Mary Hall, née en 1857 et morte en 1912, est une exploratrice britannique qui traverse le continent africain du sud au nord et effectue aussi une expédition en Océanie et l'Extrême-Orient. Elle est considérée comme la première femme à accomplir la traversée de l'Afrique. La publication en 1907 de son récit, A Woman's Trek from the Cape to Cairo, lui fait gagner en notoriété. Son second voyage, dont le récit est publié après sa mort, la conduit en Nouvelle-Zélande, en Australie, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, en Corée et en Chine.

Biographie Mary Hall naît en 1857.. Elle développe un intérêt pour Mary Kingsley dans un contexte de la fin de l'époque victorienne qui ne présente que peu d'arguments favorables à ce qu'une femme entreprenne des voyages. En effet, contrairement aux hommes, ce type d'entreprise ne permet pas aux femmes de s'intégrer dans les opérations menées par les administrations coloniales, les milieux académiques et les activités commerciales..

Elle effectue de nombreux voyages sans publier d'articles avant d'entreprendre son expédition dont le parcours débute au Cap, en Afrique du Sud et remonte dans l'intérieur du continent pour rejoindre Le Caire. L'émergence du chemin de fer lui permet de faciliter ce parcours en se rendant jusqu'à Blantyre. Le reste du voyage fait appel à d'autres moyens de locomotion, l'usage d'un véhicule à moteur étant impossible. gauche|vignette|Photographie de Mary Hall de la Cathédrale Saint Pierre de Likoma en cours de construction en 1905. Arrivée au fleuve Shire, elle constate que celui-ci est trop peu profond. Le bateau, le Monteith, lui permet d'atteindre Fort Johnston depuis Liwonde avec difficulté. Elle remonte le lac Malawi sur un autre bateau, le Domira, et fait escale à Monkey Bay, Kota Kota et Likoma. À Likoma, elle assiste à la construction de la cathédrale Saint-Pierre.. Elle quitte son bateau vers Karonga et entame la poursuite de son expédition à pied jusqu'à afin de sortir du Nyassaland. vignette|Tracé du voyage mené par Mary Hall. Elle est ensuite escortée par des troupes askari lorsqu'elle traverse le territoire colonial allemand.. Cette légère complication l'amènent notamment à rencontrer un dirigeant local qui serait .. Durant ce passage, elle parvient à établir une relation de réciprocité avec le dirigeant, ce qui la distingue de ses homologues qui cherchent à établir une relation d'autorité. Elle parvient à rejoindre Bukoba, traverser le Lac Victoria jusque Mwanza et atteindre Port Florence. À partir de là, elle reprend son parcours en empruntant le chemin de fer jusqu'au Caire.

Elle donne des conférences sur ses voyages à Londres. et en Nouvelle-Zélande.. Elle traverse la Nouvelle-Zélande et l'Australie puis poursuit son périple en Papouasie-Nouvelle-Guinée, aux Philippines, en Corée et en Chine avant de rentrer à Londres par le Transsibérien..

Elle meurt en 1912.

Travaux En 1907, elle publie un récit de son voyage intitulé A Woman's Trek from the Cape to Cairo. Les critiques contemporaines soulignent l'intention accomplie de Mary Hall de rédiger l'ouvrage selon un regard féminin éloigné des visions romancées du continent africain. Sa traversée des territoires allemands, méconnus du public britannique, suscite l'intérêt des critiques..

L'intention initiale de Mary Hall d'appliquer un regard féminin est relevée à la fin du comme une question implicite sur le positionnement des femmes de l'époque victorienne dans les disciplines scientifiques et les travaux académiques. Dans son texte, elle rejette également la notion de supériorité raciale comme source de pouvoir.

Un second ouvrage, A Woman in the Antipodes and in the Far East, est publié en 1914 à titre posthume et relate son second voyage..

Postérité Elle est considérée comme la première femme à avoir voyagé par voie terrestre du Caire au Cap. En 1913, la Royal Geographical Society reconnait l'absurdité de publier des articles rédigés par des femmes sans les accepter comme membres. Mary Hall figure ainsi à titre posthume parmi les 163 femmes admises comme membres cette année-là. Une revue de 1996, consacrée aux femmes admises, commence par la présentation des travaux de Mary Hall.. Son travail est différencié de celui d'un globe-trotter classique par les travaux, observations et commentaires fournis.

Les voyages de Hall sont suivis plus tard par d'autres femmes, notamment Olivia Colville et Charlotte Mansfield.

Notes et références

Liens externes

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