Dangourde est une brebis mérinos née vers 1784 en Espagne et morte le dans la bergerie du château de Croissy.
Biographie Une brebis mérinos En l'an XII, Henri-Alexandre Tessier propose, dans un article des Annales de l'agriculture française, la nécrologie d'une brebis, en se justifiant ainsi : .
vignette|redresse|gauche|Description du troupeau de Jean Chanorier Dangourde est une brebis mérinos, née vers 1784, qui fait partie des 376 moutons importés d'Espagne en France en 1786. Ce troupeau est un don du roi d'Espagne au roi de France dans le but d'améliorer la race des brebis en France.. Le troupeau quitte Villacastín, près de Ségovie, le . À son arrivée en France, une partie est installée dans la bergerie nationale de Rambouillet et d'autres animaux sont dispersés chez différents éleveurs. Dangourde est ainsi conduite au château de Croissy, appartenant à Jean Chanorier, qui a acheté une vingtaine de bêtes de ce troupeau..
Henri-Alexandre Tessier explique que Dangourde porte les signes de son origine : , donc de sa valeur. Il décrit Dangourde comme une , mais la considère ainsi aussi parce qu'elle est féconde longtemps.
Il reconnaît que et que, avec l'âge, ses performances régressent. Néanmoins, ses propriétaires refusent de la faire abattre. On peut y voir une relation spéciale avec un animal en particulier, mais aussi la volonté de démontrer que les brebis peuvent être utiles après l'âge auquel on les abattait généralement, vers sept à huit ans. Ici, Henri-Alexandre Tessier étend cette vie utile jusqu'au-delà de l'âge de quinze ans.
Dangourde meurt le à environ vingt ans. Elle a alors .
Enjeux politiques vignette|redresse|Page de conclusion de l'article d'Henri-Alexandre Tessier. La publication de l'article d'Henri-Alexandre Tessier s'inscrit en opposition à la valorisation du grand homme à l'époque révolutionnaire. Dangourde appartient à un projet de révolution scientifique cherchant à favoriser les progrès agricoles. La Commission d'agriculture et des arts dont Henri-Alexandre Tessier est membre a plusieurs fois sauvé le troupeau dont elle fait partie, menacé par la colère populaire et la gale. La longévité de cette brebis illustre la réussite d'une politique de reproduction et d'amélioration de l'animal utile développée par ces savants.
Henri-Alexandre Tessier insiste sur la valeur de cet animal : . L'exemple de Dangourde est donné pour montrer qu'on peut garder plus longtemps les animaux d'élevage.
F. Grelet, le berger qui s'en occupe et lui donne le nom de Dangourde, est cité plusieurs fois dans le texte comme un professionnel très compétent formé à la bergerie nationale de Rambouillet par Henri-Alexandre Tessier et Louis Jean-Marie Daubenton.
La biographie de Dangourde est proposée comme un moyen de s'instruire. Elle se termine par quatre conclusions précises et ordonnées : . Cette biographie doit être reliée aux recherches alors en cours sur l'amélioration de l'agriculture et de la cuisine afin de multiplier les sources d'alimentation pour promouvoir des alternatives à l'abattage précoce des animaux d'élevage. Elle participe à l'élaboration d'un contrôle républicain des ressources naturelles.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie . . Articles connexes Mérinos de Rambouillet Bergerie nationale de Rambouillet château de Croissy Jean Chanorier Henri-Alexandre Tessier
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