Adoum Maurice Hél-Bongo, né en 1930 à Sarh et mort le à Genève, est un juriste, homme politique et haut fonctionnaire international tchadien. Ministre de la Santé publique et des Affaires sociales dans les années 1960, il poursuit ensuite sa carrière au Bureau international du travail (BIT). En 1993, il préside le Présidium de la Conférence nationale souveraine du Tchad.
Biographie
Formation et débuts
Adoum Maurice Hél-Bongo naît en 1930 à Sarh.. Il étudie le droit à Paris et préside l'Association des étudiants tchadiens en France..
Il est élève de l'École nationale de la France d'outre-mer dans la promotion 1958. Son mémoire de fin d'études, daté de 1958-1959, est consacré à L'Empereur Rabah et son temps..
Parcours
Après ses études, il occupe plusieurs fonctions dans l'administration tchadienne, au sein des ministères de l'Économie et des Finances ainsi que de l'Agriculture et de l'Élevage. Il devient ministre des Affaires sociales en 1964. En 1967, il exerce les fonctions de ministre de la Santé publique et des Affaires sociales... La biographie publiée par l'Organisation internationale du travail dans sa version anglophone situe son passage au ministère des Affaires sociales entre 1964 et 1967..
En 1967, Hél-Bongo entre à l'Organisation internationale du travail (OIT) et prend la direction de son bureau de Dakar. Il rejoint ensuite le siège de Genève, où il dirige l'unité Afrique du Bureau de la coordination des activités pratiques, puis le Service de liaison africain du BIT. De 1981 à 1990, il dirige la Branche des coopératives de l'OIT.
Après sa carrière au BIT, il retourne sur la scène politique tchadienne. En 1993, il préside le Présidium de la Conférence nationale souveraine.. À l'issue de la conférence, il est candidat à la fonction de Premier ministre de la transition. Il obtient 178 voix au premier tour et accède au second tour face à Fidèle Moungar. Celui-ci l'emporte avec 56,56 % des suffrages contre 42,54 % pour Hél-Bongo..
Il rejoint par la suite le Mouvement pour la démocratie et la justice au Tchad (MDJT), dont il devient premier vice-président. En avril 2003, il quitte le mouvement avec Madjadoum Londadjim et Gotnadji Kossi dans un contexte de divisions internes qualifiées de « guerre des clans »..
En 2008, la ville d'Onex, dans le canton de Genève, lui décerne sa Palme d'honneur. La même année, il est invité à prononcer un discours lors de la Fête nationale suisse du .
Adoum Maurice Hél-Bongo meurt le à Genève.. Ses obsèques ont lieu le à l'église Saint-Martin d'Onex, avant son inhumation au cimetière de la commune..
Notes et références
Voir aussi
Articles connexes Politique au Tchad Mouvement pour la démocratie et la justice au Tchad Organisation internationale du travail
Liens externes
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