La Petite Suite est une œuvre pour piano en plusieurs numéros du compositeur russe Alexandre Borodine, écrite en 1885.
Contexte et création Alexandre Borodine écrit sa Petite Suite en 1885 et la dédie à la comtesse Louisa de Mercy-Argenteau. À l'origine, le compositeur avait prévu un programme dont on conserve l'esquisse (Rêverie, Sérénade, Nocturne) et qui avait pour titre : Petit poème d'amour d'une jeune fille.
Structure La suite comprend sept mouvements, formant une collection disparate :
Dans le monastère (andante religioso, mineur) Intermezzo (fa majeur) Mazurka I (allegro, ut majeur) Mazurka II (fa majeur) Rêverie (andante, majeur) Sérénade (allegretto, majeur) Nocturne (andantino, mineur)
Analyse
Dans le monastère Le premier mouvement est sous-titré . C'est une pièce dont l'esprit fait penser à Modeste Moussorgski par ses sons de cloches, sa ligne mélodique religieuse et archaïsante, et sa façon de développer de manière chorale.
Intermezzo Le deuxième mouvement est sous-titré . Elle est indiquée mais tient en réalité plutôt de la mazurka. C'est une pièce à l'aspect de danse de salon. La mélodie est travaillée, et les harmonie de la section médiane sont très recherchées.
Mazurka I Ce mouvement est sous-titré . Ce pourrait être une mazurka de bal, vigoureuse et claire.
Mazurka II La seconde mazurka est sous-titrée . Elle contraste fortement avec la précédente. La mélodie pourrait être celle d'un violoncelle, jouée par la main gauche du piano. Elle se rapproche de l'esprit de Frédéric Chopin.
Rêverie Concentré en une unique page, la cinquième pièce est sous-titré . C'est le centre névralgique de la suite. Elle évoque parfois la Rêverie des Scènes d'enfants de Robert Schumann. dans l'andantino de son Quatuor à cordes.
Sérénade L'avant-dernier mouvement porte le sous-titre de . C'est une pièce qui reprend le goût hispanique du Groupe des Cinq dans des harmonies luxuriantes.
Nocturne La septième et dernière pièce est sous-titrée . C'est une pièce dont le balancement hypnotise, et qui dégage une mélodie en accord qui se clôt sur une cantilène dans le médium et le grave du piano. On y retrouve des aspects de Frédéric Chopin, mais aussi les prémices de Claude Debussy.
Références
Bibliographie
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Liens externes
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