Le pont aux Lions, aussi appelé pont de Lunel, est un ancien pont ferroviaire qui franchissait le Rhône à Arles dans le département français des Bouches-du-Rhône. Construit en 1866 pour porter la ligne entre Arles et Lunel, il est détruit par un bombardement aérien le et jamais reconstruit. Il n'en reste aujourd'hui que les culées avec leur statuaire de Lions et deux des quatre piles qui soutenaient le tablier métallique.

Localisation Le pont se trouvait juste au nord d'Arles, sur le Grand-Rhône, à environ en aval de l'endroit où le fleuve se sépare entre Grand et Petit-Rhône et à environ en amont du pont routier de Trinquetaille. Côté rive gauche, il débouchait dans le quartier du Trébon, non loin de la gare d'Arles, et côté rive droite dans le quartier de Trinquetaille.

Descriptif thumb|Pont aux Lions vers 1885 Le pont était constitué de quatre piles maçonnées en pierre de taille de Beaucaire, dressées dans le lit du fleuve, qui soutenaient un tablier métallique tubulaire en poutres continues destiné à porter deux voies de chemin de fer. Les culées de chaque rive, également maçonnées en pierre de Beaucaire, supportaient deux piliers à bossage, chacun surmonté d'une statue monumentale de lion, symbole héraldique d'Arles, œuvres du sculpteur animalier Pierre Louis Rouillard. Ces lions étaient hauts de trois mètres et faits d'un assemblage de la même pierre. Assis dos au fleuve, une de leurs pattes de devant était levée sur un blason sur lequel est écrit « Arles » pour deux d'entre eux et « Lunel » pour les deux autres.

Aujourd'hui, il ne subsiste que les culées avec leurs piliers et leurs lions et les deux piles les plus proches des rives.

Histoire Une construction d'une voie ferrée entre Lunel et Arles est lancée dans les années 1860 avec pour but principal le transport du charbon extrait de La Grand-Combe dans les Cévennes gardoises. permettant de l'acheminer vers Lyon ou Marseille par le Rhône ou par la voie ferrée entre les deux villes.. Cela nécessite la construction d'un pont pour franchir le fleuve. Plusieurs projets avaient été présentés par la Compagnie du Midi et la Compagnie de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM). C'est finalement cette dernière qui construit la ligne et le pont entre 1866 et 1867. Les deux sont ouverts le . C'est alors l'unique pont fixe franchissant le Grand-Rhône à Arles, le pont de Trinquetaille, un pont routier, ne sera construit qu'en 1875 en remplacement d'un pont de bateaux. La ligne ferroviaire est fermée au trafic voyageurs, comme de nombreuses autres lignes déficitaires, à la création de la SNCF en 1938. thumb|Bombardement du pont le 6 août 1944 Le pont est détruit par un bombardement allié le dimanche , effectué par des bombardiers moyens B26 Marauder du groupe de bombardement français Gascogne rattaché à la escadre de bombardement américaine basée à Elmas en Sardaigne.. Les Alliés avaient lancé plusieurs raids aériens durant ces semaines pour détruire les ponts sur le Rhône en aval de Valence pour gêner le repli allemand après le débarquement de Provence qui interviendra une semaine plus tard.

Sa reconstruction est envisagée à partir de puis un projet de l'ingénieur local des Ponts et Chaussées pour un pont plus léger, permettant le passage d'une route et d'un tramway en réutilisant les travées pas trop endommagées est présentée en 1947. Mais finalement le pont ne sera jamais reconstruit. Les travaux de déblaiement débutent en 1947 et vont s'étaler sur plusieurs années. Une des travées encore en bon état est démontée et affectée à la Direction des routes.

En 2008, les culées et les sculptures des Lions sont rénovés.

Références

Catégorie:Pont ferroviaire dans les Bouches-du-Rhône Catégorie:Pont achevé en 1868 Catégorie:Pont détruit durant la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Pont sur le Rhône Catégorie:Histoire d'Arles Catégorie:Transport à Arles