Jean d'Arcet, ou Jean Darcet, né le à Doazit et mort le à Paris, est un chimiste et homme politique français.

Biographie Origines familiales Jean Darcet naît le , probablement à la maison Labarrère, sur la commune de Doazit, berceau de sa famille. Il est baptisé à Audignon.

Son père est François Darcet (1695, Doazit - 1773, Doazit)François Darcet est né le 21/02/1695 à Doazit à la maison "Labarrère"Doazit BMS 1692-1695-1 MIEC 89/1, vue 48/55, et il est décédé le 27/02/1773 à Doazit à la maison "Seignou"Doazit BMS 1769-1781-1 MIEC 89/3, vue 59/153., juge à Doazit de 1727 à son décès.

Sa mère est Marguerite Daudignon (1697, Audignon - 1728, Doazit), fille de Pierre Daudignon, avocat, et de Marguerite de Borrit..

Ses parents se sont mariés en 1723. Sa mère étant morte à l'âge de 30 ou 31 ans (quand Jean Darcet avait 4 ans), son père se remarie avant 1736 avec Jeanne-Marie d'Arbins (ou d'Albins) (vers 1708, Samadet ? - 1788, Doazit), veuve de Léon de Cès.

Il a pour demi-frères : Jean-Pierre Darcet (1738, Doazit - 1791, Doazit), avocat en Parlement, marié à Helaine (du) Plantier (vers 1749 - 1781, Doazit), remarié en 1790 à Marie Labeyrie Hourticat (avant 1753, Hagetmau - 1836, Doazit), fille de Jean-Baptiste Labeyrie et de Bernade Grisony ; Pierre Darcet (1745, Doazit - an X, Labastide d'Armagnac), prêtre assermenté de Labastide-d'Armagnac.

En 1771, Jean Darcet épouse à Villejuif (Val-de-Marne) Françoise Amélie Rouelle (1752-1788), fille de Guillaume-François Rouelle (1703-1770), pharmacien, et de Anne Mondon (morte en 1786)..

Ils ont pour fils Jean-Pierre-Joseph Darcet (1777-1844), chimiste, marié à Claire Choron ; leur fils est Félix Darcet (1807-1846). Jean-Pierre-Joseph Darcet est l'inventeur des pastilles Vichy à base de bicarbonate de soude Noyer (Victor), Lettres topographiques et médicales sur Vichy, ses eaux minérales et leur action thérapeutique sur nos organes, 1833, p.189.

Carrière

Jean d'Arcet fait ses premières études au collège d'Aire-sur-l'Adour. Quand il a au plus tard 12 ans, son père se remarie et favorise les enfants issus de son second mariage (son premier demi-frère naît quand Jean Darcet a environ 14 ans). Il se brouille avec son père et s'en va faire des études de médecine à Bordeaux, où il subvient à ses besoins en donnant des cours de latin et de grec. Il est engagé par Montesquieu, qui cherche un précepteur pour son fils Jean-Baptiste de Secondat. Montesquieu reconnaît les qualités de Jean Darcet, le prend comme secrétaire, le fait participer à ses travaux et l'emmène à Paris en 1742. Jean Darcet acquiert ainsi de nombreuses relations dans les milieux scientifiques et intellectuels parisiens.

Lorsque la guerre de Sept Ans éclate, Louis de Brancas, de Villars-Brancas et de Lauraguais, l'emmène avec lui au Hanovre où Jean Darcet échappe de peu à la mort à la bataille de Hastenbeck le .

Il est reçu médecin en 1762, puis, s'étant lié d'amitié avec Guillaume-François Rouelle, il étudie la chimie.

Professeur de chimie

En 1774, il est nommé professeur au Collège de France, où il tient la première chaire de chimie et d'histoire naturelle. Il y fait sa première leçon en français, ce qui à l'époque est une nouveauté : jusque-là, tout l'enseignement supérieur se fait encore en latin.. Il est aussi chef du département porcelaines de la manufacture de Sèvres, inspecteur des monnaies, membre de l'Académie des sciences, où il remplace Pierre Joseph Macquer.

Il fait des recherches abstraites sur la nature carbonique du diamant.

On lui doit l'art de fabriquer la porcelaine ; l'extraction de la gélatine des os ; une contribution, en tant que contrôleur des travaux de Nicolas Leblanc, à la fabrication de soude à partir du sel marin ; de nombreuses analyses chimiques ; et l'invention de l'alliage fusible qui porte son nom : l'alliage Darcet, qui se compose d'environ 50 % de bismuth, 31 % de plomb, 19 % d'étain et possède une température de fusion voisine de 94 °C.

Favorable aux idées nouvelles , il fréquente aussi Philippe d'Orléans (« Philippe Égalité »), cousin du roi et qui vote la mort de ce dernier en 1792. Fourcroy, chimiste suppléant de Marat à la Convention nationale, sauve Darcet lors de la Terreur.

Il écrit sur la médecine..

Il est nommé sénateur au Sénat conservateur le (4 nivôse, an VIII), représentant avec d'autres (dont Gaspard Monge) la composante savante de cette assemblée.

Jean d'Arcet meurt à Paris le (23 pluviôse an IX).. Son éloge funèbre est prononcé à Saint-Sever, où l'École centrale du département a été fondée le et qui se trouve à quelques kilomètres de son lieu de naissance..

Membre de sociétés savantes et autres institutions

Jean Darcet est membre de l'Académie des sciences, qu'il préside en 1793. ; membre de l'Académie de médecine ; du Conseil général des manufactures ; de la Société d'agriculture ; de la Classe des sciences physiques et mathématiques (Institut national, nommé le )..

Publications . . . . . . . . . .

Hommages Lycée Jean d'Arcet à Aire-sur-Adour. Rue Darcet à Paris : renommée en 1864 « rue d'Arcet » pour le père et le fils, renommée rue Darcet en 1881. Sente Darcet au Havre.

Notes et références Notes

Références

Annexes Bibliographie. . Donne des extraits de correspondance entre Jean Darcet et la famille de Laborde-Lassale. Cette monographie contient plusieurs erreurs : 1) le père est donné comme Antoine Darcet, lieutenant-général du bailliage de Gascogne ; 2) Jean Darcet serait né au Prouilh ; 3) Jean Darcet aurait eu les revenus des 3 métairies de sa mère (alors que c'est son père qui en a l'usufruit) ; 4) Darcet aurait découvert l'alliage Darcet au Prouilh à Doazit. Ces quelques affirmations erronées ont longtemps perduré. .

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Liens externes

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