Fernando Alonso, né le à Oviedo, est un pilote automobile espagnol, premier champion du monde de Formule 1 de l'histoire de son pays, en 2005, au volant d'une Renault, titre qu'il conserve l'année suivante avec la même écurie. Fernando Alonso totalise 32 victoires en Formule 1 (entre 2003 et 2013) et deux succès aux 24 Heures du Mans lors des éditions 2018 et 2019. En 2022, il dépasse le record du nombre de Grands Prix disputés en Formule 1 détenu auparavant par l'ancien pilote et champion du monde Kimi Räikkönen et en 2023, il attaque sa vingtième saison dans la discipline, faisant de lui le pilote ayant la plus longue carrière en F1.

Managé par Flavio Briatore depuis fin 2000, il fait ses débuts en Formule 1 lors de la saison 2001 au sein de l'écurie italienne Scuderia Minardi. Il rejoint ensuite l'écurie française Renault F1 Team, dirigée par Briatore, en tant que pilote-essayeur en 2002 puis en tant que titulaire en 2003. Révélation de l'année 2003 grâce à son succès au Grand Prix de Hongrie qui fait de lui le plus jeune vainqueur de l'histoire de la Formule 1 (record battu par Sebastian Vettel en 2008 puis par Max Verstappen en 2016), il progresse dans la hiérarchie en même temps que son écurie jusqu'à remporter le titre de champion du monde des pilotes en 2005 et de récidiver la saison suivante, devenant le plus jeune champion du monde (record battu par Lewis Hamilton en 2008 puis par Sebastian Vettel en 2010) et le plus jeune double champion du monde de l'histoire de son sport (record battu par Sebastian Vettel en 2011).

Fin 2005, au lendemain de son premier titre mondial, il annonce son départ pour l'écurie McLaren-Mercedes à compter de 2007. Malgré une saison ponctuée par quatre victoires, 2007 est surtout marquée par sa rivalité avec son jeune coéquipier Lewis Hamilton et ses relations orageuses avec son directeur Ron Dennis qui l'amènent à revenir chez Renault en 2008.

Après deux saisons chez Renault (deux victoires en 2008 dont celle controversée de Singapour, aucune en 2009), il signe chez Ferrari et remporte le Grand Prix inaugural de la saison 2010. Leader du championnat du monde 2010 au départ du dernier Grand Prix à Abou Dabi, une mauvaise stratégie de course le prive du titre mondial au profit de Sebastian Vettel. En 2012, il lutte jusqu'au bout avec Vettel pour le titre et s'incline de trois points à l'arrivée de l'ultime course au Brésil. Fernando Alonso est à nouveau vice-champion du monde en 2013 ; s'il obtient deux victoires et dix podiums, il termine à 155 points de Sebastian Vettel. Son succès au volant de la Ferrari F138 le , au Grand Prix d'Espagne, est sa et dernière victoire dans la discipline. Sa saison 2014 est sa moins bonne chez Ferrari, avec deux podiums et une sixième place au championnat du monde.

Après cinq saisons et onze victoires, Fernando Alonso quitte Ferrari et retourne chez McLaren pour faire équipe en 2015 avec Jenson Button et courir avec un moteur Honda. Les débuts du moteur turbo V6 hybride japonais sont extrêmement difficiles et Alonso passe sa saison en fond de grille pour la finir avec 11 points, son plus mauvais classement depuis ses débuts. 2016 est à peine plus satisfaisante, avec deux cinquièmes places, un meilleur tour en course et 54 points au championnat.

En 2017, Alonso qui n'a toujours pas une voiture lui permettant de gagner en Formule 1, se fixe comme objectif de remporter la triple couronne récompensant la victoire au Grand Prix de Monaco, aux 500 miles d'Indianapolis et aux 24 Heures du Mans, que seul Graham Hill détient à travers l'histoire de la course automobile. Il participe pour la première fois aux 500 miles d'Indianapolis lors de l'édition 2017 où il est en position pour la victoire avant son abandon à quelques tours de l'arrivée. En 2018, pour sa première participation, il remporte au volant d'une Toyota TS050 Hybrid, les 24 Heures du Mans, avec Kazuki Nakajima et Sébastien Buemi ; l'année suivante, avec les mêmes coéquipiers, il remporte une deuxième victoire dans la Sarthe et devient le premier pilote champion du monde en Formule 1 et WEC.

Surnommé le Taureau des Asturies par les médias et ses supporters, Alonso a contribué à populariser la Formule 1 en Espagne au point que l'on parle depuis 2003 d'une Alonsomania. Le , il annonce la fin de sa carrière en Formule 1 à l'issue de la saison 2018 et dispute sa dernière course dans la discipline lors du Grand Prix d'Abou Dabi.

En 2020, il dispute son premier Dakar à bord d'un Toyota Hilux puis, en juillet, il annonce son retour en Formule 1 dès 2021 avec son ancienne équipe Renault F1 Team (devenue Alpine F1 Team), aux côtés d'Esteban Ocon et en remplacement de Daniel Ricciardo qui part chez McLaren Racing.

En , il annonce qu'il poursuivra sa carrière en Formule 1 avec Aston Martin F1 Team à partir de 2023, à la place de Sebastian Vettel qui prend sa retraite sportive.

Biographie Les débuts Bien qu'il soit issu d'un milieu relativement modeste, Fernando est initié dès le plus jeune âge aux joies du karting, grâce à son père, passionné de sport automobile. Il remporte quatre fois le championnat d'Espagne de karting en catégorie junior, en 1993, (il a alors 12 ans), en 1994, 1995 et 1996. En 1996, il remporte également la Coupe du Monde Junior. Il gagne les championnats Inter-A d'Espagne et d'Italie en 1997. Il est sacré vice-champion d'Europe Inter-A en 1998.vignette|gauche|La monoplace de Formule 3000 de Fernando Alonso.En 1999, Fernando Alonso accède à la monoplace dans le championnat de Formule Nissan (officiellement dénommé Euro Open MoviStar by Nissan), une série en cours d'internationalisation, mais encore essentiellement centrée sur l'Espagne. Alonso pilote alors pour l'écurie de l'ancien pilote de Formule 1 espagnol (vu chez Minardi) Adrián Campos ; qui deviendra son manager. Pour sa toute première saison en monoplace, Fernando Alonso remporte le titre. Cela lui vaut de décrocher en fin d'année un premier test en Formule 1 sur le circuit de Jerez, au volant d'une Minardi. Malgré des conditions météorologiques piégeuses, Alonso se montre d'entrée de jeu très à l'aise et fait forte impressionFernando Alonso, au nom du père - La Libre, 27 septembre 2005..

En 2000, Alonso accède au championnat international de Formule 3000, au sein de l'écurie Astromega. Dans une discipline où les essais privés sont très limités, l'inexpérience du jeune Espagnol ne lui permet pas de jouer le titre. Mais au fil de la saison, il multiplie les coups d'éclat, comme à Barcelone, où il fait le spectacle dans le cœur du peloton, ou comme sur le sélectif tracé de Spa-Francorchamps, où il décroche la victoire. Les prestations d'Alonso en F3000 n'échappent pas à Flavio Briatore (alors directeur sportif de l'écurie Benetton, récemment rachetée par Renault), qui s'empresse de le prendre sous son aile en lui faisant signer un contrat de management à long terme.

2001-2002 : débuts en Formule 1 chez Minardi puis essayeur chez Renault Trop jeune et inexpérimenté pour être intégré dès 2001 dans l'écurie Benetton-Renault, Alonso est placé par Flavio Briatore dans l'équipe Minardi. Il est le troisième plus jeune pilote de l'histoire à débuter en Formule 1 lorsqu'il fait ses débuts au Grand Prix d'Australie 2001. Si le manque de compétitivité des monoplaces italiennes condamne Alonso à se battre en fond de grille, il n'en réalise pas moins de belles performances compte tenu du matériel dont il dispose. Sa saison est ainsi un succès d'estime qui confirme son potentiel.vignette|gauche|La Minardi PS01 qu'Alonso a piloté lors de la saison 2001.Pour 2002, Briatore estime toutefois qu'une deuxième saison en fond de grille ne serait pas très formatrice, et il préfère le retirer des grilles de départ pour en faire le pilote-essayeur de Renault, dans l'ombre des titulaires Jarno Trulli et Jenson Button. Au printemps 2002, Renault accepte qu'Alonso réalise également un test pour le compte de l'écurie britannique Jaguar Racing (où il réalise de meilleurs chronos que le titulaire Pedro de la Rosa et que les pilotes d'essais habituels de Jaguar que sont James Courtney et André Lotterer) Alonso impresses in Jaguar test bbc.co.ok, 30 mai 2002. Pour les ingénieurs de Renault, les performances d'Alonso et son travail dans la mise au point sont suffisamment probants pour qu'en juillet 2002, son écurie annonce sa titularisation à compter de la saison 2003 en remplacement de Jenson Button Alonso takes Button's drive bbc.co.ok, 20 juillet 2002.

2003-2004 : première victoire chez Renault vignette|Fernando Alonso, lors du Grand Prix des États-Unis 2004. Dès le début de la saison 2003 avec Renault, Fernando Alonso s'affirme comme un des pilotes les plus rapides du plateau. Au Grand Prix de Malaisie, la deuxième manche de la saison, il monte sur son premier podium après avoir obtenu la pole position devenant, à l'époque, le plus jeune poleman de l'histoire de la Formule 1 devant Rubens Barrichello Alonso the first Spaniard to ever take pole formula1.com, 22 mars 2003. En Hongrie, il remporte son premier Grand Prix et bat le record de précocité de Bruce McLaren qui datait de 1959 Alonso takes historic win formula1.com, 24 août 2003(ce record, battu par Sebastian Vettel au Grand Prix d'Italie 2008, est désormais détenu par Max Verstappen depuis le Grand Prix d'Espagne 2016). Il devient alors le premier Espagnol à s'imposer en Formule 1 et termine la saison à la sixième place du classement général, avec 55 points, devançant son coéquipier Jarno Trulli d'une vingtaine de points.

Très attendu en 2004, d'autant plus que les Renault ne cessent de progresser, Alonso déçoit un peu et semble plafonner, comme le prouvent ses performances inférieures à celles de Jarno Trulli, sur la première partie de saison. Le pilote italien remporte même à Monaco la seule victoire de Renault en 2004. Sur la seconde moitié de saison, tandis que les performances des Renault sont en chute libre et que Trulli perd pied, ce qui lui vaut d'être remplacé par Jacques Villeneuve pour les dernières manches, Alonso rentre régulièrement dans les points et assure la quatrième place au classement final.

2005-2006 : double champion du monde vignette|Alonso lors du Grand Prix de Grande-Bretagne 2005. vignette|Alonso devant Schumacher, le duel de la saison 2006. En 2005, sur la lancée d'une fructueuse campagne d'essais hivernaux, Alonso et Renault s'annoncent comme de crédibles candidats au titre mondial. Grâce à un début de saison presque parfait, au cours duquel il enchaîne les victoires et prend un net ascendant sur son équipier Giancarlo Fisichella, Alonso gère sa deuxième partie de saison et contrôle le retour de Kimi Räikkönen, son principal concurrent au volant de la McLaren-Mercedes. Au Brésil, avant-dernière manche de la saison, il remporte le titre mondial devenant, à 24 ans, le plus jeune champion du monde de l'histoire de la Formule 1 (record battu trois ans plus tard par Lewis Hamilton Hamilton bat le record de précocité d'Alonso en 2008, sur statsf1.com, 8 décembre 2010). Il contribue également à la première place de son écurie au championnat du monde des constructeurs.