L'attaque de Malende a lieu le lors de la crise anglophone au Cameroun.

Contexte

Les régions occidentales du Cameroun sont en proie à des combats depuis que des séparatistes anglophones ont lancé une rébellion en 2017 dans le but déclaré de se séparer de la majorité francophone. Ils visent à établir un État anglophone indépendant dans l'ouest du pays. Les tensions, qui ont commencé par des manifestations pacifiques organisées par des avocats et des enseignants, sont devenues mortelles à la suite d'une répression gouvernementale. Le gouvernement accuse les séparatistes de commettre des atrocités contre les civils. Le conflit a fait plus de et plus de , selon l'International Crisis Group (ICG).

Selon The Cameroon News Agency, quelques semaines avant l'attaque, les forces gouvernementales ont patrouillé dans la région, à la recherche d'engins explosifs improvisés (EEI).

Déroulement Dans la matinée du , une patrouille militaire du Bataillon d'intervention mobile (BIM) est attaquée lors d'une mission de relève dans la localité de Malende, près de Buéa, dans la région du Sud-Ouest du Cameroun, sur l’axe Buéa-Kumba. Les soldats sont pris au piège par un EEI dissimulé par les séparatistes dans une plantation de caoutchouc non loin du camp de la Cameroon Development Corporation (CDC). Le déclenchement d'un engin explosif au passage de leur véhicule, tue sept soldats sur le coup, tandis qu'un autre décède à l'hôpital.

Revendications Le jour même de l'attaque, celle-ci est revendiquée par le groupe séparatiste Fako Unity Warriors.

Réactions Le , l'homme politique Maurice Kamto exprime sa solidarité avec les familles des victimes et les forces de défense et de sécurité, et souhaite un prompt rétablissement aux blessés. Il invite le Président de la République à faire preuve de compassion et d'humanité par un geste officiel, tel que la déclaration d'un jour de deuil national en hommage aux victimes civiles et militaires du conflit.

Selon l'avocate Michèle Ndoki, .

Le politologue Christopher Fomunyoh déclare que cette attaque est .

Le , l'ambassade de France au Cameroun déclare sur Facebook et X : .

Le Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN), dirigé par Cabral Libii, déclare : .

Le Front social démocrate (FSD), par la voix d'Achille Leudjo, dénonce l'affaiblissement de la sécurité et du tissu social, la vulnérabilité des forces de défense et la rupture de l'unité nationale.

Notes et références

Malende Catégorie:Attentat de l'Ambazonie Malende Catégorie:2025 au Cameroun Catégorie:Septembre 2025 Catégorie:Terrorisme en 2025