Le tourisme au Niger constitue l'un des vecteurs de créations d'emplois. il pèse lourd dans la balance économique du pays avec l’afflux de milliers de touristes, qui venaient à tout moment de l’année.
Histoire La majeure partie de l'industrie touristique se concentre dans le nord, où la ville d'Agadez permet d'accéder au désert. Les autres lieux touristiques sont la capitale, Niamey, les zones autour du fleuve Niger et les réserves telles que Gadabedji et Kouré, connue pour ses girafes d'Afrique de l'Ouest. dont le nom le nom scientifique est Giraffa camelopardalis peralta.
Le tourisme dans le nord du Niger commence à se développer dans les années 1970. Il connait un déclin pendant la rébellion touareg au début des années 1990. Un avertissement aux voyageurs est en vigueur pour le Niger en raison du terrorisme résultant de l'insurrection au Maghreb (depuis 2002) et de l'insurrection de Boko Haram.. Les attaques de Toumour en 2020 ont lieu le , lorsque des militants de Boko Haram attaquent le village de Toumour, tuant et en blessant une centaine..
Sites touristiques du Niger La diversité des potentialités du Niger permettent la pratique du tourisme sous toutes ses formes à travers des circuits touristiques axés sur trois destinations :
Le massif de l’Aïr et le désert du Ténéré (région d’Agadez) ; La région du fleuve – Parc W (Niamey, Dosso, Tillabéry) ; Le Niger centre – Est (Tahoua, Maradi, Zinder, Diffa).
Le massif montagneux de l’Aïr, long de 400 kilomètres et large de 150 kilomètres. Ce massif offre un paysage contrasté de montagnes volcaniques traversées par les Koris et Oasis verdoyants où l’on découvre de nombreux jardins, palmeraies, gueltas, campements des tribus touaregs.
C’est dans ce massif que l’on découvre aussi :
Des gravures rupestres, fresques de la bordure orientale du kori Mammanet avec son prolongement dans le Djado ; Les gisements néoplasiques de l’Adrar Bous ; Les cimetières des dinosaures de Gadafawa.
Agadez la capitale de l’Aïr, offre aux touristes une architecture soudanaise parfaitement conservée avec ses maisons en banco de couleur ocre et sa mosquée du 15è siècle au célèbre minaret. Les signes de la richesse s’étalent sur les façades des vieux quartiers, particulièrement du côté de la maison du boulanger aux murs finement ciselés et colorés. Dans le vieux marché de bétail se côtoient Touaregs, Bororos, Peulhs, Arabes, Toubous et Haoussa. Carrefour des échanges, lieu des rencontres des caravaniers, Agadez constituait aussi l’une des grandes étapes Rallye Paris-Dakar. Elle est située à 1.000 km de Niamey qui accueille son 1er vol charter le 26 Décembre 2001, d’où le transfert se fait en autocar ou par vol intérieur NIGERAVIA. D’autres vols réguliers AIR ALGERIE proviennent de la province frontalière Tamanrasset.
La mosquée d'Agadez Construite au 14eme siècle par le célèbre Zakaria, la grande mosquée d’Agadez appelée généralement Emiskinine, mot tamacheq qui veut dire littéralement celui qui montre, ou celui qui guide a une histoire. Elle est intimement liée à l’histoire religieuse de la ville. Une source orale affirme qu’elle a été construite par un saint du nom de Zakaria qui l’aurait laissé comme présent au sultan d’alors. Pour la décrire, on peut le faire à l’image de Henri Barth en 1850 qui disait : « le minaret part de la plateforme formée par le toit de la mosquée, qui est extrêmement bas, reposant à l’intérieur sur quatre piliers massifs. Il est carré et mesure à sa base environ trente pieds, avec un petit appentis sur le côté Est, sur la terrasse où se trouvait jadis probablement l’entrée. De là, la tour s’élève, décroissant en largeur jusqu’à une hauteur de 90 à 95 pieds. Il ne mesure tout en haut, au sommet, pas plus de huit pieds de large. L’intérieur est éclairé par plusieurs ouvertures de chaque côté et cette mosquée est construite entièrement en banco. Pour renforcer un bâtiment si haut et d’un matériel si mou, ses quatre murs sont réunis par treize rangées de planches de palmier doum, traversant la tour dans toute sa largeur et sa profondeur, et dépassant à l’extérieur de chaque côté de trois ou quatre pieds.
Outre la grande mosquée d'Agadez, la région regorge d'autre sites touristiques historique dont entre autres:
ASSODE : C’est l’ancienne capitale de l’Aïr. Elle est constituée d’un ensemble de ruine au Nord de Timia. Les raisons de sa chute à partir de 1916 relèvent de la révolte des Touareg avec Koacen contre les Français. Aujourd’hui c’est un amas de ruines impressionnant. ADRAR BOUS : A 123 km au Nord de l’Iférouane, cette montagne où la mission Berliet découvrit des peintures rupestres et des vestiges de la préhistoire, offre une vue magnifique des dunes du Ténéré. LES DUNES TEMET : Situées au pied du mont Gréboune, à une quarantaine de kilomètres au sud de l’Adrar Bous, ( Temet en Tamachek signifie l’alliance ) dressent leurs 300 mètres de hauteur. ARAKOA : Surnommée la pince du crabe, cirque de montagnes au sud de Temet ouvert sur le Ténéré où vient buter un cordon de dunes blondes et ocres que l’on atteint après avoir traversé les monts de marbre blanc et bleu. KOGO : Un aperçu des montagnes bleues aujourd’hui incluses dans la Réserve Naturelle Nationale de l’Aïr et du Ténéré : c’est le domaine des autruches, des antilopes et de l’addax. Le Kogo offre en outre, de somptueux couchers de soleil et la possibilité d’assister à un spectacle Touareg. LE TENERE : Le désert du Ténéré constitue la force du produit touristique nigérien. Vaste étendue de sable, avec au Nord de grands regs plats, au Sud une mer de dunes sur des centaines de kilomètres parsemées d’oasis enclavées dans le sahara : Bilma, Fachi, Dirkou , Djado, etc. Désert dans le désert comme l’ont surnommé les géographes et les explorateurs, il garde dans ses immenses étendues de sable de multiples vestiges préhistoriques de la période. En le parcourant, on peut ainsi tomber sur une meule de pierre du quatrième millénaire témoignage du temps où régnait sur ces terres une intense activité agricole. Au sud de la piste d’Agadez, Bilma subsiste un des plus importants cimetières de dinosaures découverts à ce jour. Cependant le désert du Ténéré est écologiquement fragile (paysage, sites, modes de vie des habitants). Des mesures de protection devront être envisagées, notamment en ce qui concerne les détritus laissés sur les zones de bivouac, le pillage des zones de gisement de vestiges néoplasiques et paléontologiques.
Notes et références
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