Aly Koto Ndiaye, né en à Fatick, est un pharmacien et homme politique sénégalais. Membre de l'Alliance pour la République, il occupe des fonctions publiques dans les années 2000, notamment comme ministre de la Jeunesse, de la Formation professionnelle et de l’Emploi puis comme président du Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT).
Biographie Enfance et formation Aly Koto Ndiaye voit le jour en dans la région de Fatick. Il effectue sa scolarité primaire dans sa ville natale, poursuit une partie de ses études secondaires au lycée Gaston Berger d’alors, actuel Valdiodio Ndiaye à Kaolack puis le lycée Blaise Diagne à Dakar, avant d’intégrer l’Université Cheikh Anta Diop où il obtient un doctorat en pharmacie. Il complète ensuite sa formation par une maîtrise à l’Université Paris VII. Après une courte expérience dans l’enseignement universitaire, il revient à Fatick pour y exercer en tant que pharmacien d’officine.
Carrière politique
Début de l’engagement Aly Koto Ndiaye entame son engagement politique en 2007 auprès de Macky Sall, président de l'APR et s’investit publiquement dans le parti et prend une part active à la vie politique de la région de Fatick. Son parcours allie ainsi une solide expérience professionnelle dans le domaine pharmaceutique à un engagement politique marqué au sein du parti.
Ministère de la Jeunesse, de la Formation professionnelle et de l’Emploi Le , Aly Koto Ndiaye est nommé ministre de la Jeunesse, de la Formation professionnelle et de l’Emploi dans le premier gouvernement du président Macky Sall, dirigé par le Premier ministre Abdoul Mbaye. À ce poste, il est chargé d’un portefeuille stratégique axé sur l’emploi, l’insertion et la formation des jeunes. Dès sa prise de fonction, il affirme que la jeunesse constitue l’une des priorités du programme de gouvernance du président Macky Sall et qu’elle représente la pierre angulaire des enjeux de développement. Il insiste sur la nécessité de soutenir les jeunes dans leur épanouissement et leur intégration socio-professionnelle, tout en tenant compte des réalités économiques et sociales du pays, et exprime sa volonté de mobiliser l’ensemble des compétences et des énergies issues du vivier de la jeunesse sénégalaise.
En , lors d’une visite à Saint-Louis, il encourage les jeunes à s’impliquer activement dans la lutte contre les inondations. Il rappelle à cette occasion que si l’État doit les soutenir, leur engagement volontaire reste essentiel, affirmant que la solution nécessite leur implication et leur volonté.
Lors d’une visite à Sédhiou, dans la région Sud de la Casamance, il préside un conseil inter‑régional réunissant les trois régions du sud, Sédhiou, Kolda et Ziguinchor et constate plusieurs difficultés, notamment la vétusté des locaux de formation professionnelle, l’absence d’infrastructures adaptées et le manque d’emplois salariés lié à un tissu industriel faible. Il souligne la nécessité d’une discrimination positive pour ces régions afin de renforcer la formation professionnelle et l’emploi, tout en rassurant les acteurs locaux que des solutions sont en train d’être envisagées selon les moyens disponibles et les arbitrages gouvernementaux.
Remaniement et fonctions ultérieures Un remaniement gouvernemental du entraîne le départ de plusieurs ministres, dont Aly Koto Ndiaye, qui quitte le portefeuille de la Jeunesse après quelques mois. Il est ensuite nommé président du Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT), fonction qu’il occupe tout en participant aux questions liées à l’accès et au déploiement des services de télécommunications au Sénégal.
Après presque douze ans à la tête du Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT), Aly Koto Ndiaye est révoqué de son poste de président du comité directeur en . La présidence de la République nomme Serigne Abdoul Ahad Ndiaye en remplacement.
Activités publiques et prises de position Après son passage au gouvernement, Aly Koto Ndiaye prend régulièrement part au débat public sénégalais, en abordant les questions de jeunesse, d’emploi et de politiques publiques. Il propose des analyses critiques sur la manière dont les politiques publiques sont articulées à l’égard des jeunes et plaide pour une meilleure prise en compte de leurs attentes dans les priorités budgétaires et sectorielles. Parallèlement, il participe à des ateliers, conférences et missions portant sur le développement des télécommunications et la gouvernance des services publics.
Notes et références
Catégorie:Ministre sénégalais Catégorie:Naissance en janvier 1963 Catégorie:Scientifique sénégalais du XXIe siècle Catégorie:Naissance à Fatick Catégorie:Personnalité politique sénégalaise du XXIe siècle