Arnauld de Vresse, né le à Sedan et mort le à Nanterre, est un éditeur, imprimeur et lithographe français, réputé sous le Second Empire.
Biographie Il est né Arnauld Debresse, fils de Thérèse Boccard et du banquier Jacques Debresse, établis à Sedan.
Arnauld de Vresse commence sa carrière en étant gérant du Courrier français à la fin du règne de Louis-Philippe. Durant l'été 1847, il passe en correctionnel au titre du journal, pour diffamation, et est défendu par Jules Favre.
Devenu « libraire-éditeur et marchand d'estampes », Arnauld de Vresse rachète en 1853 le fonds d'illustrations et d'albums de la maison Aubert, qu'il liquide en 1863. Il a pour première adresse parisienne le 23 quai Saint-Michel. Son catalogue révèle un nombre important d'ouvrages illustrés, dont des livres destinés à la jeunesse, vendu à des prix assez concurrentiels. Parmi ses collaborateurs, l'artiste Edmond Morin.
Le , il s'établit comme successeur de la libraire Félicité-Sophie Laurent, née Grandsire. Il change d'adresse en 1856, et son siège passe au 7 quai des Grands-Augustins. Il s'associe à Françoise Henriette Davi dite « Locard ». vignette|redresse| Couverture d'un des albums publiés par A. de Vresse : Jeux de l'enfance (1856) par Charles-Théodore Sauvageot. En 1857, sa maison d'édition a pour dernière adresse le 55 rue de Rivoli.
En 1860, il s'associe au jeune éditeur Jean-François Lemerle dit Arthème Fayard (1836-1895) pour publier les Mémoires authentiques sur Garibaldi, mis en ordre par Camille Leynadier« Fayard » par Sophie Grandjean, in: Dictionnaire encyclopédique du Livre, Paris, Cercle de la librairie, tome 2, 2005, ..
En 1861, il est encore signalé comme vendeur d'estampes ; il édite entre autres les albums de Cham, de Gédéon Baril, de Honoré Daumier, entre autres, et alimente les pages du Charivari. En , il liquide son imprimerie située à Lagny, cofondée avec Adolphe Varigault.
Durant le Siège de Paris, il est fait chevalier de la Légion d'honneur puis se porte candidat en , comme président du comité des tirailleurs et chef de bataillon des carabiniers de la Seine, et rejoint le camp des Versaillais.
En , sort l'un de ses derniers ouvrages, imprimé chez Paul Dupont, De la défense de Paris pendant le siège au point de vue de l'alimentation, qu'il cosigne avec un certain Joubert.
Il meurt peu après la Semaine sanglante, des suites de blessures reçues durant les derniers combats de rue face aux Communards. Il est promu par décret le suivant officier de la Légion d'honneur à titre posthumeNotice récipiendaire, base Leonore, Archives nationales de France..
En , le fonds de sa maison est vendu aux enchèresJournal des débats politiques et littéraires, 11 octobre 1871..
Décorations
Notes et références
Liens externes
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