En grammaire de grec ancien, on appelle accusatif absolu une tournure, assez rare, dans laquelle un participe et son sujet (généralement un pronom neutre, souvent sous-entendu) sont tous les deux déclinés à l'accusatifBalme, Maurice and Gilbert Lawall. Athenaze: An Introduction to Ancient Greek. New York: Oxford University Press, 2003. pp 172.. Il s'agit d'une proposition subordonnée sans mot subordonnant.

L'allemand moderne connaît également de telles tournures, quoiqu'elles soient rares.

Exemples Dans l'exemple suivant, le pronom neutre est sous-entendu, n'apparaît à l'accusatif que le participe aoriste συνδόξαν de συνδοκέω, « paraître bon ». Puisque le participe employé est à l'aoriste, il est induit une différence temporelle entre l'action de la proposition à l'accusatif absolu, antérieure, et celle de la principale, qui est consécutive. On pourra donc tout à fait traduire cet accusatif absolu en commençant la proposition subordonnée par la conjonction de subordination puisque.

Notes et références

Liens externes Hélios, langues et cultures de l'Antiquité, le site propose une leçon illustrée d'exemples sur l'accusatif absolu. Philo-Lettres.fr, le tableau résume les différents emplois des cas en grec, l'accusatif absolu est indiqué et illustré d'exemple dans la colonne du cas accusatif.

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