Reguieg el Habib Ould El Hadj Miloud (1873 - ) est un notable oranais, bachagha, délégué financier, propriétaire-agriculteur de vastes domaines et personnalité engagée dans la vie publique de l’Algérie durant la première moitié du .
Il est particulièrement connu pour son rôle au sein des Délégations financières algériennes, son mécénat en faveur de l’instruction publique et de la formation des jeunes, ainsi que pour ses nombreuses distinctions, dont la Légion d'honneur, dans laquelle il est promu jusqu’au grade de grand officier en 1938.
Biographie Origines et formation Né en 1873 dans le département d'Oran, Reguieg Habib appartient à une famille de notables et de nobles (chérifs) musulmans d'ascendance Idrissides de la tribu des Mehadja de la région sur oranaise . Il est le fils de Reguieg Hadj Miloud et le petit-fils de Reguieg Hadj Mohamed, ami de l'émir Abdelkader, financeur de la bataille de la Macta et l’un des premiers à avoir subi une dépossession de à sur 9 000 hectares ainsi qu’une spoliation de chevaux et de bœufs par le Gouvernement français, après la chute de l’Ouest.
Dans sa généalogie, il est également l’arrière-petit-fils de Sidi AbderrezakLes recherches effectuées par le colonialisme français au moment de la création de l'état civil.. Il suit des études normales en Algérie, où il révèle un goût prononcé pour les mathématiques. Son nom apparaît dans la presse locale dès le début du ...
Propriétaire et activités économiques Grand propriétaire, il administre un domaine agricole de plus de en Oranie. Il développe également des activités d’exportation de dattes et de moutons, destinées aux marchés régionaux et internationaux. Son parcours illustre le rôle joué par les notables musulmans dans l’éducation, la finance et l’agriculture en Algérie coloniale. vignette|Portrait du Bachagha Habib Ould El Hadj Miloud Benabderrezak El Mhadji|gauche Héritier d’une autorité et d’une noblesse familiale, il est successivement nommé caïd, agha puis bachagha, un statut qui lui confère reconnaissance et respect auprès des populations locales, tout en faisant de lui un intermédiaire privilégié auprès de l’administration coloniale..
Engagement dans les Délégations financières (1925–1934) alt=Le Républicain sud-oranais Messager de l'Ouest 18 dec 1925|vignette|redresse|Le message de Reguieg Habib le jour de son intégration au Délégations financières (1925).. Élu en 1925 aux délégations financières algériennes, section arabe, par plus de , il y exerce les fonctions de secrétaire puis de vice-président jusqu’en 1934. Il s’attache avec passion, compétence et vigueur à défendre les intérêts de sa région natale, revendiquant l’égalité des droits entre autochtones et colons. Cette assemblée consultative, créée en 1898, réunissait des représentants des différentes composantes de la société coloniale afin de débattre du budget de l’Algérie. Dans ce cadre, Reguieg plaide notamment pour le développement des infrastructures rurales, de l’enseignement et de la formation professionnelle.
Actions, initiatives et engagements sociaux Habib Reguieg se distingue par son attachement constant au progrès et à l’innovation. En , avec son frère l’Agha Reguieg Abdelkader, il finance un projet expérimental de construction d’un aéroplane. Père de nombreux enfants, il développe un vif intérêt pour l’instruction publique et s’investit activement dans la vie scolaire locale. Président du comité des parents d’élèves de son école municipale, il multiplie les dons en faveur de l’enseignement, ce qui lui vaut d’être nommé officier des Palmes académiques en 1930.
vignette|Journal officiel de la République française. Lois et décrets 24 février 1930 nomination au titre d'officier d’académie..|342x342px Il fut aussi connu pour ses actes de dévouement avec son frère, L'Agha Abdelkader. Comme le rapporte L'Écho d'Oran du , ils ont déclaré à la mairie la découverte d'une caisse perdue.
Il participe, en tant que vice-président de la délégation financière, à un programme permettant à quatre-vingts jeunes Algériens d’apprendre un métier et de mettre en valeur leurs compétences.. Habib se montre également très actif dans la solidarité locale : il est président d’honneur, en , d’un comité d’aide aux sinistrés d’Oranie et participe aux fêtes des Trembles en . Le , il fut invite a la célébration de la Waada (fête maraboutique) de Sidi Ghalem à Tafraoui.. L'Écho d'Oran relate cet événement en soulignant la présence parmi les « notabilités indigènes » de « M. Reguieg, délégué financier, et avec lui son fils, le tout jeune caïd Reguieg, de Mercier-Lacombe ».
vignette|Message de Reguieg Habib après sa défaite aux élections cantonales d’.|266x266px
Sur le plan politique, il se présente à plusieurs reprises aux élections cantonales en Oranie, notamment en .
Figure publique respectée, il multiplie les apparitions officielles : il accompagne le préfet d’Oran lors d’une tournée à Lourmel en ., il est membre du comité d'honneur pour accueillir les étudiants musulmans d'Afrique du nord en (les fêtes durent une semaine a Lourmel) , il est invité au congrès de la Fédération des élus indigènes comme représentent de l'arrondissement d'Oran le ., il participe à l'accueil du gouverneur général de l'Algérie à Alger en . et il accompagne les gouverneurs dans leurs visites en Oranie.
vignette|centré|Le retour du gouverneur général à Alger, ..|300x300px Décès vignette|Nécrologie de Habib Reguieg.|383x383px Reguieg Habib Ould L’Hadj Miloud décède le au Trembles, près de Sidi Bel Abbès. Sa disparition est relayée dans la presse oranaise et algéroise, qui souligne la perte d’une personnalité de premier plan, attachée à la recherche et à la justice.
Distinctions — . — .. — . — .. — . --- . --- .
Décorations étrangères
Sources
Notes et références
Liens externes
Voir aussi Reguieg Abdelkader Ould El Hadj Miloud -le frere Khaled Reguieg -le fils(Moudjahid a l'OCFLN) Reguieg Abdelkader -le fils (Moudjahid au FLN) Reguieg El Hadj Mohamed- le fils Reguieg el Hadj Ould Mohamed -le neveu
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