Karl Ditters von Dittersdorf est un compositeur et violoniste autrichien, né à Vienne le et mort le au Guide de la musique de chambre, Fayard, 2006, , , en Bohême.

Biographie Il montre dès l'âge de une vocation pour la musique, notamment avec un talent extraordinaire au violon. En 1751, il obtient un poste auprès du prince de Saxe-Hildburghausen et étudie la composition avec Giuseppe Bonno. En 1761, il devient soliste à la cour impériale. Il parcourt l'Allemagne, accompagne Christoph Willibald Gluck à travers l'Italie en 1763, réside plusieurs années à Berlin et à Vienne.

En 1764, Dittersdorf est engagé pour diriger l'orchestre de l'évêque de Nagyvárad (en allemand Großwardein, devenue Oradea, en Roumanie), où il succède à Michael Haydn. Il recrute Václav Pichl afin de l'assister.

En 1770, maître de chapelle au service du comte Schaffgotsch, prince-évêque de Breslau, à Johannisberg en Silésie (Prusse), il compose -comiques, parmi lesquels Il viaggiatore americano ( « Le Voyageur américain », 1770) et enseigne à des élèves comme Jean-Baptiste Vanhal.

À la mort de l'évêque, en 1795, Ditters perd son poste. Sans ressources et en mauvaise santé, il est engagé par le baron Ignaz von Stillfried au château de Rothlhotta, en Bohême. Là, sur son lit de mort, il dicte son autobiographie à son fils, qui la publie sous le titre Lebenbeschreibung (« L'Histoire de sa vie, par lui-même », Leipzig, 1801).

Lié avec Christoph Willibald Gluck, Joseph Haydn, Pietro Metastasio et Jean-Paul-Égide Martini, il reste, avec plusieurs d'entre eux ainsi que Michael Haydn, Mozart, Krommer et Carl Philipp Emanuel Bach, l'un des compositeurs les plus importants de la période classique.

Œuvres principales

Dittersdorf laisse environ , dont près de , et plusieurs opéras-comiques.

Quinze symphonies (Vienne, 1785) inspirées par Les Métamorphoses d'Ovide ; Les oratorios Isaaco (« Isaac », 1765), Davidde penitente (« David pénitent », 1770), Ester (« Esther », 1776), Giobbe (« Job », 1786) ; Un Requiem en .

Il écrit des opéras dont plusieurs sont des grands succès, tels Doktor und Apotheker (« Docteur et apothicaire », 1786), qui est l'un des exemples classiques du singspiel allemand, ou encore Hieronymus Knicker (1789) et Das rote Käppchen (« Le Petit Chaperon rouge », 1790).

Ses œuvres les plus jouées restent ses pièces pour contrebasse, dont deux concertos pour cet instrument, puis le concerto pour trompette. On lui doit aussi un concerto pour alto, des cantates et des pièces pour piano, ainsi que plusieurs opéras-comiques, où il imite le genre d'André Grétry.

Musique de chambre Quatuor à cordes en ré majeur ; Quatuor à cordes en si bémol majeur ; Quatuor à cordes en sol majeur ; Quatuor à cordes en ut majeur ; Quatuor à cordes en mi bémol majeur ; Quatuor à cordes en la bémol majeur.

Source

Références

Liens externes

Notice biographique Portrait sur un timbre autrichien de 1974 (175e ann. de son décès)

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