Irakli Beraïa, né le à Senaki (RSS de Géorgie, URSS), est un diplomate et homme politique géorgien. Membre de Rêve géorgien, il est député de 2016 à 2024, directeur du Service de renseignement de Géorgie, puis représentant permanent géorgien auprès de l'OTAN.
Biographie
Jeunesse et premières responsabilités Irakli Beraïa naît le à Senaki, alors en RSS de Géorgie. Il s'engage dans sa jeunesse dans la Croix-Rouge géorgienne, avant de poursuivre sa carrière dans le milieu des affaires, puis de rejoindre l'administration. En 2007, il est nommé à la tête de l'Agence nationale d'investissement, rattachée au ministère du Développement économique.
En 2012, il devient membre du parti Rêve géorgien lorsque ce dernier est créé par Bidzina Ivanichvili. Après la victoire du parti lors des élections législatives de 2012, il est nommé directeur du Département des réformes et du développement du ministère de l'Intérieur, fonction qu'il occupe jusqu'en 2015. Il prend ensuite la tête du Département d'information et d'analyse du Service de sécurité d'État de Géorgie (SSSG) entre 2015 et 2016.
Carrière parlementaire À l'approche des élections législatives de 2016, il est choisi comme candidat par le Rêve géorgien pour le parlementaire, qui inclut sa ville natale de Senaki. Il est élu le et fait son entrée au Parlement de Géorgie le . De 2016 à 2019, il est le premier vice-président de la commission de la Sécurité et de la Défense. De à , il préside la commission des Relations étrangères du Parlement.
Lors des élections législatives de 2020, il est réélu député. Il devient président de la commission parlementaire de la Sécurité et de la Défense de 2020 jusqu'à son départ du Parlement, en .
Du au , Irakli Beraïa est membre de la délégation géorgienne à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, pour le groupe des socialistes, démocrates et verts. En 2021, il est nommé chef de la délégation parlementaire géorgienne à l'Assemblée parlementaire de l'OTAN. Il reste à sa tête jusqu'en 2024.
En , Irakli Beraïa s'en prend verbalement à une députée d'opposition, Teona Akoubardia, après que celle-ci a critiqué la délégation géorgienne à l'Assemblée parlementaire de l'OTAN pour n'avoir pas soutenu une résolution en faveur de l'entrée du pays dans l'OTAN. Irakli Beraïa la traite de et l'accuse de préférer et d'. Ses propos sont fortement critiqués et considérés comme sexistes. Il s'excuse par la suite tout en déclarant que .
Irakli Beraïa est accusé par Intelligence Online d'avoir eu recours au kompromat durant sa carrière.
Départ du Parlement Le , Irakli Beraïa quitte le Parlement pour rejoindre le Service de renseignement de Géorgie (GIS), dont il a directement été nommé directeur en remplacement de Chalva Lomidze, sans passer par d'autres postes subalternes. Selon Intelligence Online, cela illustre la domination de Bidzina Ivanichvili sur les services de renseignement et de sécurité du pays.
Un an plus tard, le , il quitte ses fonctions au GIS, pour devenir le lendemain le premier directeur adjoint du Service de sécurité d'État de Géorgie, sous l'autorité d'Anri Okhanachvili, quelques mois avant la fusion et l'intégration du SIG dans le SSSG.
Le , il est nommé à la tête de la Représentation permanente de la Géorgie auprès de l'OTAN, succédant à Viktor Dolidze. Sa désignation est annoncée par le ministère géorgien des Affaires étrangères.
Références
Liens externes
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