Joseph Fertig, né le à Cologne et décédé le à Bourgale près de Villefranche-du-Périgord, est un avocat et résistant français connu sous les pseudonymes de « Jean Forestier » et « Hannibal » durant la Seconde Guerre mondiale.
Biographie Joseph Fertig est d'origine alsacienne. Ses parents étaient Joseph Fertig, conducteur de locomotive, et Henriette Wahlen, d'origine allemande. La famille paternelle était originaire de La Walck et de Bouxwiller, une région de l'Alsace annexée de fait par le Reich allemand de 1940 à 1945.
Mobilisation et armée d'armistice Joseph Fertig est mobilisé en 1939. Au printemps 1940, il obtient le grade de sergent. Après la défaite française, il est affecté à Clermont-Ferrand au sein de l'armée d'armistice et n'est démobilisé qu'en .
Études et entrée en résistance Il reprend des études de droit à l'université de Strasbourg repliée à Clermont-Ferrand. Dès leur création, il intègre les groupes francs du mouvement « Combat » fondé par son professeur, Alfred Coste-Floret. Il rejoint également la communauté des Gergoviotes.
Jean Lassus le décrit comme . Pour le mouvement de résistance, il distribue des tracts, assure les liaisons entre différentes villes, participe à des actes de sabotage et à des réceptions de parachutages.
Activement recherché par la police allemande, Joseph Fertig quitte précipitamment Clermont-Ferrand début 1943, dans l'objectif de rejoindre l'Afrique du Nord en passant par l'Espagne. Il est arrêté dans un bus lors d'un contrôle de la Gestapo, puis incarcéré à la citadelle de Perpignan et immédiatement condamné à mort. Lors d'un transfert, il parvient à s'échapper en sautant d'un train.
Action dans les maquis Après son évasion, Joseph Fertig rejoint le maquis des Francs-tireurs et Partisans français (FTP) de Haute-Corrèze, où il occupe plusieurs postes de commandement sous les pseudonymes de « Jean Forestier » et « Hannibal ». Le , il devient capitaine du maquis de Meymac-Égletons et commande le bataillon FTP. Il participe aux combats de libération de la Corrèze et participe notamment aux batailles de Tulle et d'Égletons.
Dans le contexte tragique de en Corrèze, marqué par les massacres de Tulle () et d'Oradour-sur-Glane (), des événements difficiles se déroulent également à Meymac. Le , le colonel Louis Godefroy (alias « Rivière »), responsable des FTP de l'interrégion, donne l'ordre d'exécuter capturés lors de l'attaque de Tulle et une femme française accusée de collaboration. Joseph Fertig, commandant du bataillon FTP basé à Meymac, était responsable de ce secteur lors de ces événements. Selon le témoignage d'Edmond Réveil, témoin des faits, Joseph Fertig aurait été directement impliqué dans l'application de cet ordre et aurait versé des larmes avant les exécutions.
Il poursuit son action en Alsace et en Allemagne au sein du 126 régiment d'infanterie.
Carrière d'avocat Après la guerre, Joseph Fertig devient avocat à Sarlat, mais ses affaires sont peu florissantes.
Distinctions
par décret du .
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie
Articles connexes
Les Gergoviotes Louis Godefroy
Liens externes
. . .
Catégorie:Naissance en avril 1918 Catégorie:Naissance à Cologne Catégorie:Décès en janvier 1987 Catégorie:Décès à 68 ans Catégorie:Décès en Dordogne Catégorie:Résistant français Catégorie:Résistant alsacien Catégorie:Avocat français du XXe siècle Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur décoré en 1948 Catégorie:Étudiant de l'université de Strasbourg