Le site archéologique de Thala est un site archéologique tunisien situé sur la dorsale et qui, en dépit d'une histoire antique prestigieuse, conserve peu de vestiges. Le site est localisé dans la ville actuelle de Thala, rare exemple de ville ayant conservé son nom antique.

Localisation et étymologie La ville de Thala, qui a conservé son nom antique, est située à une altitude d'environ , à de Sicca Veneria et à une vingtaine de kilomètres d'Ammaedara.

Histoire Histoire antique

La ville est liée au royaume massyle avec les rois Massinissa, Jugurtha ou Micipsa. Elle est prise par Quintus Caecilius Metellus Numidicus en lors du siège de la ville.

Tibère décide de créer une route reliant Ammaedara (Haïdra) à Tacape (Gabès), ce qui détourne les flux des espaces des tribus berbères. Une révolte a lieu derrière Tacfarinas et, avec sa défaite, la région est soumise à Rome.

Les divinités puniques Tanit, Cælestis, Pluton et Saturne avaient leur sanctuaire dans la cité.

La ville devient municipe à la fin du ou dans le cours du . En 209-210, c'est un élément fortifié dépendant d'Ammaedara.

Aucun témoignage du christianisme n'est antérieur au , où le nom de l'évêque Urbanus est cité comme donatiste pour la conférence de Carthage de 411. Un autre évêque est connu par un élément épigraphique, Faustinianus.

Durant l'époque byzantine, le site est important dans l'organisation militaire de la région mise en place par Justinien.

Histoire des fouilles L'édifice chrétien est fouillé dans les années 1960 puis dans les années 1990.

Description des vestiges Cité importante tant dans les sources que dans l'histoire de la région, Thala a conservé peu de vestiges car la ville contemporaine s'est installée à son emplacement. Les vestiges conservés permettent d'évoquer les différentes étapes de l'histoire de la ville.

Vestiges conservés Des sépultures mégalithiques sont conservées à la sortie de la ville.

De l'époque romaine sont conservés une nécropole et un mausolée, dans un quartier moderne. Le mausolée, , mesure sur , les murs étant larges de . Il comportait deux étages..

Une place dallée est conservée partiellement, peut-être liée au forum, avec une église datée du . L'église a utilisé le forum ou un temple à cour. La est au musée national du Bardo. L'église mesure sur et était accessible par le côté. Une séparation entre la nef et les bas-côtés est réalisée au moyen de réemploi de pierres tombales païennes. Certains murs réutilisés étaient en grand appareil alors que d'autres étaient en moellons. L'ouverture de l'édifice a changé au cours de son histoire. Le comprenait trois neufs ou six travées, avec une abside semi-circulaire et deux sacristies.

Les fouilles de l'édifice ont démontré que l'église occupait l'espace d'un temple consacré à Saturne et ont livré un bétyle. et d'autres vestiges tant architecturaux que des stèles.

L'édifice comportait deux chœurs ou absides, l'un des espaces étant liturgique et l'autre étant consacré aux saints ou aux martyrs. Une table d'autel circulaire mentionnant les saints Laurent, Sixte et Hippolyte a été retrouvée, témoignant peut-être de la conservation de reliques sur le site. L'artefact, daté du , est conservé au musée archéologique de Sbeïtla. L'emplacement de l'autel a été reconnu. Les fouilleurs ont retrouvé des fragments de ainsi que des tombes.

Les alentours de la ville conservent des vestiges fortifiés byzantins, en particulier dans le nord de la ville sur la route d'Ammaedara.

Église disparue Une église fouillée en 1898 mais depuis disparue comportait des éléments provenant d'un sanctuaire à Saturne.

Une autre église d'époque byzantine a été identifiée au sud de la ville au ; l'édifice était doté de mosaïques dans la nef et les bas-côtés. Certaines mosaïques en provenant sont conservées au musée national du Bardo : la dédicace, une inscription funéraire, et des symboles chrétiens. Le plan levé par Eugène Sadoux a été publié par Paul Gauckler en 1913.

L'édifice a connu des modifications. Dans son premier état, il faisait sur en . Des mosaïques étaient présentes dont la dédicace d'un certain Zanccarius. Dans le , il y avait trois nefs et neufs travées. L'édifice était pourvu d'une abside semi-circulaire ainsi que deux sacristies.

Dans un second temps, l'édifice est réduit et mesure seulement sur , une partie des anciens murs étant conservée. Le mesurait sur , avec trois nefs et quatre travées. L'abside était polygonale. Ce dernier état n'a pu être daté.

Références

La Tunisie du centre-ouest : les hautes steppes

Basiliques chrétiennes d'Afrique du Nord

Dictionnaire de la civilisation phénicienne et punique

Voir aussi

Bibliographie

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Lien interne Afrique romaine

Liens externes . .

Thala