Alain Akouala Atipault, dit Cerveau bleu et né à Brazzaville, est un homme politique congolais. Il est ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement de 2002 à 2009. Il occupe ensuite le poste de ministre chargé des Zones économiques spéciales de 2009 à 2015, puis de 2016 à 2017. Il est depuis , président de la Commission nationale d’auto-évaluation du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP) - Congo.

Biographie

Jeunesse et famille Alain Akouala Atipault naît à Brazzaville (république du Congo) et grandit à Poto-Poto, arrondissement de la ville. Originaire de Gamboma et d'ethnie Téké-Bangangulu, il est le fils de Maurice Akouala, ancien ambassadeur du Congo en Israël et le frère aîné du pasteur et chanteur chrétien Jean Sylvain Akouala.

Éducation Alain Akouala est titulaire d’un diplôme en marketing et communication obtenu en 1984 à l’université de Nancy.

Carrière politique Alain Akouala Atipault devient en 1995 conseiller en communication du Comité de privatisation des entreprises publiques et conseiller en communication de la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC). Lors de l’élection présidentielle de 2002 en république du Congo, il est porte-parole de la campagne du président Denis Sassou-Nguesso. Après la victoire de ce dernier, Alain Akouala est nommé ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, ainsi que porte-parole du gouvernement, le .

Akouala Atipault est président national de l’association politique Force citoyenne en 2007. Lors des élections législatives congolaises de 2007, il se présente dans la deuxième circonscription de Gamboma mais battu par Guy Timothée Ngantsio Gambou, il fait un recours devant la Cour constitutionnelle qui est finalement rejeté.

Lors de l’élection présidentielle de 2009, il dirige le département des relations extérieures de la campagne du candidat Sassou-Nguesso. Sassou-Nguesso l’emporte face à une opposition affaiblie par les boycotts et disqualifications. Alain Akouala rejette les accusations de fraude, soulignant la présence des observateurs internationaux. Il qualifie de « ridicule » l’estimation de l’opposition selon laquelle la participation n’est que de 10 %.

Le , il devient ministre auprès de la présidence, chargé des Zones économiques spéciales (ZES). À ce titre, il supervise la mise en place de quatre ZES à Ouesso, Oyo-Ollombo, Brazzaville et Pointe-Noire et contribue à la signature d'accords partenariats économiques avec l'Île Maurice.

Le , il défend devant le Parti congolais du travail, le projet de révision constitutionnelle permettant une nouvelle candidature de Sassou-Nguesso, en insistant sur des motifs de gouvernance.

Le , il est écarté du gouvernement puis est alors pressenti pour remplacer Henri Lopes comme ambassadeur en France. Toutefois, il ne sera jamais accrédité par Paris : selon ses propres dires, la France aurait refusé son agrément en raison de certaines prises de position ou propos jugés déplacés, notamment ses critiques à l’égard de déclarations françaises qu’il considérait comme paternalistes et condescendantes.

Il rejoint ensuite l’équipe de campagne de Sassou-Nguesso pour l’élection présidentielle de 2016 comme responsable des opérations électorales. Après la victoire de Sassou-Nguesso, il est de nouveau nommé ministre chargé des Zones économiques spéciales le .

Le , il est à nouveau écarté du gouvernement , remplacé par Gilbert Mokoki.

Surnommé le « Cerveau bleu », Alain Akouala est nommé le , président de la Commission nationale d’auto-évaluation du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP) - Congo.

Notes et références

Catégorie:Ministre de la république du Congo Catégorie:Étudiant de l'université Nancy-I Catégorie:Naissance en juin 1959 Catégorie:Naissance à Brazzaville