Edmond Jacquement, né à Limoges (Haute-Vienne) le , décédé à Limoges (Haute-Vienne) le , est un artiste peintre français.

Biographie

Sa jeunesse Edmond Jacquement est le fils de Jean-Baptiste Jacquement, et de son épouse Marie-Catherine ; son père était employé de commerce à LimogesArchives Départementales de la Haute-Vienne. État Civil.

Il a montré, dès l’enfance, des dispositions pour le dessin ; il rejoint un atelier situé au centre-ville de Limoges, le Groupement artistique de Limoges, où il côtoie d’autres artistes, et où il rencontre le futur écrivain Robert Margerit qui devient son ami ; ses œuvres attirent l’attention des amateurs dès 1928. Assez tôt, il souffre d’une maladie aux poumons dont il va décéder avant d’atteindre ses trente ansRaymond D'Étiveaud, « Edmond Jacquement, Notice nécrologique », dans la revue La Vie limousine : arts, littérature, théâtre, actualités, sports, tourisme, sciences, vie économique : revue illustrée. N° 141, 1936.

Sa carrière de peintre Edmond Jacquement a peint des scènes et des paysages très divers lors de ses nombreux voyages ; il a représenté sur ses toiles des vues de Limoges et de Paris ; il a également voyagé en Europe, et on retrouve, dans ses peintures, Barcelone, Londres, La Haye ; ses œuvres portent la marque d’un art réaliste, souvent imprégné de mélancolie.

Les peintures d’Edmond Jacquement ont frappé, dans les années 1930, de jeunes intellectuels, qui, à Limoges, entamaient une carrière d’écrivain, comme Georges-Emmanuel Clancier, ou Robert MargeritGeorges-Emmanuel Clancier, « Le temps d’apprendre à vivre, mémoires, 1935-1947 », Albin Michel, 2016.

Edmond Jacquement ne s’est pas tenu à l’écart des « arts du feu », qui ont une place toute particulière à Limoges, et il a pratiqué les techniques de l’émailEmmanuel Bénézit, « Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays », vol. 7, Gründ, 1999.

Il a exposé ses peintures à plusieurs reprises, à Limoges ; ainsi, en 1931, a lieu, à Limoges, à la Galerie Dalpayrat, une exposition de ses œuvres dont le peintre Jean Issanchou a fait le compte-rendu suivant : « Actuellement, les peintres voyagent et Jacquement est certainement, parmi les jeunes, un « spécimen » remarquable de peintre nomade (chacun, d'ailleurs, a pu remarquer qu'il a une forte inclination pour les gares et les chemins de fer, et cela n'est pas un reproche). M. Briand, ministre inamovible aux Affaires Etrangères, parle Européen ; Jacquement s'essaye à peindre Européen. Qu'on en juge : Paris, Barcelone, Anvers, Amsterdam, Bruges, Rotterdam, Londres ont eu sa visite et de chacune de ces villes il a rapporté une ou plusieurs toiles remarquables. (…) J'ai toujours pensé, et d'autres avec moi, que Jacquement était un jeune paysagiste plein de talent, possédant un véritable don de coloriste. Cette exposition confirme mon opinion. Jean Issanchou. »La Vie limousine : arts, littérature, théâtre, actualités, sports, tourisme, sciences, vie économique : revue illustrée. N° 72, 1931.

Œuvres Peintures

Edmond Jacquement, « Paris, le Pont du Carroussel », peinture. Edmond Jacquement, « Rue Saint Vincent à Paris », peinture. Edmond Jacquement, « Chapelle du lycée Gay-Lussac », peinture. Edmond Jacquement, « Messe religieuse », peinture. Edmond Jacquement, « La Casbah », peinture. Edmond Jacquement, « Femme espagnole à l’éventail », huile sur carton fort. Edmond Jacquement, « Autoportrait », huile sur panneau.

Illustration d’ouvrages Avryl Georges (pseudonyme de Gaston Charlet), « Ambiances... Satires des temps modernes », illustrations inédites d'Edmond Jacquement, Limoges, 1937.

Galerie

Notes et références

Voir aussi Bibliographie Raymond D'Étiveaud, « Edmond Jacquement, Notice nécrologique », dans la revue La Vie limousine : arts, littérature, théâtre, actualités, sports, tourisme, sciences, vie économique : revue illustrée. N° 141, 1936. Emmanuel Bénézit, « Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays », vol. 7, Gründ, 1999. Collectif, « Robert Margerit - l'écrivain et ses doubles », Limoges, Association des Amis de Robert Margerit, 2010. Georges-Emmanuel Clancier, « Le temps d’apprendre à vivre, mémoires, 1935-1947 », Albin Michel, 2016.

Articles connexes Georges-Emmanuel Clancier Robert Margerit

Liens externes

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