Jean‑Jacques Yhomby‑Opango, né le en république du Congo, est un homme politique congolais. Membre de l’opposition, il est depuis , président du Rassemblement pour la démocratie et le développement (RDD), parti politique fondé par son père, Joachim Yhombi-Opango (1939-2020), ancien président de la république du Congo de à .

Biographie

Origines Jean‑Jacques Yhomby‑Opango naît le en république du Congo. Il est le fils de Jacques-Joachim Yhombi-Opango, premier général de brigade de l’armée congolaise et président de la République du au .

Jeunesse En , Jean-Jacques tente d’intégrer l’école des Cadets de la révolution (actuelle École militaire préparatoire Général-Leclerc), mais sa candidature échoue dans des circonstances qu’il juge liées à des tensions politiques entre son père et le président Marien Ngouabi. Il est ensuite envoyé étudier en France, avant de rentrer au pays en . À son arrivée à Brazzaville, quelques mois après la destitution de son père (), il est brièvement incarcéré avec sa famille.

Au début des années 1980, Jean-Jacques essuie à quatre reprises un refus d’admission dans l’armée congolaise. Selon les explications fournies, ces quatre rejets émanaient d’une décision prise directement par le colonel Denis Sassou-Nguesso, alors président de la République tout en exerçant cumulativement les fonctions de ministre de la Défense .

Rassemblement pour la démocratie et le développement (RDD) Engagé au sein du Rassemblement pour la démocratie et le développement (RDD), parti fondé par son père en 1990 peu avant la tenue de la conférence nationale souveraine (CNS), Jean-Jacques Yhomby-Opango milite d’abord en tant que simple adhérent. Il entre dans les instances dirigeantes du parti en 2016 en qualité de vice-président. Il assure l'intérim de la direction du RDD à la suite du retrait, puis du décès de son père à Paris en .

Élections législatives de 2017 Jean-Jacques Yhomby-Opango annonce sa candidature aux élections législatives de dans la circonscription d'Owando-centre. Confiant dans ses chances de l’emporter, il dénonce néanmoins, dans un communiqué, des dysfonctionnements ayant entaché l'organisation du scrutin. Il est finalement battu dès le premier tour par le candidat du PCT, Joël Abel Owassa Yaucka, malgré sa confiance en la victoire.

Élections législatives de 2022 Le RDD, sous la direction de Jean-Jacques Serge Yhomby-Opango, alors vice-président, décide de ne pas participer aux élections législatives et locales de . Le vice-président du parti justifie ce retrait par des irrégularités constatées dans l’organisation du scrutin, notamment le non-respect des garanties issues de la concertation politique d'Owando ainsi que par la volonté de protéger la sécurité de ses militants. Il critique également le montant élevé des cautions électorales, à savoir pour les législatives et pour les locales.

Présidence du parti À l’issue du congrès ordinaire du Rassemblement pour la démocratie et le développement (RDD), tenu les 15 et à Brazzaville, Jean-Jacques Serge Yhomby-Opango est élu président du parti.

Positionnement et alliances Sous sa direction, le RDD prend ses distances avec la majorité présidentielle en 2019 pour réintégrer les forces de l'opposition, qu’il avait abandonnées en 2009, critiquant la volonté de ses anciens alliés de se maintenir indéfiniment au pouvoir, marquant ainsi un tournant dans l’orientation politique du parti.

Lors de l’élection présidentielle de 2021, le parti soutient la candidature de Guy Brice Parfait Kolélas, leader de l’Union des démocrates et humanistes-Yuki (UDH-Yuki), qui décède du Covid-19 peu après le scrutin.

En 2026, Jean-Jacques participe à la fondation de l’Alliance pour l’alternance démocratique en 2026 (2AD26), une coalition regroupant plusieurs partis d’opposition, bien que Le Mouvement républicain de Destin Gavet s'est retiré de celle-ci. Jean-Jacques exprime la volonté du RDD de jouer un rôle actif à l’élection présidentielle, affirmant que sa formation ne se contentera pas d’un rôle d’appoint. Il plaide également en faveur d’une candidature unique de l’opposition, afin de faire au Parti congolais du travail (PCT).

Non-reconnaissance du parti Le RDD ne figure pas parmi les 42 partis autorisés à exercer légalement leurs activités, selon la liste publiée par le ministère de l’Intérieur .

Rassemblement des forces changement En , Jean-Jacques Yhomby-Opango, annonce la création d’une nouvelle plateforme politique d’opposition, le Rassemblement des forces changement (RFC), rassemblant plusieurs partis dont le Parti social-démocrate congolais (PSDC) de Clément Mierassa. Ce mouvement vise à favoriser l’alternance démocratique à l’élection présidentielle de 2026. Il repose sur deux axes principaux : le dialogue avec le pouvoir sur les conditions d’un scrutin transparent et l’élaboration d’un programme commun, incluant la désignation d’un candidat unique de l’opposition. Présentée comme une prolongation des acquis de la CNS, cette initiative rejette toute prise de pouvoir par la force et s’inscrit dans une dynamique électorale pacifique.

Références

Catégorie:Naissance en janvier 1963 Catégorie:Naissance en république du Congo Catégorie:Personnalité politique congolaise (RC)