Le premier gouvernement Lecornu est le quarante-septième gouvernement de la française, le huitième sous la présidence d'Emmanuel Macron et le plus éphémère de l'histoire politique françaiseAvec à peine 14 heures entre la nomination des ministres et la démission.

Le , jour de la démission du gouvernement Bayrou, le président de la République nomme Premier ministre Sébastien Lecornu. La nomination de ses ministres de plein exercice intervient le , mais, devant la menace de départ des Républicains, il démissionne dès le lendemainSelon l'usage républicain, le gouvernement démissionnaire assure les affaires courantes jusqu'à la nomination du nouveau gouvernement le ..

Le , Sébastien Lecornu est reconduit pour former son second gouvernement, nommé deux jours plus tard.

Contexte

Le , l'Assemblée nationale rejette la confiance au gouvernement Bayrou, qui est renversé par 364 voix contre et 194 pour, et devient alors le premier gouvernement contraint à démissionner après un vote de confiance défavorable depuis la chute du gouvernement Gaillard en 1958.. Le , François Bayrou remet la démission de son gouvernement au président de la République qui l'accepte et nomme le même jour Sébastien Lecornu au poste de Premier ministre..

Le lendemain de la nomination du Premier ministre, un vaste mouvement social a lieu mettant en cause la politique budgétaire prévue par le gouvernement Bayrou. Dans les jours suivant sa nomination, le Premier ministre procède à des consultations des groupes politiques ainsi que des syndicats pour l'élaboration des lois budgétaires ainsi que la nomination des membres de son gouvernement.

Après quelques jours d'incertitude, la participation de LR au gouvernement est validée le malgré l'opposition de Laurent Wauquiez, président du groupe Droite républicaine.

Formation du gouvernement Nomination Les membres du gouvernement sont nommés le , soit 26 jours après la nomination du premier ministre ce qui constitue le record de la République (précédemment détenu par le gouvernement Barnier avec 16 jours) ..

La plupart des ministres étaient déjà en place lors du gouvernement Bayrou, mais s'ajoutent quelques députés du ainsi que l'arrivée d'Éric Woerth et le retour de Bruno Le Maire, ministre de l'Économie de 2017 à 2024.

Sur 18 nominations, 4 sont des membres des Républicains et 8 en sont des anciens membres, venant des franges plus à droite du bloc central. Malgré cela, Bruno Retailleau, reconduit à l'Intérieur, déclare le soir-même que la composition du gouvernement souhaitée par Les Républicains, qui réclamaient un tiers des ministères... Dès la nomination, la rupture de l'UDI avec le socle commun est actée, aussi aucun membre du Parti radical n'est présent mais le parti reste toutefois dans la coalition gouvernementale.

Réactions Peu après la nomination, les divers dirigeants des partis de l'union de la gauche composant le Nouveau Front populaire expriment leur colère contre cette nouvelle équipe gouvernementale : Fabien Roussel (PCF) évoque un quand Jean-Luc Mélenchon (LFI) le décrit comme un ; Marine Tondelier (LÉ) décrit ces nominations comme une et un et Olivier Faure (PS) parle lui d'un au complet....

De l'autre côté de l'échiquier politique, Jordan Bardella (RN) critique également la composition du gouvernement en postant sur X (ex-Twitter) : ; Éric Ciotti (UDR) se montre tout aussi critique, postant sur X :

Démission Devant la menace de départ des Républicains, Sébastien Lecornu remet la démission de son gouvernement le , le lendemain de la nomination de ses ministres de plein exercice et avant même la tenue de son premier conseil des ministres, prévu dans la journée à 13 heures. Emmanuel Macron l'accepte dans la foulée.. Les passations de pouvoir ont également été annulées..

Avec à peine entre la nomination des ministres et la démission., c'est le gouvernement le plus éphémère de l'histoire de la République française., devant le second gouvernement Queuille en 1950 et le second d'Édouard Herriot en 1926, qui avaient duré deux jours, ainsi que celui de Frédéric François-Marsal, formé le et désavoué le surlendemain par la Chambre des députés, entraînant le départ du président de la République Alexandre Millerand trois jours plus tard.

Emmanuel Macron accepte la démission de Sébastien Lecornu mais lui demande de mener « d'ultimes négociations » de deux jours afin d'aboutir à une « plateforme d'action » pour la « stabilité du pays ». Le , ce dernier conclut qu'il y a à l'Assemblée , un chemin possible sous conditions, pour qu'il soit adopté d'ici le , et . Le soir même, l'Élysée annonce la nomination d'un Premier ministre .

Sébastien Lecornu est de nouveau nommé Premier ministre le aux alentours de , avec la mission de tout faire pour donner un budget à la France, qu'il déclare accepter « par devoir ».

Affaires courantes Selon l'usage républicain, les membres du gouvernement démissionnaire, y compris ceux nommés la veille (et n'ayant donc pas exercé leur poste de plein exercice, les passations de pouvoirs n'ayant pas eu lieu), restent chargés des affaires courantes jusqu'au , date de nomination des ministres du second gouvernement Lecornu, à l'exception de Bruno Le Maire, ministre des Armées et des Anciens Combattants, dont les attributions ont été transférées au Premier ministre le à sa demande.

Déclaration de politique générale La déclaration de politique générale de Sébastien Lecornu, prévue le mardi ., a été annulée en raison de la démission du gouvernement la veille.

Composition initiale Premier ministre Premier ministre, chargé de la Planification écologique et énergétique : Sébastien Lecornu

Ministres d'État +TitreTitulaireMinistre d'État, ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la RechercheÉlisabeth BorneMinistre d'État, ministre des Outre-merManuel VallsMinistre d'État, Garde des Sceaux, ministre de la JusticeGérald DarmaninMinistre d'État, ministre de l'IntérieurBruno RetailleauMinistre d'État, ministre des Armées et des Anciens CombattantsBruno Le Maire Ministres +TitreTitulaireMinistre du Travail, de la Santé, des Solidarités, des Familles, de l'Autonomie et des Personnes handicapéesCatherine VautrinMinistre de la CultureRachida DatiMinistre de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et énergétiqueRoland LescureMinistre de l'Europe et des Affaires étrangèresJean-Noël BarrotMinistre de l'Aménagement du territoire, de la Décentralisation et du LogementÉric WoerthMinistre de la Transition écologique, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer et de la PêcheAgnès Pannier-RunacherMinistre de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaireAnnie GenevardMinistre des Comptes publicsAmélie de MontchalinMinistre de la Transformation et de la Fonction publiques, de l'Intelligence artificielle et du NumériqueNaïma MoutchouMinistre des TransportsPhilippe TabarotMinistre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associativeMarina Ferrari

Ministres délégués +TitreMinistre de tutelleTitulaireMinistre déléguée chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminationsPorte-parole du GouvernementPremier ministreAurore BergéMinistre délégué chargé des Relations avec le ParlementMathieu Lefèvre

Galerie du Gouvernement Premier ministre PortraitFonctionNomParti80px|Sébastien LecornuPremier ministre, chargé de la Planification écologique et énergétiqueSébastien LecornuRE

Ministres d'État PortraitFonctionNomParti 80px|Élisabeth BorneMinistre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la RechercheÉlisabeth Borne RE/D&P 80px|Manuel Valls Ministre des Outre-mer Manuel Valls RE 80px|Gérald Darmanin Garde des sceaux, ministre de la Justice Gérald Darmanin RE/POP 80px|Bruno Retailleau Ministre de l'Intérieur Bruno RetailleauLR 80px|Bruno Le Maire Ministre des Armées et des Anciens Combattants Bruno Le Maire RE

Ministres PortraitFonctionNomParti 80px|Catherine Vautrin Ministre du Travail, de la Santé, des Solidarités, des Familles, de l'Autonomie et des Personnes handicapées Catherine Vautrin RE 80px|Rachida Dati Ministre de la Culture Rachida Dati LR 80px|Roland Lescure Ministre de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et énergétique Roland Lescure RE 80px|Jean-Noël Barrot Ministre de l'Europe et des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot MoDem 80px|Éric Woerth Ministre de l'Aménagement du territoire, de la Décentralisation et du Logement Éric Woerth RE 80px|Agnès Pannier-Runacher Ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer et de la Pêche Agnès Pannier-Runacher RE 80px|Annie Genevard Ministre de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire Annie Genevard LR 80px|Amélie de Montchalin Ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin RE 80px Ministre de la Transformation et la Fonction publiques, de l'Intelligence artificielle et du Numérique Naïma Moutchou HOR 80px|Philippe Tabarot Ministre des Transports Philippe Tabarot LR 80px|Marina Ferrari Ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative Marina Ferrari MoDem

Ministres délégués PortraitFonction Ministre de tutelleNomParti ou nuance 80px|Aurore Bergé Ministre déléguée chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, porte-parole du GouvernementPremier ministre Aurore Bergé RE 80px|Mathieu Lefèvre Ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement Mathieu Lefèvre RE

Représentativité Parité +FonctionNombreNombrePourcentage de paritéHommesFemmesHommesFemmesPremier ministre110100 %0 %Ministre d'État54180 %20 %Ministre114736 %64 %Ministre délégué21150 %50 %Ensemble1910953 %47 %

Répartition partisane Parti Premierministre Ministresd'État Ministres Ministresdélégués TotalRépartition le 1 5 11 2 19 Renaissance 1 4 5 2 12 Les Républicains 1 3 4 Mouvement démocrate 2 2 Horizons 1 1

Relations avec le Parlement Le gouvernement n'a pas eu de relations directes avec le parlement du fait de sa démission rapide.

Notes et références Notes

Références

Voir aussi Articles connexes 2025 en France Crise politique française depuis 2024 Gouvernement Lecornu II

Liens externes

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