est un film japonais réalisé par Seijun Suzuki, sorti en 1966., issu d'un roman de Tōkō Kon.
Synopsis Tsuyuko Takeda, jeune fille convoitée par de nombreux hommes du petit village de la province de Kawachi, fuit sa famille pour rejoindre Osaka. Elle devient hôtesse au cabaret Dada, puis chanteuse, avec un succès certain auprès de la gent masculine. Elle accepte d'héberger l'un d'entre eux, qui s'est ruiné pour elle, puis elle est repérée par Yoko Kashima, une directrice d'agence de mannequins, qui lui propose de venir s'installer chez elle. Un ami de Yoko, Seiji Takano, attiré par Tsuyuko, lui révèle que Yoko est homosexuelle et propose de l’héberger à son tour. Mais Tsuyuko retrouve par hasard son premier amour, Akira, et s'installe avec lui. Pauvre, persuadé de faire fortune en découvrant une source chaude mais manquant de fonds, Akira finit par pousser Tsuyuko à accepter un rôle d'escort girl auprès d'un homme riche, Saito, par l'intermédiaire de Seiji. Chobei Saito acceptera de financer Akira s'il tourne une scène de sexe avec Tsuyuko. Elle finira par s'affirmer et revendiquer son indépendance.
Fiche technique Titre original : Titre français : Carmen de Kawachi Réalisation : Seijun Suzuki Scénario : Katsumi Miki d'après le roman de Tōkō Kon Photographie : Shigeyoshi Mine Musique : Montage : Décors : Takeo Kimura Société de production : Nikkatsu Pays de production : Langue originale : japonais Format : noir et blanc - 2,35:1 - mono Genre : comédie dramatique Durée : 89 minutes Date de sortie : Japon : . France : .
Distribution Yumiko Nogawa : Tsuyuko Takeda : Akira Sakata : Seiji Takano : Kiku Takeda : Senko Takeda : Yukie : Yoko Kashima : Hiroshi Chō Etsuko Wada : Yōko Yokota Zenpei Saga : Saito
Commentaires Après La Barrière de chair et Histoire d’une prostituée, Seijun Suzuki termine avec Carmen de Kawachi une trilogie autour de la femme japonaise. Yumiko Nogawa joue dans ces trois films qui dénoncent une société patriarcale, exploitant le corps des femmes.
Le titre du film fait référence à Carmen, l'opéra de Georges Bizet, qui célèbre la quête de liberté et d'indépendance d'une jeune femme et dont le célèbre aria L'amour est un oiseau rebelle est chanté en japonais, version rock, par Tsuyuko sur le bar du club Dada. Le film a fait l'objet d'une restauration 4K en 2025 en collaboration avec Nikkatsu Corporation à partir des négatifs image et son. Les scans ont été réalisés par Nikkatsu Corporation / Imagica Entertainment Media Services, Inc., la restauration image et l'étalonnage par SVS – Peter Crocker et la restauration son par FPA France – L.E. Diapason.
Le film est l'une des "splendeurs enfouies" dans la carrière de ce styliste fou furieux dont le radicalisme esthétique a influencé de nombreux cinéastes contemporains tels Jim Jarmusch ou Wong Kar-wai. Ce film contient "la séquence la plus ouvertement méta-cinématographique des films Nikkatsu de Suzuki, et peut-être même de toute son œuvre" William Carroll.
Notes et références
Liens externes
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