L’enlèvement de Lassy Mbouity, leader du parti d’opposition les socialistes congolais et candidat déclaré à l’élection présidentielle du 22 mars 2026, survient à Brazzaville le par des hommes armés et masqués, relançant les craintes sur la sécurité des opposants politiques en république du Congo.
Contexte Lassy Mbouity, chef du parti d'opposition les Socialistes congolais, dénonce régulièrement les injustices sociales et la gouvernance du régime en place, ce qui le place sous surveillance accrue à l’approche de l’élection présidentielle du . Cet événement politique majeur, survenu moins de dix mois avant le scrutin, met en lumière les tensions autour des droits de l’homme et de la démocratie dans le pays. Lassy Mbouity disparaît de son domicile, déclenchant une mobilisation rapide de l’opposition qui condamne l’acte et exige sa libération immédiate. Quelques jours avant l’enlèvement, il survit à une tentative d’assassinat le , subissant des blessures graves au visage, à la tête, à l’épaule, au dos, au bras et à la jambe, suivies de menaces de mort et de kidnapping par téléphone. Il dépose une plainte au parquet de Brazzaville sans suite connue, accentuant les risques pour sa sécurité personnelle.
Déroulement de l’événement Des hommes armés et masqués enlèvent Lassy Mbouity de son domicile à Brazzaville le dimanche vers du matin, devant témoins, sans présenter de mandat ; ils le menottent, lui bandent les yeux et l’embarquent dans un véhicule banalisé. Il reste porté disparu pendant plusieurs jours, avec sa famille et ses proches sans nouvelles, tandis que le parti les socialistes, par la voix de son porte-parole Martial Mbouragon Pa'nucci, accuse le régime dictatorial d’être à l’origine de l’enlèvement. L’opposition, incluant le parti social-démocrate congolais de Clément Miérassa, publie une déclaration commune le jeudi suivant pour condamner l’acte comme une escalade de terreur et d’intimidation.
Manifestation pour la libération de Lassy Mbouity
Après la disparition de l'opposant Lassy Mbouity, des manifestations sont organisées en République du congo et à l'international, notamment le .
Découverte de Lassy Les hommes armés inconnus libèrent Lassy Mbouity après sa détention secrète, où il subit des tortures sévères et des injections de substances inconnues, le laissant gravement blessé et en état de choc. Il réapparaît publiquement après environ une semaine de disparition, confirmant les circonstances de son enlèvement et de sa captivité arbitraire. Cet épisode de quatre à sept jours de détention illégale souligne les pratiques d’intimidation contre les figures d’opposition et le porte-parole du Gouvernement, Thierry Moungalla a tenu les propos suivants : . Les ONG des droits de l'homme appellent à engager des poursuites contre les présumés coupables de l’enlèvement de Lassy Mbouity.
Réaction de Lassy Lassy Mbouity dénonce publiquement les tortures physiques et les injections forcées qu’il endure pendant sa détention, affirmant que le régime de Denis Sassou Nguesso vise à l’éliminer physiquement pour stopper ses critiques contre les injustices sociales et la mauvaise gouvernance. Il exprime un choc profond et des douleurs persistantes sur tout le corps, forcé à cesser temporairement son opposition active. Malgré les menaces persistantes, il refuse de se taire durablement et met en garde contre les risques pour sa vie, changeant fréquemment de lieu de résidence par précaution.
Notes et références
Annexes Articles Connexes Liens externes
Catégorie:Enlèvement en république du Congo Catégorie:2025 en république du Congo Catégorie:Politique en république du Congo