Les Amis du socialisme français et de la Commune est une association d'extrême-droite française fondée en 1966 par Jean-Marie Aimot.

Histoire

Fondation et membres Lancé en par Jean-Marie Aimot, ancien membre du Parti populaire français (PPF) et Pierre Dominique (ancien membre de l'Action française et collaborationniste puis directeur de Rivarol), Les Amis du socialisme français et de la Commune nomme dès sa création comme président d'honneur le fasciste Maurice Bardèche tandis que se joignent au groupe l'écrivain et ancien Waffen-SS Marc Augier connu sous son nom de plume Saint-Loup, et d'autres personnalités comme Jean Ribailler, René Dayras (auteur d'une brochure sur le communard Eugène Protot) et des collaborateurs de Défense de l'Occident. La naissance de l'association est quant à elle annoncée dans Socialisme européen, bulletin lyonnais dirigé par Pierre Vial, ancien d'Europe-Action et futur secrétaire-général du GRECE. Buts et actions vignette|335x335px|Jean-Gilles Malliarakis devant le Mur des fédérés dans les années 1990. L'association se donne pour but principal d'« aider à la renaissance du socialisme dont la doctrine à la suite de la Commune a été étouffée, falsifiée, détournée par le courant de la pensée marxiste », socialisme national incarné selon eux par les figures de « Proudhon, Blanqui, Sorel, Fourier, Saint-Simon et Le Play ». Lors d'une commémoration le , René Dayras expliquera dans son discours que « tous ces hommes et ces femmes furent fusillés parce que ils avaient osés revendiquer le droit du Parti socialiste national à l'encontre de la bourgeoisie capitaliste, seule bénéficiaire des révolutions précédentes, celles de 1789, de 1830, de 1848 ». Dayras se réclame dans la suite de son discours de Blanqui, Proudhon et Eugène Varlin. vignette|337x337px|Des militants de Nouvelle Résistance devant le Mur des Fédérés dans les années 1990. Au niveau de ses actions concrètes, l'association dépose chaque année une gerbe de fleurs au pied du Mur des fédérés et sur la tombe de Auguste Blanqui. Proche du mouvement Europe-Action à ses débuts, le groupe se rapproche de la revue Militant dans les années 70 et continue à organiser des cérémonies commémoratives dans les années 80 et 90 en compagnie des membres d' organisations nationalistes-révolutionnaires dirigées soit par Jean-Gilles Malliarakis (Mouvement Nationaliste Révolutionnaire puis Troisième Voie) soit par Christian Bouchet (Nouvelle Résistance puis Unité radicale).

Membres

Jean-Marie Aimot Maurice Bardèche Saint-Loup (dit Marc Augier) Pierre Dominique Jean Ribailler René Dayras

Notes et références

Sources numériques

Génération Identitaire continue ses activités, La Horde : informations et ressources antifascistes,

Nicolas Lebourg, Comment les extrêmes droites tentent de se réapproprier la Commune de Paris, Slate, Amis du Socialisme Français et de la Commune, Reflex : ancêtres & analyses sur l'extrême-droite contemporaine ,

Bibliographie

Jacques Zwirn, La Commune de Paris aujourd'hui, L'Atelier, 1999, p.146 Jacques Leclercq, Dictionnaire de la mouvance droitiste et nationale de 1945 à nos jours, L'Harmattan, 2008, pp.35-36 Nicolas Lebourg, « " Ni droite, ni gauche : en avant ! " : en quête d’une " Troisième voie ", les théorisations économiques des néo-fascismes (1949-1989) », Acteurs, tendances et contestations de l’économie contemporaine en Méditerranée occidentale (XIXe –XX e siècles), Travaux réunis par Nicolas Marty, Domitia, PUP, Perpignan, n°5, , pp.109-124 Jean-Yves Camus et René Monzat, Les Droites nationales et radicales en France : répertoire critique, Presses universitaires de Lyon, 1992, p. 425. Christophe Bourseiller, Les ennemis du système : Enquête sur les mouvements extrémistes en France, Robert Laffont, 1989.

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