André Varnier, né le à Toul et mort le à Perpignan, est un militaire et résistant français, compagnon de la Libération.
Biographie
Jeunesse et engagement
André Varnier naît le à Toul, en Meurthe-et-Moselle. Choisissant de suivre les traces de son père militaire, il s'engage au régiment du génie en . Promu caporal en et sergent en , il termine son contrat en . Six mois plus tard, il décide de s'engager dans la Garde républicaine mais n'y reste qu'un mois, démissionnant en . Il se rengage dans l'armée de 1935 à 1937, cette fois au titre du régiment du génie ( RG). À nouveau rendu à la vie civile, il s'installe dans le Nord où il devient dessinateur industriel.
Seconde Guerre mondiale
Rappelé sous les drapeaux lors de la mobilisation de septembre 1939, il retourne au RG et participe à la construction de la ligne de défense du Nord. Évacué de Dunkerque à la fin de l' le , il transite par Douvres avant de débarquer à Cherbourg. Ayant rejoint les rangs de la division légère d'infanterie nord-africaine, il participe avec elle aux derniers combats de la bataille de France. Il est capturé par la wehrmacht le à Argentan et interné au camp de prisonniers de Verneuil-sur-Avre mais parvient à s'en évader le suivant. Avec la volonté de se rallier à la France libre, il parvient à descendre jusqu'à la frontière espagnole qu'il franchit le . Intercepté par les troupes franquistes à Figueras, il réussit à leur fausser compagnie en sautant du train qui l'amène à Barcelone. Il se rend néanmoins dans cette ville où il se réfugie à l'ambassade britannique. Parvenu jusqu'à Marvão après avoir traversé la frontière portugaise, il est à nouveau arrêté mais réussi sa troisième évasion le surlendemain. À nouveau réfugié au sein de l'ambassade britannique, cette fois à Lisbonne, il parvient enfin à prendre un avion le menant jusqu'à Londres.
Engagé dans les forces françaises libres le , il est affecté à la compagnie d'infanterie de l'air ( CIA) et passe son brevet de parachutiste en décembre à l'école de Ringway avant d'être promu sergent-chef en . Il devient ensuite lui-même instructeur, donnant des cours de sabotage et de parachutisme jusqu'en . Envoyé en mission opérationnelle en compagnie notamment de Joël Le Tac, il est parachuté dans la nuit du 11 au près de Mimizan dans le cadre de l' ayant pour but de saboter une centrale électrique à Pessac. Après la réussite de la mission, il passe en zone libre et retourne en Angleterre après avoir à nouveau traversé l'Espagne et le Portugal. Passé à la compagnie de parachutistes puis promu adjudant en , adjudant-chef en décembre suivant et sous-lieutenant en , il est ensuite affecté au bataillon d'infanterie de l'air, issu du renforcement de la CIA.
Le , au lendemain du débarquement de Normandie, André Varnier et quatre camarades sont parachutés en Bretagne lors de l'opération Cooney Parties. Après avoir détruit un train à Saint-Senoux, les cinq hommes rejoignent d'autres parachutistes de leur unité, entretemps renommée régiment de chasseurs parachutistes ( RCP), au sein du maquis de Saint-Marcel et participent à sa défense lorsque celui-ci est attaqué par les allemands le . Pendant le reste de la bataille de Normandie, André Varnier participe à l'instruction des unités de FFI tout en menant des opérations de sabotage et d'embuscades. Participant à la progression des troupes alliées dans la libération de la France, il combat dans la Nièvre où il protège les villages de Pouilly-sur-Loire et Garchy contre des attaques allemandes. Malgré une blessure par balle subie la veille, il assiste Arnaud de Vogüé dans la libération de Bourges le et maintient l'ordre dans la ville jusqu'à l'arrivée des autorités du gouvernement provisoire de la République française le suivant. Engagé dans la bataille des Ardennes, André Varnier combat en Belgique de à avant de passer deux mois de repos et de formation en Angleterre. Il reprend les combats en lorsque le RCP est parachuté aux Pays-Bas dans le cadre de l'. Revenu en Angleterre à l'issue de celle-ci, André Varnier y reste jusqu'en .
Après-guerre
Choisissant de poursuivre sa carrière militaire, André Varnier se porte volontaire pour le corps expéditionnaire français en Extrême-Orient et arrive en Indochine en . L'empire du Japon ayant entretemps capitulé, les troupes française se retrouvent alors confrontées au Việt Minh. Après avoir participé au maintien de l'ordre à Saïgon, André Varnier est parachuté au Laos où il combat pendant deux ans. Promu lieutenant en , il contracte le paludisme dans les marais et la jungle laotienne et doit être rapatrié en France pour raisons sanitaires en . Une fois guéri, il reprend le service actif et est muté au bataillon parachutiste de choc en à Mont-Louis. Promu capitaine en 1949, il s'installe à Perpignan avec le poste de commandement du choc.
Le , André Varnier meurt accidentellement lors d'un saut d'entraînement. Il est inhumé à Estrennes, dans les Vosges.
Décorations
Chevalier de l'ordrede la Légion d'honneurCompagnon de la LibérationPar décret du 26 septembre 1945Croix de guerre 1939-1945Médaille des blessés de guerreMédaille de la Résistance françaisePar décret du 6 avril 1944Médaille des évadésMédaille colonialeAvec agrafe « Extrême-Orient »Médaille commémorativedes services volontaires dans la France libreMédaille commémorativefrançaise de la guerre 1939-1945Médaille commémorativede la campagne d'IndochineMilitary Medal(Royaume-Uni)Lion de bronze(Pays-Bas)
Hommages
À Estrennes, son nom est inscrit sur le monument aux morts de la commune. À Mont-Louis, son nom figure au livre d'or des bataillon parachutiste de choc et demi-brigade parachutiste de choc.
Références
Voir aussi
Bibliographie
. . . . .
Articles connexes
Ordre de la Libération Libération de la France
Liens externes
Catégorie:Résistant français Catégorie:Officier des Forces françaises libres (terrestres) Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur (date non précisée) Catégorie:Compagnon de la Libération Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1939-1945 Catégorie:Titulaire de la médaille des blessés de guerre Catégorie:Titulaire de la médaille de la Résistance française Catégorie:Titulaire de la médaille des évadés Catégorie:Titulaire de la médaille coloniale Catégorie:Récipiendaire de la médaille militaire (Royaume-Uni) Catégorie:Naissance en mars 1914 Catégorie:Naissance à Toul Catégorie:Décès en décembre 1949 Catégorie:Décès à Perpignan Catégorie:Décès à 35 ans