André Jonas Vladimir Paraison est un haut cadre de la Police nationale d’Haïti (PNH). Il est nommé Directeur général par intérim de l’institution policière le , en remplacement de Rameau Normil. Sa nomination survient dans un contexte de crise sécuritaire majeure marquée par la montée en puissance des gangs armés et l’affaiblissement de l’autorité de l’État.

Nomination Le , le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) nomme Paraison Directeur Général a.i. de la PNH.

La cérémonie d’installation, organisée à la Villa d’Accueil à Port-au-Prince, s’est déroulée en présence de Laurent Saint-Cyr (président du CPT), du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et de plusieurs ministres, dont celui de la Justice et de la Sécurité publique.

Il succède à Rameau Normil, qui avait dirigé la PNH pendant treize mois. Sa nomination est perçue comme une tentative de redonner une nouvelle dynamique à l’institution policière, souvent critiquée pour son incapacité à contenir l’insécurité.

Contexte sécuritaire Lors de sa prise de fonction, Haïti est plongée dans une crise sécuritaire sans précédent : Les gangs armés contrôlent une large partie de Port-au-Prince et certaines zones de province. Des centaines de milliers de personnes sont déplacées, fuyant les violences. Les infrastructures publiques et policières sont détruites ou paralysées. L’économie nationale et le fonctionnement des services essentiels, tels que la santé et l’éducation, sont fortement perturbés.

Dans ce climat, Paraison hérite d’une institution fragilisée par le manque de moyens, la démotivation des effectifs et les critiques d’une population en quête de protection.

Objectifs et priorités Dès son installation, André Jonas Vladimir Paraison fixe plusieurs axes prioritaires :

Renforcer le renseignement et la logistique pour anticiper les mouvements criminels. Neutraliser les chefs de gangs et les remettre à la justice dans le respect de la légalité. Moderniser la formation policière et recruter de nouveaux agents pour compenser les pertes humaines. Améliorer la communication institutionnelle pour restaurer la confiance entre la police et la population. Coopérer avec les partenaires internationaux, notamment dans le cadre des missions d’appui sécuritaire.

Actions et restructuration interne Peu après son arrivée, Paraison procède à plusieurs changements dans le haut commandement de la PNH : Berson Soljour est nommé directeur de cabinet du DG a.i. Jacques Joël Orival prend la tête de la Direction Centrale de la Police Administrative (DCPA). Alain Auguste est désigné directeur de la DCASG (Direction Centrale de l’Administration et des Services Généraux).

Il tient rapidement sa première réunion du Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN) et rencontre plusieurs partenaires diplomatiques, dont l’Ambassadeur du Canada, pour discuter de coopération sécuritaire.

Polémiques et controverses La carrière de Paraison n’a pas été exempte de controverses :

En , un juge d’instruction de Saint-Marc émet un mandat d’arrêt contre lui, l’accusant de participation à une affaire de trafic d’armes en 2016. Il est également cité dans des dossiers de faux et usage de faux, blanchiment d’argent et association de malfaiteurs. En , la Cour d’Appel des Gonaïves ordonne l’abandon des charges, invoquant l’absence de preuves solides et des abus procéduraux.

Vie personnelle et blessures En , alors qu’il dirigeait la sécurité du Palais national, Paraison est blessé par balle à la jambe lors d’une attaque de gangs. Cet épisode illustre la proximité de son engagement sur le terrain face aux violences armées.

Peu d’informations publiques sont disponibles sur sa vie familiale, ses origines ou son parcours académique.

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