L'église Saint-Cosme-et-Saint-Damien d'Avignon est une église orthodoxe consacrée en 2001 et dépendant de la Métropole orthodoxe grecque de France.

Francophone, elle s'inscrit dans une paroisse fondée en 1979. Elle rassemble des fidèles de diverses nationalités.

Historique Fondation d'une paroisse La paroisse Saint-Côme-et-Saint-Damien est fondée en 1979 à l'initiative de Stéphane Charalambidis, alors vicaire du métropolite grec, à la suite d'une exposition d'icônes à Avignon (prés.), « La paroisse orthodoxe d'Avignon », op. cit. organisée vers 1975, et de deux conférences d'Olivier Clément et Virgil Gheorghiu. Stéphane Charalambidis missionne alors Claude Hiffler, un médecin issu de l'Église catholique, pour contacter des via le Minitel et leur proposer de rejoindre cette nouvelle communauté. Il noue des relations avec le prêtre Cyrille Argenti, qui l'aide dans sa démarche.

Selon le prêtre Georges Eymard, les premiers fidèles sont surtout (à l'exemple du précité Claude Hiffler) d'anciens catholiques , ainsi que des chrétiens orthodoxes d'origine grecque ; ils côtoient également des Turcs.

La paroisse est d'abord hébergée au sein de la chapelle d'un couvent, puis au sein d'un centre culturel remis en état par la municipalité.

La fréquence de célébration est d'abord mensuelle.

Malgré la croissance du nombre de fidèles, l'absence de lieu de culte et d'un desservant permanents constitue un frein au développement de la communauté. Après Stéphane Charalambidis, se succèdent à la présidence de la liturgie les prêtres Denis Guillaume, André Borrely et Michel Hériard-Dubreuil.

Aménagement d'une église À la fin des années 1980, Claude Hiffler parvient à obtenir la mise à disposition d'un préfabriqué au 9 rue du Poème-du-Rhône, dans le cadre d'un bail emphytéotique. Celle-ci est aménagée en église par les fidèles eux-mêmes, qui sont alors une trentaine chaque dimanche, tandis qu'une moniale dénommée Christine réalise l'iconostase, et Marie-Noëlle Garrigou les mosaïques murales.. C'est alors que la paroisse est placé par l'évêque Stéphane Charalambidis sous le patronage de Côme et Damien, anargyres reconnus comme saints par l'Église orthodoxe.

Un legs permet par la suite d'acquérir ce local. Le rythme de célébration passe à deux divines liturgies par mois. À cette époque, c'est surtout Victor Raïsi, higoumène du monastère de La Faurie, qui fait le déplacement pour présider ces dernières ; mais on compte aussi les prêtres , Henri de France, Mihai Tirrier, Emmanuel Viala et Daniel Bresson.

Durant les années 1980 et 1990, diverses conférences sont organisées dans le cadre de la paroisse. Le chœur, dirigé alors par Jean Baumann, pratique un répertoire d'origine slave, avec des répétitions deux fois par mois environ.

Au début des années 2000, elle gagne en visibilité dans Avignon, notamment en participant à des rencontres œcuméniques et des rencontres sur RCF. Le , elle est consacrée par l'archevêque Jérémie Calligiorgis.

Qualifiée en 2003 de en matière de francophonie par la slaviste Sophie Ollivier, elle demeure alors composée majoritairement de Français. Œuvrant pour l'unité pan-orthodoxe, elle héberge d'ailleurs le siège de la Fraternité orthodoxe du Sud-Est.

Nomination d'un prêtre permanent

En 2005, Claude Hiffler, toujours laïc, accepte d'être ordonné diacre pour la paroisse, avant de devenir son premier prêtre permanent deux ans plus tard.. Il meurt en 2010, passant le relais à Frédéric Eymard, ordonné prêtre à son tour sous le nom de .

En 2012, la paroisse attire notamment des jeunes qui se tournent vers le christianisme orthodoxe, des chrétiens issus d'autres dénominations, et des légionnairesVenus selon le prêtre Georges Eymard de Grèce, du Liban, de Syrie, d'Ukraine, de Russie, de Roumanie, de Moldavie, de Serbie, ou encore de Macédoine. affectés au sein des garnisons gardoise et vauclusienne. Le prêtre Georges Eymard remarque alors que la paroisse , le Notre Père étant d'ailleurs récité en une dizaine de languesGrec, russe, roumain, bulgare, allemand, arabe, hébreu, lituanien, voire provençal. au cours d'une célébration intégralement francophone. Des agapes suivent généralement les liturgies dominicales.

Notes et références Notes

Références

Annexes Bibliographie Sophie Ollivier, « L'orthodoxie dans le sud-est de la France », dans Jonathan Sutton et Wil van den Bercken (dir.), Orthodox Christianity and Contemporary Europe, Louvain, Peeters, 2003 ; en particulier « Sacrement de l'autel », p. 465 et 469 . .

Filmographie (prod.), « La paroisse orthodoxe d'Avignon », Orthodoxie, France 2, (présentation en ligne).

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