogne-sur-Seine début en tant qu'unité de Marine et reconstitué comme unité de cavalerie à la fin de ce mois. Le , le GAMAC retrouve la DC à laquelle il reste rattaché organiquement jusqu'à son transfert le à la , où il remplace le 5e GAMAC, dissous. En , le 6e GAMAC, désormais en garnison à Versailles, est rattaché organiquement au 27e régiment de dragons, son unité de rattachement administratif depuis le . Puis, il passe au 13e régiment de dragons à Melun en avant de rejoindre l'armée du Levant fin . Il conserve cette affectation jusqu'à sa transformation en escadron d'autos-mitrailleuses de cavalerie en . Historique des campagnes et batailles Campagne contre l'Allemagne 1914 Tandis que la section prend un service de tranchées dans la région d'Ypres avec la division de cavalerie, on ignore l'emploi des trois autos-canons de la 12e section, affectée à la division de cavalerie, amputée depuis le de ses deux autos-mitrailleuses détachées au QG du GAN (Groupement des Armées du Nord) pour assurer la protection anti-aérienne du général Foch, avec leur personnel sous le commandement de l’enseigne de vaisseau Gouault, chef de section. vignette|droite|6e Gr. Lt Morel-Fation et AM Renault modèle 1914 Beaumetz-les-Loges. 1915 Des tranchées d'Ypres, la 11e section passe, via Beaumetz-les-Loges (Voir la photo ci-contre), à celles de Bailleulval, au sud-ouest d'Arras à la mi-février. Ce service se prolonge jusqu'à fin août lorsque la division est appelée dans la Marne où elle stationne en arrière du front dans plusieurs cantonnements à Vatry, Sommesous, MaillyAu cours d'un de ses déplacements le 6e groupe est, involontairement, filmé à Suippes le par les opérateurs de la Section cinématographique et photographique de l'armée (SCPA). Ce même jour le groupe passe au même endroit à quelques minutes d'intervalle, non loin des voitures du 16e groupe stationnées en arrière-plan sous les arbres (.. Le groupe reconstitué dans son entier prend le un service de tranchées dans le secteur de la ferme des Marquises, à proximité de Reims. 1916 Ce service aux tranchées se poursuit de janvier à avant le retour à Boulogne-sur-Seine pour la dissolution du groupe Marine. Après la reconstitution du groupe sous forme de GAMAC fin mai, reprise des services aux tranchées dans l'est de Reims à Prunay jusqu'au . Le groupe est alors envoyé au repos dans l'Oise près de Beauvais. Une des sections prend un service tranchées vers Le Quesnel (Somme) durant la deuxième quinzaine d'octobre. Un mouvement du groupe vers l'Aisne en plusieurs étapes amène l'une des sections aux tranchées de Soissons pour relever le 16e groupe durant la deuxième quinzaine de décembre. 1917 vignette|gauche|6e GR. AM en DCA Jonchery-sur-Vesle

Le service de tranchées à Prunay se termine fin janvier. De janvier à mai le groupe procède à plusieurs mouvements dans l'Est de la Marne sans être engagé. De juin à août il est employé dans les tranchées dans divers secteurs à proximité de Reims (Berméricourt et fort de la Pompelle), avant d'assurer une mission de DCA à partir de début septembre à Jonchery-sur-Vesle, QG de la armée. Réaffecté à la division de cavalerie, le groupe, par alternance de ses deux sections assure un petit service de tranchées dans un secteur de l'est de Reims jusqu'à la fin de l'année 1917.

1918 Le service de tranchées se terminant le , le groupe se replie sur Sézanne jusqu'à fin février. Puis il passe les trois premières semaines de mars au château de Saran à Chouilly près d’Épernay avec les , , , et groupes. De là les cinq GAMAC se dirigent à l'est de Roye (Somme) pour y être engagés du 25 au , puis à Orvillers (Oise) les 30 et . Le groupe participe à la Bataille des Flandres durant la deuxième quinzaine d'avril et ., Bataille de l'Ourcq en juin et ., Bataille de Montdidier en août. À partir du , le 2e corps de cavalerie et tous ses GAMAC (, , , , , , et 17e GAMAC) gagnent Roeselare (Roulers) pour être engagés dans la Bataille de la Lys et de l'Escaut jusqu'à l'armistice.

Après l'armistice en France 1918-1919 Cinq jours après l'armistice, le groupe fait mouvement par étapes en Belgique pendant une semaine, passe à Bruxelles et arrive à Versailles, garnison du 27e régiment de dragons, le . Il y reste jusqu'à la mi- pour être affecté au 13e régiment de dragons en garnison à Melun. Il suit alors une longue période d'instruction jusqu'à la fin de l'année afin d'être prêt à opérer au Liban.

Au Levant Le groupe d'autos-mitrailleuses de cavalerie (AMC) est l'une des trois unités de ce type présentes dans cette région du Moyen-Orient dans l'après-guerre avec les et 19e groupe d'autos-mitrailleuses de cavalerie.

Affecté à l'armée du Levant début , le groupe AMC débarque à Beyrouth à la fin du mois, à la disposition du régiment mixte de marche et de cavalerie du Levant. Mais ses trois sections vont opérer séparément au gré des missions des divisions au Liban et en Syrie. Ainsi, la section du groupe est mise à la disposition de la division d'infanterie du Levant et contribue à la prise de Damas, où elle entre le après avoir forcé le passage bloqué par les troupes chérifiennes. Le détail des mouvements et des opérations des sections du 6e groupe n'ayant pu être que partiellement reconstitué, il n'est pas possible d'en livrer une synthèse autre que celle qui positionne ces petites unités en Syrie et au sud-Liban. Un des officiers du groupe, le lieutenant de Foucaucourt, souligne combien la poussière et le sable nuisent aussi bien à la santé des soldats qu'à la disponibilité des blindés. Les pannes des véhicules sont fréquentes. Les pièces détachées manquent, rendant les véhicules inutilisables pendant plusieurs semaines consécutives..

En , le , le et le groupes d'AMC présents au Levant constituent le . Lorsque les groupes d'AMC deviennent des escadrons d'autos-mitrailleuses, le , cette unité supérieure devient le groupe d'escadrons d'autos-mitrailleuses de cavalerie (EAMC).

Commandants du groupe Période Marine. Lieutenant de vaisseau Barthélemy Guiran ( - (). Lieutenant de vaisseau Joseph Guyot de au . Période Cavalerie Capitaine Alexandre Mougel ( - ). Capitaine René Farcis ( - ). Capitaine Elie de Galard-Terraube ( - ). À l'Armée du Levant Les sections du 6e groupe opèrent séparément sous le commandement de leurs chefs respectifs Lieutenant Jacques Lemaigre-Dubreuil ( - ). Lieutenant Guy Alphonse Morel de Foucaucourt ( - après 1922). Lieutenant Guillaume Weiser ( - ).

Pertes du groupe en opérations Les lacunes dans les sources ne permettent pas de dresser un état précis des pertes, blessés, morts après blessures ou maladies, tués, du groupe, d' au . Les différentes sources citées en bibliographie ne permettent de dresser que la liste ci-dessous. Ces hommes ne sont certainement pas les seules victimes de la campagne contre l’Allemagne. En effet les « engagements AMAC » toujours violents se multiplient en 1918, surtout en octobre-novembre en Belgique et l’on ne peut pas penser que le groupe n’ait perdu aucun combattant dans ces engagements. De même, aucune perte n'a été relevée au Liban et en Syrie.

+GradeNomDate de blessure/décès/disparitionCirconstance Maréchal-des-logis Pierre GiraudBlessé le TranchéesSoldatCharles DelavigneBlessé le Engagement AMACAdjudant Arthur Lucien DimeyBlessé le Engagement AMACSoldatVeillotBlessé le Engagement AMAC

On qualifie d'« engagements AMAC » des actions brèves (de quelques heures à 3 jours) et violentes qui exploitent toutes les qualités de ce type d'unité : mobilité, puissance de feu, audace et compétence des hommes.

Distinctions et décorations Le Groupe mixte d’autos-mitrailleuses et d’autos-canons reçoit deux citations à l’ordre de l’armée :

Citation à l'ordre de la armée du :

Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du :

Ces deux citations lui valent de recevoir le , en même temps que le GAMAC, la fourragère aux couleurs de la Croix de guerre, épinglée sur le fanion de chacun des groupes par le général Maistre lors d’une prise d'armes au camp de Satory près de VersaillesJournal officiel, , p. 853 ; Le Temps, , p. 2..

Personnalités ayant servi au sein du groupe Jean Charles Gobert de Briey de Landres (1875-1963), lieutenant de réserve, membre d'une famille aristocratique. Marie Joseph Victor Élie de Galard-Terraube (1875-1956), saint-cyrien, capitaine, porte le titre de comte, membre d'une lignée aristocratique, nombreuses citations, oncle de Geneviève de Galard, infirmière militaire, devenue célèbre par son courage lors de sa mission à Dien-Bien-Phu (Indochine) en 1954. Jacques Lemaigre Dubreuil (1894-1955), lieutenant, précédemment au GAMAC dans le cadre de la mission en Roumanie, puis au GAMAC de fin 1917 à , cinq citations, industriel (Huileries Lesieur), résistant, assassiné en 1955. Paul Morel-Fatio (1875-après 1922), lieutenant de réserve, chef du secrétariat de la maison Panhard et Levassor en 1904, neveu de Léon Morel-Fatio, peintre de marine français. Guy Alphonse Morel de Foucaucourt (1897-après 1958), lieutenant, issu d'une famille de la noblesse française comptant nombre d'officiers dont son frère cadet Henri de Foucaucourt.

Matériels Lors de sa constitution En tant que groupe d'autos-canons de la Marine, le groupe est équipé de six autos-canons sommairement blindés, construits sur un châssis Peugeot torpédo type 146, de 1913, muni de son moteur et d'autos-mitrailleuses de fortune, une sur châssis Panhard et trois sur châssis Peugeot rapidement renvoyées à Vincennes pour être remplacées par des voitures Renault ED, type 1914, dotées d'une faible protection blindée, munies du même moteur. Dotation en blindés modèles 1915 Le groupe reçoit les nouvelles modèles d'autos-canons à l'épreuve de la balle perforante allemande (dite balle S) le . Les autos-mitrailleuses blindées modèle 1915 sont livrées en . Ce n'est qu'en qu'il peut échanger ses voitures non munies du système d'inversion de marche arrière Raulet-Dombret contre celles du GAMAC récemment dissous et qui, elles, en sont toutes pourvuesLes ingénieurs Raulet et Dombret déposent leur brevet le (Voir le texte).. Dotation en autos-mitrailleuse-canon White TBC Appelé sur les théâtres d'opérations extérieurs, le groupe a été doté d'autos-mitrailleuse-canon construits selon les dessins et brevets de MM de Ségur et Lorfeuvre sur des châssis américains White TBC à la fin à Versailles. Autres véhicules Initialement doté de deux camions de ravitaillement Peugeot, le groupe reçoit deux camions supplémentaires Mors en . Une deuxième voiture de liaison reçue en rejoint la première fournie en .

Bibliographie

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Voir aussi Articles connexes Automitrailleuse Renault Campagne de Cilicie, franco-turque (1918-1921) Groupe d'autos-mitrailleuses et autos-canons (1914-1922) Guerre franco-syrienne Mandat français en Syrie et au Liban Taca Tac Teuf Teuf, Journal des groupes d'autos-mitrailleuses White TBC

Liens externes

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Notes et références

Catégorie:Unité militaire française de la Première Guerre mondiale Catégorie:Unité militaire décorée de la croix de guerre 1914-1918 Catégorie:Unité de la Marine française Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1914 Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1922