Michel Chabault, né le à La Chaussée-Saint-Victor dans la généralité d'Orléans et mort le à Fribourg en Suisse, est un ecclésiastique français, député du clergé aux États généraux de 1789.

Biographie Curé Michel Chabault est né le à La Chaussée-Saint-Victor dans la généralité d'Orléans.. Il est le fils d'Henry Chabault, marchand épicier-mercier, et de Madeleine Legras, assez aisés. Son oncle, parrain et homonyme, Michel Chabault, est curé de la paroisse de La Chaussée-Saint-Victor.

Michel Chabault est ordonné prêtre en 1738. D'abord vicaire de son oncle à La Chaussée-Saint-Victor, il devient curé d'Orchaise en 1752, puis, en 1755, à la mort de son oncle, lui succède comme curé de La Chaussée-Saint-Victor. Il est l'un des plus riches propriétaires de sa paroisse.

Député vignette|redresse|gauche|Portrait de Michel Chabault, vers 1790.

Il est toujours dans cette cure, quand, le 19 ou le , il est élu député du clergé du bailliage de Blois aux États généraux.., devant un autre curé, Jean-Baptiste de La Rochenégly. Michel Chabault, malgré son âge, est élu par le bas clergé, contre l'évêque de Blois, Alexandre de Lauzières-Thémines, également candidat. Ce dernier est un prélat réformateur qui a mis en doute l'authenticité des reliques, notamment celles de saint Victor, autour desquelles étaient organisés des pèlerinages et des processions, et a fait fermer en 1778 l'église de La Chaussée-Saint-Victor qui les conservait, contre l'avis de son curé Michel Chabault, soutenu par ses confrères. De plus, l'hostilité du bas clergé à l'égard de l'évêque a été renforcée en 1788 quand celui-ci, lors de l'assemblée des notables, a refusé le doublement de la représentation du tiers état pour les États généraux de 1789.

Partisan mesuré des réformes, Michel Chabault ne joue pas un grand rôle à l'Assemblée nationale constituante. Il ne fait pas partie des 149 ecclésiastiques qui acceptent le la vérification de leurs pouvoirs en commun avec le tiers état ni des 151 députés du clergé qui se joignent au tiers état le . Il ne rejoint l'Assemblée que le , avec le reste du clergé.

Ensuite, lors des séances de l'Assemblée, il vote le plus souvent, silencieusement, avec la majorité réformatrice, mais refuse la constitution civile du clergé et le serment des ecclésiastiques. Effrayé par les réformes, il revient à La Chaussée-Saint-Victor, mais sa cure est occupée par un curé constitutionnel.

Poursuivi comme prêtre réfractaire, il se cache puis part en exil à Fribourg en Suisse où il est reçu dans une pension qui accueille les prêtres exilés. Appauvri, âgé et malade, il entre à l'hôpital de Fribourg le et y meurt le .

Notes et références

Voir aussi Bibliographie . . .

Articles connexes Assemblée nationale constituante (1789) Liste des députés aux États généraux de 1789 Liste des membres de l'Assemblée constituante de 1789

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