Le d'autos-mitrailleuses et autos-canons (ou GAMAC), constitué en , est l'un des 17 groupes d'autos-mitrailleuses et autos-canons, petites unités d'artillerie légère mobile mises à disposition de l'armée française pendant la campagne contre l'Allemagne.
Création, dénominations et affectations Créé dans le courant d' par l'état-major du gouverneur militaire de Paris, le groupe d'autos-canons de la Marine est affecté à l'état-major du corps d’armée à Aubigny-en-Artois (Pas-de-Calais) début novembre. Cette affectation dure jusqu'au lorsqu'il passe sous les ordres du commandant du 21e groupe d'artillerie de 120, pour être plus étroitement contrôlé dans ses mouvements. Le groupe est dissous au front en tant qu'unité de Marine le et immédiatement recréé comme unité de l'armée de terre sous le nom de groupe d'autos-mitrailleuses et autos-canons, organiquement affecté à la division de cavalerie. Ce rattachement perdure jusqu'à la fin des hostilités et est maintenu dans l'après-guerre.
Le Groupe d’Autos-Mitrailleuses de Cavalerie (A.M.C.) devient escadron d’autos-mitrailleuses de cavalerie (EAMC) le puis EAMC le.
Historique des campagnes et batailles Campagne contre l'Allemagne 1914 Ayant gagné le QG du corps d'armée le à Aubigny-en-Artois, il est possible que le groupe ait effectué un service dans les tranchées proches d'Arras en décembre. 1915 En janvier, la section participe à des opérations offensives à Écurie ( au nord d'Arras) au cours desquelles deux matelots sont tués le . Le groupe reste stationné à Aubigny où il est positionné en défense contre aéronefs. De début février au , les canonniers et mitrailleurs sont dispersés dans les tranchées pour rendre service aux servants des sections d'artillerie légère des , et divisions d'infanterie (DI), tandis que les officiers du groupe commandent trois de ces sections. Du 12 au , regroupement temporaire avec les , , et groupes d'autos-canons de la Marine et la Batterie Drouet puis suite du service précédent à l'artillerie légère pendant le mois de juillet De début août jusqu'à la fin de l'année service à l'artillerie de la DI à aux tranchées à Ablain-Saint-Nazaire à partir du cantonnement de Vignacourt (Somme). 1916 La mission d'assistance à l'artillerie légère se termine fin janvier. Après une période d'instruction dans la Somme en février le groupe est dirigé vers l'est. De mars au début du mois de mois de mai il fait ainsi étape à Bar-le-Duc puis à Mourmelon et Chalons-sur-Marne. À la mi-mai le groupe est dissous en tant qu'unité de Marine et reconstitué au front, dans la Marne en tant que groupe d'autos-mitrailleuses et autos-canons de cavalerie (GAMAC). En juillet et août il assure un service de tranchées à l'est de Reims à partir de son cantonnement d'Ambonnay. D'août à fin décembre, cantonné à la caserne Clarental à Lunéville il assure un service de tranchées à Hénaménil. 1917 vignette|11e et 13e GAMAC (Nampcel, ). Durant le premier trimestre le groupe stationne dans les Vosges et dans le Doubs à Montbéliard sans engagement particulier. D'avril à fin mai il revient à l'ouest de Reims et dans l'Oise pour finalement installer son cantonnement à Nampcel pour cinq mois et demi, ce qui le place non loin de la basse forêt de Coucy, où il assure pendant ce temps un service de tranchées. À la mi-novembre, le groupe est retiré du front pour une période de repos qui l'amène à Chantilly puis à Luzarches jusqu'à fin décembre. 1918 De retour à Nampcel pour tout le premier trimestre, le GAMAC est engagé dans la défense de Noyon les 22 et au cours de laquelle un de ses hommes est tué. Sa conduite au cours des combats lui vaut une citation à l'ordre de l'armée. Trois jours plus tard, il fait mouvement en urgence vers Montdidier où il contribue à protéger l'infanterie dans une opération de repli très périlleuse du 28 au . D'avril à fin mai le groupe est au repos d'abord dans la région des Andelys, puis près d'Épernay. Il est alors appelé à participer à la défense de Fismes fin mai et doit faire face à de violents engagements. En juin, le groupe se replie au sud de la Marne, intervient à l'ouest d'Épernay du 16 au dans des combats meurtriers où une des sections, le 17, perd 12 hommes sur 28 engagés, avant d'occuper divers stationnements dans l'Aube, de nouveau dans la Marne vers Chalons, puis à proximité de Saint-Dizier où l'armistice interrompt ces mouvements plus ou moins erratiques.
Après l'armistice en France 1918- Cinq jours après l'armistice, le groupe revient des Vosges par la Lorraine, passe à Lunéville et Baccarat pour gagner Le Raincy (Seine-Saint-Denis) où il cantonne à partir du . Les 11e et GAMAC reçoivent la fourragère aux couleurs de la Croix de guerre le 18 mars 1919 lors d'une prise d'armes suivie d'un défilé. Le groupe reste au Raincy jusqu'au lorsqu'il est temporairement affecté, avec le GAMAC, aux troupes d'occupation en Allemagne à Mayence. Août 1919-1922 Le groupe quitte la Rhénanie pour sa nouvelle garnison à Melun où il arrive le pour y rester en tant qu'unité de cavalerie métropolitaine affecté administrativement au 13e régiment de dragons. Ses activités ne sont pas connues.
Commandants du groupe Période Marine. Lieutenant de vaisseau Antoine Audoin ( - ) qui commande également la section. L'enseigne de vaisseau de classe Henri de Viguerie, chef de la section depuis la création du groupe, promu lieutenant de vaisseau le prend le commandement du groupe à partir du jusqu'au . Période Cavalerie Capitaine Charles Tassin, par intérim à partir du départ du LV de Viguerie puis en plein exercice du au . Capitaine Victor de Galard-Terraube ( - ).
Pertes du groupe Certaines des pertes connues du groupe apparaissent lors d'engagements qualifiés d'Action AMAC, pour signifier une opération dans laquelle il a été fait principalement appel aux spécificités de ces unités mobiles composées de voitures blindées, bien armées en mitrailleuses et canons, servies par du personnel expérimenté et solidaire. Il est probable que d'autres pertes n'ont pu être repérées, les victimes du n'ayant pas été identifiées.
+GradeNomDate de blessure/décès/disparitionCirconstance MatelotGuillaume CosmaoTué le Action AMACQuartier-maîtreGaston GoujutTué le Action AMACEnseigne de vaisseauHenri de ViguerieBlessé le et le TranchéesQuartier-maîtreEugène JolivetBlessé le TranchéesLieutenantHenri de MaubeugeTué le TranchéesMaréchal-des-logisLouis HarquinTué le Action AMACnon identifiés2 hommesTués le Action AMACnon identifiés7 hommesBlessés le Action AMACnon identifiés2 hommesIntoxiqués aux gaz le Action AMACSoldatAndré MaillotMort le Maladie contractée au service
Distinctions et décorations Le Groupe mixte d’autos-mitrailleuses et d’autos-canons reçoit trois citations à l’ordre de l’armée :
Citation à l'ordre de la armée du :
Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du :
vignette|alt=Remise de la fourragère au 11e GAMAC (18 mars 1919 Vincennes)|Remise de la fourragère au 11e GAMAC (18 mars 1919 Vincennes) Ces deux citations lui valent de se voir attribuer le la fourragère aux couleurs de la Croix de guerre, épinglée sur son fanion par le général Humbert, commandant la armée, lors d’une prise d'armes à Vincennes le Journal officiel, , p. 3104.
S’y ajoute cette citation du à l’ordre de la armée, prononcée dans des termes identiques à celles des et groupes :
Personnalités ayant servi au sein du groupe Joseph d'Astorg (1887-1944), lieutenant, résistant, mort pour la France en déportation. Félix Del Marle (1889-1952), soldat mitrailleur, artiste peintre, illustrateur régulier de Taca Tac Teuf Teuf, le journal de tranchées des groupes d'autos-mitrailleuses, édité par deux soldats du GAMAC. Marie Joseph Victor Élie de Galard-Terraube (1875-1956), saint-cyrien, capitaine, porte le titre de comte, membre d'une lignée aristocratique, nombreuses citations, oncle de Geneviève de Galard, infirmière militaire, devenue célèbre par son courage lors de sa mission à Dien-Bien-Phu (Indochine) en 1954. Précédemment commandant du GAMAC, il commande ensuite le Groupe d'autos-mitrailleuses de cavalerie au Levant. Gaston Trouard-Riolle (né en 1888), lieutenant, fils de Georges Trouard-Riolle, directeur de l'École nationale d'agriculture de Grignon, petit-neveu d'Auguste Trouard-Riolle, député. Il passe au GAMAC en .
Matériels Lors de sa constitution En tant que groupe d'autos-canons de la Marine, le groupe est équipé de six autos-canons sommairement blindés, construits sur un châssis Peugeot torpédo type 146, de 1913, muni de son moteur et de quatre autos-mitrailleuses Renault ED, type 1914, dotées d'une faible protection blindée, munies du même moteur. Dotation en blindés modèles 1915 Le groupe reçoit les nouveaux modèles d'autos-canons à l'épreuve de la balle perforante allemande (dite balle S) le . Les autos-mitrailleuses blindées modèle 1915 sont livrées en . Dotation en autos-mitrailleuse-canon White TBC On ne sait pas quand le groupe a été doté des nouvelles autos-mitrailleuse-canon construites selon les dessins et brevets de MM de Ségur et Lorfeuvre sur des châssis américains White TBC. Toutefois ce changement n'est pas intervenu avant 1920. Autres véhicules Initialement doté de deux camions de ravitaillement Peugeot, le groupe reçoit deux camions supplémentaires en . À cette date il dispose aussi de deux voitures de liaison.
Bibliographie . . . . . .
Voir aussi Articles connexes Automitrailleuse Renault Groupe d'autos-mitrailleuses et autos-canons (1914-1922) Taca Tac Teuf Teuf, Journal des groupes d'autos-mitrailleuses White TBC
Liens externes
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Notes et références
Catégorie:Unité militaire française de la Première Guerre mondiale Catégorie:Unité de la Marine française Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1914 Catégorie:Unité de cavalerie française dissoute * Catégorie:Unité militaire décorée de la croix de guerre 1914-1918