La bête de Kamouraska est un signalement de loup-garou contemporain de la bête du Gévaudan. La bête aurait été vue pour la première fois en à Saint-Roch-des-Aulnaies dans la rive sud de la région de Québec, dans la province britannique de Québec.

Premier signalement à Saint-Roch-des-Aulnaies en 1766

Le , la Gazette de Québec publiait la nouvelle suivante :

* Dans le sens du verbe ravir (enlever).

Deuxième signalement à Kamouraska en 1767

Le , la Gazette de Québec parle une nouvelle fois de la même bête :

Troisième signalement à Kamouraska en 1775

D'après le Musée de la mémoire vivante de Saint-Jean-Port-Joli, un bûcheron de Kamouraska aurait été attaqué en 1775 par un loup-garouMyriam Gagné, Musée de la mémoire vivante, animation du 29 octobre 2020. Nous n'avons pas retrouvé ces assertions dans les archives de la BAnQ numérique..

Loups-garous ultérieurs

George Nelson a mentionné dans ses journaux des histoires de loups-garous rapportées par les voyageurs lors de ses propres voyages entre Montréal et Sault-Sainte-Marie. L'une d'entre elles raconte que monsieur Lafremboise, en revenant à Montréal avec un équipage, s’enfuit soudainement dans les bois. Lorsque ses camarades lui coururent après pour voir ce qui n’allait pas, Lafremboise ne leur permit pas de s’approcher et s’enfuit plus profondément dans les bois. Après une longue et infructueuse recherche, l’équipage décida de l’abandonner et de poursuivre le voyage. Ils espéraient qu’un autre canoë de passage le ramasserait, et ils accrochèrent une lettre à un poteau pour raconter l’affaire et supplier Dieu et ses saints d’avoir pitié. Mais le jour suivant, au grand étonnement de l’équipage, ils le virent à leur hauteur sur le trajet. Il semblait hagard et effrayé, et une fois encore, ils partirent en vain à sa poursuite dans les bois. Encore une fois, dans l’après-midi, l’équipage le vit au loin, à leur hauteur. Ils pensèrent que c’était un mauvais esprit qui l’avait transporté là, car il était impossible aux êtres humains de voyager sur de si grandes distances, si rapidement et sans aide. Le jour suivant, l’équipage le découvrit à nouveau, cette fois dans une courbe de la rivière. Ils l’encerclèrent précautionneusement sur le rivage, et s’arrangèrent pour le ramener à bord du canoë.

George Nelson fut témoin de la capture du « loup-garou » :

L'historienne Carolyn Podruchny voyait dans cet incident un exemple de syncrétisme des voyageurs, mêlant le loup-garou et le wendigoCarolyn Podruchny, « Werewolves and Windigos » et Carolyn Podruchny, Les voyageurs et leur monde (traduction de Making the Voyageur World: Travelers and Traders in the North American Fur Trade), pp. 79-80..

D'après le Musée de la mémoire vivante de Saint-Jean-Port-Joli, un mendiant aurait averti les habitants de l'île d'Orléans qu'un loup-garou rôdait en 1800. En 1850, un homme de Bécancour aurait accusé son voisin de se changer en loup-garou les soirs de pleine lune. En 1900, une femme de Saint-Léon-le-Grand aurait accusé son mari d'être un loup-garou.

Cinéma

Un film a été fait mettant un scène un loup-garou dans la Nouvelle-France du : Le Poil de la Bête (2010). Il n'y a cependant pas de traces écrites sur des loups-garous en Nouvelle-France. Ces croyances ne faisaient partie que de la culture orale.

Voir aussi Bête du Gévaudan Bête des Cévennes

Lycanthrope Rougarou (version louisianaise du loup-garou) Contes et légendes du Québec

Références

Catégorie:Bête féroce Catégorie:Loup légendaire Catégorie:Créature fantastique du folklore québécois