Le groupe des Cinq, ou comité des Cinq, est le nom d'un groupe de patriotes français d'extrême-droite visant à préparer l'arrivée des Américains en Afrique du Nord en 1942. Il se constitue en sous la houlette de Jacques Lemaigre Dubreuil.
Les Cinq Jacques Lemaigre Dubreuil, son bras droit Jean Rigault, Henri d'Astier de La Vigerie (un fonctionnaire d'Algérie), Alphonse Van Hecke et Jacques Tarbé de Saint Hardouin. Ce dernier assurant le lien avec les Américains par l'intermédiaire de Robert Murphy (représentant personnel de Roosevelt à Alger). Jacques Lemaigre Dubreuil est un ancien officier devenu par son mariage l'administrateur des huiles Lesieur. Le monde des affaires le conduit dès 1934 à la politique. Il se place très à droite. Il reprend en mains « la Ligue des Contribuables » et rachète le quotidien Le Jour qu'il confie au monarchiste Jean Rigault. Il est ensuite soupçonné de financer la Cagoule, un groupuscule terroriste d'extrême-droite.
Ce groupe noue depuis fin 1941 des rapports avec Robert Murphy conseiller de Roosevelt à Alger .
1940-1942 En 1940, déçu par la défaite, il noue contact avec Henri d'Astier de la Vigerie un officier des renseignements d'Oran qui connait le commissaire Achiary, le chef de la résistance gaulliste en Algérie. Quand les Américains prévoient un débarquement en Afrique du Nord en 1942, Lemaigre Durbeuil demande à Weygand de prendre la tête du mouvement en Algérie, mais ce dernier se dit « trop vieux ». En , il place alors ses espoirs dans le général Giraud, fraichement évadé d'Allemagne en . Les généraux Mast (Alger), Monsabert (Casablanca) et Béthouart (Alger) se rallient alors. Les Américains soutiennent l'initiative par hostilité envers De Gaulle.
Les accords Giraud-Murphy Les accords Giraud-Murphy sont négociés par le groupe des Cinq. Ils sont publiés le matin du débarquement américain (). Ils prévoient : la restauration de l'indépendance de la France et de son empire avec les frontières de 1939 ; la souveraineté française est reconnue par les Américains ; confier la direction des opérations à un militaire français ; des avantages économiques en dollars pour les Américains.
Le débarquement américain du 8 novembre
Quand les Américains débarquent le , l'amiral Darlan se trouve à Alger. Représentant de Vichy, il ordonne d'abord de résister. Mais dès le 10, il accepte de se soumettre aux Américains. Giraud se soumet à Darlan. Et Dubreuil et Rigault rallient également le nouveau gouvernement Darlan à leur tour. Et de nouveaux accords sont signés : les accords Clark-Darlan.
La fin du groupe des Cinq et l'assassinat de Darlan Mais Henri d'Astier ne l'accepte pas et se rallie à Henri d'Orléans, Comte de Paris (et prétendant au trône). Cependant, Roosevelt refuse de désavouer Darlan au profit du comte de Paris.
De Gaulle envoie alors à Alger François d'Astier de La Vigerie. Les frères d'Astier se liguent alors pour demander au Comte de Paris la liquidation physique de Darlan. Le comte de Paris obéit et demande à Henri d'Astier et à l'abbé Cordier de s'en occuper. Quelques jours plus tard, Darlan est assassiné par Fernand Bonnier de la Chapelle, un jeune monarchiste. Mais le comte de Paris n'est toutefois pas choisi pour lui succéder. C'est Giraud qui est choisi par les Américains et de peur d'être à son tour assassiné, il fait fusiller le jeune Bonnier de la Chapelle.
Notes et références
Sources
.
Catégorie:Résistance française