Sethembiso Promise Mthembu, née en 1975, est une militante sud-africaine engagée pour les droits humains. Elle est reconnue pour son activisme contre le VIH/sida et des droits des femmes. Elle compte parmi les premières femmes en Afrique du Sud à révéler publiquement sa séropositivité. Elle cofonde ensuite le Groupe d’action Gugu Dlamini.
Biographie
Enfance et éducation Promise Mthembu naît en 1975 à Umlazi, en Afrique du Sud. Elle grandit dans une famille catholique profondément religieuse.
Mthembu abandonne d'abord l’école à la fin des années 1990, ses parents refusent de payer ses frais universitaires, persuadés qu’elle va mourir. Cependant, elle retourne finalement à l’école et obtient une licence en sciences politiques et en études du développement, ainsi qu’une maîtrise en études du développement à l’Université du KwaZulu-Natal.
Elle poursuit ensuite ses études jusqu’au doctorat, où elle concentre ses recherches sur l’injection contraceptive Depo-Provera.
Activiste contre le VIH À 16 seize ans, elle tombe enceinte et donne naissance à sa fille, Mbali, atteinte de paralysie cérébrale. En 1995, durant sa première année d’études universitaires, elle apprend qu’elle est séropositive.
Quelques mois après son diagnostic, elle rejoint l’Association nationale des personnes vivant avec le VIH/sida (NAPWA) ainsi que la Convention nationale sud-africaine sur le sida (NACOSA) à Durban. Elle révèle publiquement sa séropositivité et devient l’une des premières femmes sud-africaines à franchir ce pas.
Vie privée et débuts À l’adolescence, elle s’engage dans des projets de sensibilisation au sida. Entre 1992 et 1994, elle occupe la présidence du Conseil représentatif des étudiants de son lycée.
Après avoir commencé à assister à des réunions de personnes vivant avec le VIH/sida et à parler publiquement de sa séropositivité, son partenaire devient violent. Malgré ces violences, Mthembu se sent obligée de l’épouser, car il a déjà payé la dot à ses parents. Elle parvient finalement à le quitter, malgré une forte pression sociale.
En 1997, elle se rend à l'hôpital pour le traitement d'un kyste cervical. Les médecins lui diagnostiquent un autre problème gynécologique et n'acceptent de la traiter que si elle accepte d'être stérilisée, la forçant ainsi à subir une stérilisation non désirée.
Activisme
Après le meurtre de Gugu Dlamini, une militante tuée après avoir révélé sa séropositivité, Mthembu fonde le Groupe d'action Gugu Dlamini, qui devient la branche régionale de la Campagne d'action pour le traitement. Elle travaille ensuite pour cette campagne, se concentrant sur la transmission mère-enfant du VIH et siégeant à son comité exécutif national.
En 2004, elle crée le Dialogue des jeunes femmes, un forum pour les femmes séropositives en Namibie et en Afrique du Sud.
Après son déménagement au Royaume-Uni, elle poursuit ce travail à la Communauté internationale des femmes vivant avec le VIH/SIDA.
Plus tard, elle retourne en Afrique du Sud et travaille à l'unité de recherche sur la santé reproductive et le VIH de l'Université du Witwatersrand, et cofonde l'initiative Her Rights en 2008.
Mthembu se bat pour l'égalité d'accès aux traitements pour les personnes vivant avec le VIH/SIDA et contre les stérilisations forcées des femmes séropositives, comme celle qu'elle a subie.
Notes et références
Catégorie:Naissance en 1975 Catégorie:Militante sud-africaine du XXIe siècle