Alfred Herman, né le à Liège et mort le à Bruxelles, est un sculpteur, poète et journaliste belge. C'est aussi l'un des fondateurs de la section belge de l'Association internationale des travailleurs, où il milite durant de nombreuses années.

Biographie

Charles Louis Alfred Herman, né le à Liège, est le troisième fils de Marie Françoise Umé et du sculpteur et professeur à l'Académie royale des Beaux-Arts de Liège Lambert Herman. Ses deux frères aînés, Jean et Lambert (d), sont respectivement nés en 1835 et en 1837. Comme leur père, ils seront sculpteurs.

Suivant la tradition familiale, il commence aussi sa carrière en tant que sculpteur, . Effectivement, Herman est rédacteur des Cahiers du travailJournal mensuel de l’Internationale, qui paraît de à ., auteur de et surtout l'un des fondateurs et l'un de la section belge de l'Association internationale des travailleurs. Il participe en tant que délégué de la Belgique au congrès de l'Association en 1871 à Londres, où il vit pendant quelques mois avant de rentrer en Belgique faute d'avoir trouvé du travail en Angleterre, puis en 1872 au congrès qui se tient à La Haye. Il s'éloigne des querelles internes de la section liégeoise de l'Association et n'y occupe plus aucun rôle à partir de la fin de 1872. Au cours de sa carrière de journaliste, Alfred Herman est rédacteur en chef de l'Émancipation et du Frondeur, de Liège, puis collaborateur à La Réforme et à La Nation, de Bruxelles. , il va, pendant , participer activement au mouvement ouvrier belge et défendre . Il rejoint ainsi le Parti ouvrier belge dès sa création en et milite au sein de sa fédération liégeoise.

gauche|vignette|redresse|Adrien de Witte, Frontispice pour le recueil de sonnets d'Alfred Herman Oh ! Les femmes !, 1876 (eau-forte et pointe sèche ; Inv. Delchevalerie-Rassenfosse ; ), Amsterdam, Rijksmuseum.

Début des années 1870, il se lie d'amitié avec le sculpteur Léon Mignon et l'artiste peintre Adrien de Witte, qui sont tous les deux des anciens élèves de son père à l'Académie. Il les aide à imprimer leur premiers essais de gravure vers 1875. L'année suivante de Witte exécute son portrait dans un dessin à la plume, qu'il grave ensuite à l'eau-forte ( du catalogue Delchevalerie-Rassenfosse). L'œuvre présente le visage d'Herman de trois quarts à droite. Il porte des bésicles et il a une moustache et une barbiche. Toujours en 1876, de Witte effectue aussi le frontispice pour son recueil de sonnets Oh ! Les femmes ! .

Alors qu'il est âgé de , le poète-militant meurt le à Bruxelles, succombant . En effet, une lettre qu'il écrit le à Friedrich Engels détaille déjà de graves problèmes de santé dont de violents épisodes de toux et de fièvre qui lui font cracher du sang et provoquent qu'il soit cloué au lit par son médecin pour plusieurs semaines. La rubrique nécrologique du journal Le Peuple considère qu'Alfred Herman, . Le convoi funéraire est escorté par . Il est inhumé au cimetière d'Evere.

Notes et références

Notes

Références

Annexes

Bibliographie

Articles connexes

Liste de sculpteurs belges

Liens externes

Catégorie:Naissance en juillet 1842 Catégorie:Naissance à Liège Catégorie:Décès en mars 1890 Catégorie:Décès à Bruxelles Catégorie:Décès à 47 ans Catégorie:Sculpteur liégeois Catégorie:Sculpteur belge du XIXe siècle Catégorie:Poète belge du XIXe siècle Catégorie:Journaliste belge du XIXe siècle Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière de Bruxelles Catégorie:Membre de l'Association internationale des travailleurs