Michel Nadim Kalife, né le à Lomé au Togo, est un économiste, enseignant et chef d’entreprise togolais d’origine libanaise. Ancien conseiller économique du président Gnassingbé Eyadema dans les années 1980, il est connu pour ses positions modérées et critiques sur la question du franc CFA et pour son engagement en faveur d’une meilleure gouvernance économique en Afrique de l’Ouest. Biographie Né à Lomé dans une famille d’origine libanaise installée au Togo depuis la fin du XIXᵉ siècle, Michel Nadim Kalife est le fils de Michel Salim Kalife, ancien consul du Liban au Togo, décédé en 1974. Son grand-père maternel, Asaad Nassar, fut parmi les premiers commerçants installés à Lomé au début du XXᵉ siècle, tandis que son oncle, , fut élu député de Lomé en 1960. Kalife effectue ses études secondaires au Collège Saint-Joseph de Lomé, avant de poursuivre des études supérieures en sciences économiques à l’Université de Paris (Panthéon). Carrière académique et professionnelle De retour au Togo à la fin des années 1960, il enseigne l’économie politique à l’Université de Lomé de 1970 à 1984, où il devient le premier directeur de l’École Supérieure des Techniques Économiques et de Gestion (ESTEG), aujourd’hui Faculté des Sciences Économiques et de Gestion (FASEG). Parallèlement, il dirige deux sociétés d’import-export, Ets M. S. Kalife et S.A.S, entre 1969 et 1986. En 1983, il se tourne vers l’artisanat d’art et fonde les Ateliers d’Art du Petit Prince, spécialisés dans la fabrication d’objets en bois précieux togolais, qui connaîtront une reconnaissance internationale. Kalife a également enseigné à l’École Supérieure de Commerce de Paris (ESCP) pendant trois ans. Prises de position économiques Économiste reconnu, Michel Nadim Kalife est régulièrement invité à s’exprimer sur les questions monétaires et macroéconomiques africaines. Il a publié en 1988 un article remarqué intitulé «Pour ou contre la dévaluation du franc CFA» dans la revue béninoise Écomagazine, où il prédisait la dévaluation de 1994. Dans ses interventions, il soutient la stabilité du franc CFA, qu’il considère comme un facteur de confiance pour les investisseurs et les épargnants, tout en dénonçant les carences de gouvernance économique et politique dans les États de la zone franc. Selon lui, . Il s’oppose aux positions radicales des mouvements anti-CFA, qu’il estime influencés par des intérêts géopolitiques extérieurs, notamment russes. Engagements et participation aux débats économiques Michel Nadim Kalife a pris part à plusieurs conférences économiques internationales, notamment aux États généraux de l’Eco tenus à Lomé du 26 au , organisés par l’économiste Kako Nubukpo, sur le thème:. Il y défend une approche prudente de la transition vers la monnaie unique ouest-africaine ECO, estimant qu’une telle réforme ne peut réussir sans État de droit et supranationalité réelle au sein de la CEDEAO. Pensée et critiques sociales Malgré une santé fragile ces dernières années, Kalife continue d’intervenir dans les médias togolais. Dans un entretien télévisé du , il critique la paupérisation croissante de la population togolaise, l’inégale répartition des richesses, et appelle à une meilleure gouvernance publique et à des services de santé dignes pour tous les citoyens. Publications Kalife, Michel Nadim (1988). Pour ou contre la dévaluation du franc CFA, Écomagazine (Bénin). Plusieurs tribunes et articles dans la presse togolaise et ouest-africaine sur la politique monétaire et le développement économique Pourquoi le Togo va mal?. Voir aussi Franc CFA Kako Nubukpo Économie du Togo Notes et références
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