Henri Scognamiglio, dit Scogna, né le à Bougie (Algérie française) et mort le à Morcenx (Landes), est un instituteur, directeur d'école et homme politique français.

Membre de la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO) puis du Parti socialiste (PS), il est maire de Morcenx de 1977 à 1982, conseiller général du canton de Morcenx de 1979 à 1982 et président Conseil général de 1980 à 1982.

Biographie Henri Scognamiglio, surnommé , naît le à Bougie (département de Constantine). Enseignant, il exerce en Kabylie. Il est nommé directeur d’école au Breuil (Saône-et-Loire) en 1955 puis dans les Landes en 1962.. Il dirige l’école de garçons de Morcenx à partir de 1967. En 1980, il est marié et a huit enfants..

Il meurt à l’âge de le à Morcenx pendant laquelle François et Danielle Mitterrand sont venus à son chevet lors d'un séjour dans leur propriété de Latche (Soustons). Le président de la République et le secrétaire d'État chargé des Départements et territoires d'outre-mer Henri Emmanuelli lui rendent hommage devant sa dépouille le jour de son décès.

Parcours politique

Militant socialiste Militant socialiste, Henri Scognamiglio rejoint la Section française de l'Internationale ouvrière à la fin de la Seconde Guerre mondiale, en 1946, en Algérie. Il devient conseiller municipal de Sindères (Landes) en 1968, puis est élu en conseiller municipal et adjoint au maire de Morcenx.

Il est successivement responsable fédéral à la presse (1971), premier secrétaire fédéral adjoint (1973) et premier secrétaire fédéral (1975) du Parti socialiste dans le département des Landes, succédant à René Labat.. Il contribuer à y enraciner le PS et à en faire un fief de gauche.. Il participe à la rénovation du parti dans les années 1970.

En tant que secrétaire fédéral, dans le cadre de la campagne pour les élections législatives de 1978, il contribue à lancer la carrière politique d'Henri Emmanuelli en le faisant désigner comme candidat par les militants socialistes et en organisant, en , un meeting considéré comme crucial dans la course pour la ..

Le , François Mitterrand, lui adresse, ainsi qu'à d'autres responsables socialistes landais, une invitation à une réunion se tenant dans sa résidence de Latche les et suivants. Dans sa lettre, le premier secrétaire du Parti socialiste explique qu'il lui . En effet, elle réunit Felipe González, secrétaire général du Parti socialiste ouvrier espagnol, Bettino Craxi, vice-président du Parti socialiste italien, André Cools, président du Parti socialiste belge et Konstantinos Simitis, cofondateur du Mouvement socialiste panhellénique..

Maire de Morcenx En , Henri Scognamiglio mène une liste d’union de la gauche, remporte les élections municipales avec plus de 55 % des suffrages au premier tour et devient maire de Morcenx..

Sous son mandat, la commune est classée station verte de vacance le , remporte le départemental et le régional du concours des villes et villages fleuris.. Il s'oppose à la fermeture de la centrale électrique à lignite d'Arjuzanx, qui constitue un risque économique pour Morcenx.. Le , il signe un accord de jumelage avec Raymond Gesser, maire d'Hégenheim (Haut-Rhin), dont les habitants se réfugient à Morcenx en pour fuir la Seconde Guerre mondiale..

Lors des élections législatives de , il est le suppléant de Roger Duroure qui l’emporte dans la troisième circonscription des Landes.. Le , il est élu au premier tour conseiller général pour le canton de Morcenx aux élections cantonales.. Il devient chef de la majorité socialiste au conseil général.

Président du Conseil général Henri Scognamiglio, toujours secrétaire fédéral, est élu président du conseil général le en remplacement d’Henri Lavielle, décédé.. Il obtient (dont 3 du Parti communiste français) contre blancs.. Après les élections cantonales françaises de qu’il mène aux côtés d’Henri Emmanuelli et de Robert Cabé., il est réélu à la présidence du Conseil général..

Personnage décrit comme que son prédécesseur, il agit en faveur . Pendant son mandat, le siège du Parti socialiste landais est la cible de deux attentats au cocktail Molotov, le et le . Ces actes de violence politique ne font aucune victime..

À sa mort, il est remplacé par Henri Emmanuelli comme président du Conseil général, par Jean-Claude Deyres comme conseiller général de Morcenx, et par Jean-Louis Carrère comme premier secrétaire fédéral.

Postérité

Archives La fondation Jean-Jaurès conserve plusieurs lettres d'Henri Scognamiglio issues de ses correspondances avec les responsables nationaux du Parti socialiste en tant que secrétaire fédéral.. Les archives départementales des Landes conservent un discours tenu devant l'assemblée générale de l'Union landaise entre 1977 et 1983..

Hommages Le de Morcenx. et la salle municipale de Morcenx sont nommés en son honneur...

Notes et références

Annexes

Bibliographie

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Articles connexes Liste des présidents du conseil départemental des Landes

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